Les maires mobilisés contre l’extension des zones vulnérables
Une motion envoyée aux préfets
80 communes nivernaises sont concernées par le projet du gouvernement d’étendre les zones vulnérables soumises aux nouvelles règles de la Directive nitrates. Une partie d’entre elles, via leurs élus, se sont retrouvées le 12 novembre à La Machine.
Officiellement, les noms des 80 communes du Centre-Nivernais concernées par ce projet d’extension, dans le département, ne sont pas connues. Officiellement, car elles se sont toutes plus ou moins reconnues dans les critères invoqués par le gouvernement. En dépit des dénégations de Stéphane Le Foll, le ministre de l’Agriculture, qui s’élevait la semaine dernière (lire Terres de Bourgogne n°1296) contre les idées préconçues sur l’ampleur des mises aux normes qui en découleraient, une bonne partie des élus de ces communes, et notamment ceux qui côtoient des agriculteurs sur leurs territoires, s’émeuvent déjà des conséquences de l’extension des zones vulnérables soumises aux nouvelles règles de la directive nitrates.
Ce qui est connu et pratiqué ailleurs dans la Nièvre, et qui fera l’objet d’une réunion spécifique de la DDT et de la Chambre d’agriculture le 27 novembre à Champlemy, fait peur ici. Mercredi 12 novembre, Daniel Barbier, le président de l’UAMN, a sonné la mobilisation de ses collègues en les invitant à participer à une réunion à La Machine, en présence d’Eric Bertrand, le président de la Chambre d’agriculture de la Nièvre.
«Etat des cours d’eau stable depuis 10 ans»
Celui-ci a fait le point du projet, et de ce qu’il impliquerait, si le gouvernement passe à l’acte. Près de 35 maires ou conseillers municipaux, sur les 80 communes en question, l’ont écouté patiemment dérouler le fil de ce qui constitue pour eux dorénavant un pensum et une inquiétude. «Surtout, nombre d’entre eux ne comprennent pas qu’ils soient visés par ce durcissement car, depuis dix ans, les mesures sont stables dans leurs territoires. Il y a bien sûr des pics mais l’état général des nitrates est stable dans les cours d’eau et les mesures envisagées, dont on peut remettre en cause la valeur scientifique et technique, leur semble être une sanction injuste» témoignait Eric Bertrand vendredi dernier. Pas tant que leurs concitoyens agriculteurs qui, à tort ou à raison, craignent de devoir se ranger à une nouvelle vague de contraintes en matière de stockage et de gestion de leurs effluents...
Du coup, les élus ont lancé la contestation tous azimuts. Le soir-même, ils adoptaient à l’unanimité des présents une motion de rejet, dont la liste des signataires n’a fait que croître jusqu’à lundi dernier (lire ci-dessous). En début de semaine, le texte a été envoyé à la fois au préfet de la Nièvre et aux deux préfets coordinateurs de bassins, le préfet de la région Centre pour l’Agence de l’Eau Loire-Bretagne et celui d’Ile-de-France pour l’Agence Seine-Normandie, afin qu’ils remontent les doléances nivernaises au gouvernement. La suite dira si la mobilisation des élus ruraux, dans la Nièvre comme ailleurs, est suffisante pour le faire reculer. Pas simple quand on sait que l’Union européenne menace la France de sanctions en matière de respect des normes de qualité de l’eau...
Ce qui est connu et pratiqué ailleurs dans la Nièvre, et qui fera l’objet d’une réunion spécifique de la DDT et de la Chambre d’agriculture le 27 novembre à Champlemy, fait peur ici. Mercredi 12 novembre, Daniel Barbier, le président de l’UAMN, a sonné la mobilisation de ses collègues en les invitant à participer à une réunion à La Machine, en présence d’Eric Bertrand, le président de la Chambre d’agriculture de la Nièvre.
«Etat des cours d’eau stable depuis 10 ans»
Celui-ci a fait le point du projet, et de ce qu’il impliquerait, si le gouvernement passe à l’acte. Près de 35 maires ou conseillers municipaux, sur les 80 communes en question, l’ont écouté patiemment dérouler le fil de ce qui constitue pour eux dorénavant un pensum et une inquiétude. «Surtout, nombre d’entre eux ne comprennent pas qu’ils soient visés par ce durcissement car, depuis dix ans, les mesures sont stables dans leurs territoires. Il y a bien sûr des pics mais l’état général des nitrates est stable dans les cours d’eau et les mesures envisagées, dont on peut remettre en cause la valeur scientifique et technique, leur semble être une sanction injuste» témoignait Eric Bertrand vendredi dernier. Pas tant que leurs concitoyens agriculteurs qui, à tort ou à raison, craignent de devoir se ranger à une nouvelle vague de contraintes en matière de stockage et de gestion de leurs effluents...
Du coup, les élus ont lancé la contestation tous azimuts. Le soir-même, ils adoptaient à l’unanimité des présents une motion de rejet, dont la liste des signataires n’a fait que croître jusqu’à lundi dernier (lire ci-dessous). En début de semaine, le texte a été envoyé à la fois au préfet de la Nièvre et aux deux préfets coordinateurs de bassins, le préfet de la région Centre pour l’Agence de l’Eau Loire-Bretagne et celui d’Ile-de-France pour l’Agence Seine-Normandie, afin qu’ils remontent les doléances nivernaises au gouvernement. La suite dira si la mobilisation des élus ruraux, dans la Nièvre comme ailleurs, est suffisante pour le faire reculer. Pas simple quand on sait que l’Union européenne menace la France de sanctions en matière de respect des normes de qualité de l’eau...