Découverte de la filière volaille
Une journée pour promouvoir la filière auprès des producteurs nivernais
C’est à l’initiative des organisations professionnelles membres du CAF du département que cette journée s’est tenue à Luzy. Avec au programme, une présentation du groupe LDC et une visite sur le terrain d’un éleveur ayant franchi le pas de la diversification.
Pour les OPA, dans un contexte économique tendu dans les filières traditionnellement implantées dans la Nièvre, la diversification vers l’élevage de volailles peut être une opportunité à saisir. Elles ont donc organisé la venue de la société Bressane de production qui gère en amont la volaille pour la firme LDC. Une quinzaine d’inscrits sont venus écouter à la fois la présentation du groupe, sa stratégie économique et commerciale - dans un modèle de proximité et valorisant le bien-être animal - ainsi que les propositions de développement possibles pour ceux qui voudraient se lancer dans l’aventure. Dans les faits, la consommation de volaille a doublé en trente ans. C’est une viande diverse, bon marché, nutritive, qui sera sans doute la plus vendue dans le monde d’ici 2030. Les représentants de la Bressane de production ont mis en avant également plusieurs arguments. Le fait que le prix de la volaille est contractualisé avec LDC et que les éleveurs ne subissent pas les fluctuations du marché mais aussi que le système interne est tel que ce qui est dans un élevage est déjà vendu. Donc aucun risque de ne pas pouvoir vendre les animaux élevés. Mais attention, se diversifier en volaille n’est pas un «bouche-trou» et s’adresse à des éleveurs ayant une capacité d’investissement, qui pouvent gérer une charge supplémentaire de travail ou bien à des jeunes démarrant leur activité. Malgré tout, ce choix ne nécessite pas de grosses surfaces agricoles et valorise les issues de céréales. Il se fait toujours en mix (poulet/dinde ; dinde/canard ; canard/poulet) en fonction de la position géographique des abattoirs.
Des exemples chiffrés
Les explications et les chiffres, ensuite, ont été au cœur du partenariat possible avec le groupe qui propose ses propres formations et son expertise technique afin de monter de manière collégiale un projet de A à Z. Du côté de l’assistance, beaucoup de questions et d’inquiétudes quant à la rémunération, aux charges supplémentaires, au coût de l’investissement, d’autant que la filière volaille ne bénéficie pas de l’aide Pac. En l’occurrence, les propos se veulent rassurants. Le contrat avec LCD courant sur la durée du prêt nécessaire à la création du bâtiment, cela garantit à l’éleveur un débouché constant. De plus, le groupe donne trente euros d’aide du m2. Un coup de pouce non remboursable. Il a aussi le rôle d’accompagnateur dans le choix des devis, dans les démarches à mener et il se porte caution simple à hauteur de 30% du prêt nécessaire. Trois exemples chiffrés ont été présentés en production de poulets, de dindes et de canards, afin d’avoir une idée globale de la rentabilité possible. Ainsi pour le poulet et un bâtiment de 1 350 m2 ayant un coût de 330 000 euros, la firme s’engage à acheter sept lots de 29 700 animaux par an. Ce qui représenterait une marge nette annuelle (avant impôt et MSA) de 25 667 euros. Pour la dinde - qui demande moins de travail - cette marge serait de 21 041 euros et pour le canard, elle attendrait les 22 316 euros. Et comme le souligne Eric Bertrand, la volaille «ne sauvera peut-être pas la Nièvre, elle mais est une solution de diversification qui peut créer des emplois» de manière certaine.
