Dégâts de gibier dans la Nièvre
Une journée pour corriger le tir
Certains secteurs du département connaissent des problèmes de dégâts de gibier aux cultures et aux prairies. Parce que cela hérisse de plus en plus le poil des agriculteurs concernés, la FDSEA 58 a invité la Fédération départementale des chasseurs sur le terrain, le 30 septembre dernier.
Le pourtour des Bertranges, le Châtillonnais, le Nord-Morvan sont des points noirs. «Des points de cristallisation où nous avons une large remontée de nos adhérents qui ne sont pas en capacité, dans un contexte déjà lourd, de faire preuve de patience vis-à-vis des sangliers.
Nous devons trouver, avec les chasseurs, des moyens de régler ces problèmes localement et sereinement» a lancé Stéphane Lafranchise, le directeur de la FDSEA 58. Le 30 septembre, avec des agriculteurs adhérents et des représentants de la FDC (le président Etienne Berger et le directeur Florent Ortu), il a organisé une journée d’échanges, autour de trois visites d’exploitations impactées: chez Philippe Toulon à Champlemy (dégâts sur prairies et céréales), puis chez Guillaume Larue à Achun (dégâts sur semis de colza et prairies) et enfin chez Jérôme Séguinier à Vauclaix (sur prairies, sur blé et sur maïs)...
Problématiques générales
A chaque étape, des griefs ont été faits aux chasseurs. D’une façon générale, c’est particulièrement la pose et l’entretien des clôtures qui pose problème. Les premiers remettent en cause, jusqu’à maintenant, la bonne volonté des seconds. C’est particulièrement vrai aussi sur le point précis de l’agrainage, qui est très réglementé et sur lequel certains chasseurs tricheraient. Des laies se reproduiraient deux ou trois fois par an, plutôt qu’une, du fait de ces conditions d’accueil... Un autre constat: la réalisation des plans de chasse ne serait pas optimale, certains chasseurs évitant par exemple de «gaspiller» les bagues trop tôt dans l’année. Les attributions de bracelets, trois fois dans l’année, se heurteraient aussi à des problèmes relationnels entre les différents acteurs locaux de la chasse. Les deux responsables du dossier chasse de la FDSEA 58, Olivier Cadiot et Olivier Laporte, ont été aussi clairs que possible dans leurs revendications.
Problématiques spécifiques
Au-delà des problèmes communs, chaque groupe d’agriculteurs visité a aussi fait part de difficultés d’entente locales avec les chasseurs. A Champlemy, les cervidés sont pointés du doigt. Ce sont aussi les sangliers qui ne sont plus chassés au chien courant mais au petit chien, avec pour effet que les populations de «cochons» ne se déplacent plus et que leurs dégâts sont plus concentrés.
A Achun, où plus d’une trentaine d’agriculteurs ont fait entendre leurs voix devant la mairie, c’est carrément un problème de «non chasse» qui les met en colère: «outre une apparente mésentente entre les trois sociétés de chasse locales, il y a parfois une volonté délibérée de ne pas chasser les sangliers». La menace de battues administratives, décidées par la FDC sous agrément de l’administration, a un peu fait bouger les choses dans la semaine qui a suivi «mais les chasseurs ne répondent que par obligation et trainent un peu des pieds». Enfin à Vauclaix, c’est le caractère spécifique des prairies herbagères qui semble ne pas être pris assez en compte dans les niveaux d’indemnisations (parcelles trop petites et dispersées sur plusieurs communes pour atteindre les seuils financiers minimum de déclenchement)... Sur ce thème spécifique, Etienne Berger, le président de la FDC, s’est dit très ouvert à une démarche visant à faire évoluer la réglementation.
A l’issue de la journée, Stéphane Lafranchise s’est dit satisfait de l’esprit de conciliation et de la prise de conscience des responsables de la chasse. Cette rencontre était une première étape, avant que ne s’engage la seconde, celle des battues administratives, et une éventuelle troisième, une action syndicale plus radicale. FDSEA et FDC ont convenu de se retrouver très vite.
Nous devons trouver, avec les chasseurs, des moyens de régler ces problèmes localement et sereinement» a lancé Stéphane Lafranchise, le directeur de la FDSEA 58. Le 30 septembre, avec des agriculteurs adhérents et des représentants de la FDC (le président Etienne Berger et le directeur Florent Ortu), il a organisé une journée d’échanges, autour de trois visites d’exploitations impactées: chez Philippe Toulon à Champlemy (dégâts sur prairies et céréales), puis chez Guillaume Larue à Achun (dégâts sur semis de colza et prairies) et enfin chez Jérôme Séguinier à Vauclaix (sur prairies, sur blé et sur maïs)...
Problématiques générales
A chaque étape, des griefs ont été faits aux chasseurs. D’une façon générale, c’est particulièrement la pose et l’entretien des clôtures qui pose problème. Les premiers remettent en cause, jusqu’à maintenant, la bonne volonté des seconds. C’est particulièrement vrai aussi sur le point précis de l’agrainage, qui est très réglementé et sur lequel certains chasseurs tricheraient. Des laies se reproduiraient deux ou trois fois par an, plutôt qu’une, du fait de ces conditions d’accueil... Un autre constat: la réalisation des plans de chasse ne serait pas optimale, certains chasseurs évitant par exemple de «gaspiller» les bagues trop tôt dans l’année. Les attributions de bracelets, trois fois dans l’année, se heurteraient aussi à des problèmes relationnels entre les différents acteurs locaux de la chasse. Les deux responsables du dossier chasse de la FDSEA 58, Olivier Cadiot et Olivier Laporte, ont été aussi clairs que possible dans leurs revendications.
Problématiques spécifiques
Au-delà des problèmes communs, chaque groupe d’agriculteurs visité a aussi fait part de difficultés d’entente locales avec les chasseurs. A Champlemy, les cervidés sont pointés du doigt. Ce sont aussi les sangliers qui ne sont plus chassés au chien courant mais au petit chien, avec pour effet que les populations de «cochons» ne se déplacent plus et que leurs dégâts sont plus concentrés.
A Achun, où plus d’une trentaine d’agriculteurs ont fait entendre leurs voix devant la mairie, c’est carrément un problème de «non chasse» qui les met en colère: «outre une apparente mésentente entre les trois sociétés de chasse locales, il y a parfois une volonté délibérée de ne pas chasser les sangliers». La menace de battues administratives, décidées par la FDC sous agrément de l’administration, a un peu fait bouger les choses dans la semaine qui a suivi «mais les chasseurs ne répondent que par obligation et trainent un peu des pieds». Enfin à Vauclaix, c’est le caractère spécifique des prairies herbagères qui semble ne pas être pris assez en compte dans les niveaux d’indemnisations (parcelles trop petites et dispersées sur plusieurs communes pour atteindre les seuils financiers minimum de déclenchement)... Sur ce thème spécifique, Etienne Berger, le président de la FDC, s’est dit très ouvert à une démarche visant à faire évoluer la réglementation.
A l’issue de la journée, Stéphane Lafranchise s’est dit satisfait de l’esprit de conciliation et de la prise de conscience des responsables de la chasse. Cette rencontre était une première étape, avant que ne s’engage la seconde, celle des battues administratives, et une éventuelle troisième, une action syndicale plus radicale. FDSEA et FDC ont convenu de se retrouver très vite.