Plan de gestion des forêts
Une journée de découverte sur site
Comme chaque année, le Centre Régional de la Propriété Forestière (CRPF) organise des réunions forestières de vulgarisation et de découverte partout dans la région. Plusieurs ont eu lieu dans le département, dont une chez André Bourry.
À la retraite, André Bourry – qui est à la tête de la Société d’agriculture – se passionne aussi pour la forêt. Et après une matinée passée à Bona pour étudier le plan simple de gestion, c’est sur ses terres à Saint-Firmin que Yann Mozziconacci du CRPF a emmené la vingtaine de personnes présentes à cette journée. Car, sur les 30 hectares de forêt que possède André Bourry, une partie est gérée de manière «alternative, voire visionnaire» comme le souligne le technicien du Centre. Habituellement, on coupe puis on implante entre 1 000 et 2 500 plants d’une seule essence par hectare. Ce qui demande de la protection pour éviter les dégâts du chevreuil par exemple. Mais dans le cas d’André Bourry, après coupe, on a sur deux hectares, laissé repousser la végétation d’un bon mètre, puis effectué des cloisonnements réguliers. Après passage d’une pelle hydraulique qui a aéré la terre et créé des potets, on a replanté uniquement 700 plants mais de deux essences différentes : du chêne sessile et du Douglas. Des espèces dont on prendra le plus grand soin. L’idée étant de faire un traitement individuel plutôt que massif de la zone forestière ainsi replantée. Cette méthode, comme l’explique Yann Mozziconacci, permet ainsi de «profiter de la souille» et de l’environnement forestier qui va générer de la biodiversité. Ainsi trois ou quatre autres essences vont naturellement s’y ajouter. Pour André Bourry, cette façon originale d’appréhender sa gestion est aussi «un essai pour contrer les aléas climatiques».