Des témoignages concrets
Cette matinée de démonstration a aussi été l’occasion d’entendre des témoignages concrets d’exploitants. Ainsi Anthony Guillebaud, installé en individuel sur Saint-Ennemond depuis 2013. Il gère environ 130 000 canards à l’année. Et s’il a opté pour le canard - plutôt que le poulet ou la dinde - c’est parce que cela correspondait complètement à la demande de LDC lorsqu’il a décidé de développer son activité. Il a démarré avec 1 000m2 et 15 000 canards par bande. Puis, début 2016, il a ajouté 1 500 m2 supplémentaires, soit 22 500 canards par bande. Tous élevés et engraissés sur caillebotis. Lui ne fait pas du mixe, mais dans l’absolu, pourrait faire du poulet ou de la dinde. Totalement satisfait de son choix, Anthony Guillebaud souligne malgré tout que le canard impose un travail très prenant, plus important que le poulet. Ainsi, il est dans l’obligation de s’en occuper «un par un» pour un certain nombre de traitements comme par exemple la vaccination. Le nettoyage étant aussi une charge lourde lorsque l’on choisit ce type de volaille et des bâtiments d’élevage en caillebotis. Cependant, pour lui, c’était la bonne option à prendre, soulignant qu’il aime son métier et qu’il tire correctement son épingle du jeu. Il parle même de s’agrandir mais – cette fois - en développant sans doute le paillage des bâtiments. Olivier Bailly, quant à lui installé à Maltat, a pu également détailler son parcours. C’est d’ailleurs sur son exploitation que s’est poursuivie sur le terrain cette journée de promotion. L’homme ayant démarré son activité sous la houlette de LDC il y a deux ans.
Des exemples chiffrés
Les explications et les chiffres, ensuite, ont été au cœur du partenariat possible avec le groupe qui propose ses propres formations et son expertise technique afin de monter de manière collégiale un projet de A à Z. Du côté de l’assistance, beaucoup de questions et d’inquiétudes quant à la rémunération, aux charges supplémentaires, au coût de l’investissement, d’autant que la filière volaille ne bénéficie pas de l’aide Pac. En l’occurrence, les propos se veulent rassurants. Le contrat avec LCD courant sur la durée du prêt nécessaire à la création du bâtiment, cela garantit à l’éleveur un débouché constant. De plus, le groupe donne trente euros d’aide du m2. Un coup de pouce non remboursable. Il a aussi le rôle d’accompagnateur dans le choix des devis, dans les démarches à mener et il se porte caution simple à hauteur de 30% du prêt nécessaire. Trois exemples chiffrés ont été présentés en production de poulets, de dindes et de canards, afin d’avoir une idée globale de la rentabilité possible. Ainsi pour le poulet et un bâtiment de 1 350 m2 ayant un coût de 330 000 euros, la firme s’engage à acheter sept lots de 29 700 animaux par an. Ce qui représenterait une marge nette annuelle (avant impôt et MSA) de 25 667 euros. Pour la dinde - qui demande moins de travail - cette marge serait de 21 041 euros et pour le canard, elle attendrait les 22 316 euros. Et comme le souligne Eric Bertrand, la volaille «ne sauvera peut-être pas la Nièvre, elle mais est une solution de diversification qui peut créer des emplois» de manière certaine.
Des témoignages concrets
Cette matinée de démonstration a aussi été l’occasion d’entendre des témoignages concrets d’exploitants. Ainsi Anthony Guillebaud, installé en individuel sur Saint-Ennemond depuis 2013. Il gère environ 130 000 canards à l’année. Et s’il a opté pour le canard - plutôt que le poulet ou la dinde - c’est parce que cela correspondait complètement à la demande de LDC lorsqu’il a décidé de développer son activité. Il a démarré avec 1 000m2 et 15 000 canards par bande. Puis, début 2016, il a ajouté 1 500 m2 supplémentaires, soit 22 500 canards par bande. Tous élevés et engraissés sur caillebotis. Lui ne fait pas du mixe, mais dans l’absolu, pourrait faire du poulet ou de la dinde. Totalement satisfait de son choix, Anthony Guillebaud souligne malgré tout que le canard impose un travail très prenant, plus important que le poulet. Ainsi, il est dans l’obligation de s’en occuper «un par un» pour un certain nombre de traitements comme par exemple la vaccination. Le nettoyage étant aussi une charge lourde lorsque l’on choisit ce type de volaille et des bâtiments d’élevage en caillebotis. Cependant, pour lui, c’était la bonne option à prendre, soulignant qu’il aime son métier et qu’il tire correctement son épingle du jeu. Il parle même de s’agrandir mais – cette fois - en développant sans doute le paillage des bâtiments. Olivier Bailly, quant à lui installé à Maltat, a pu également détailler son parcours. C’est d’ailleurs sur son exploitation que s’est poursuivie sur le terrain cette journée de promotion. L’homme ayant démarré son activité sous la houlette de LDC il y a deux ans.