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Réseau loup/lynx

Une formation pour les correspondants

Suite aux attaques de grands canidés en 2016 et 2017, Joël Mathurin, préfet de la Nièvre, a instauré en février le réseau loup/lynx dans le département. Un outil de suivi de l’évolution et de répartition de ces deux espèces protégées.
Par Fabienne Desseux
Une formation pour les correspondants
Les moutons et marcassins utilisés lors de cette formation sont tous morts de façon naturelle et n’ont ni été abattus volontairement, ni victimes d’un prédateur.
Ce réseau est constitué de correspondants assermentés issus de la DDT, l’ONCFS, la gendarmerie, la Fédération départementale des chasseurs, la DDCSPP, la réserve naturelle du Val-de-Loire, l’ONF et les lieutenants de louveteries. Ce réseau doit rendre compte des tendances d’évolution des aires de répartition et de la démographie avec pour objectif de mesurer l’état de conservation du loup et du lynx. Comme l’explique la préfecture, la coordination administrative est placée sous l’autorité de la DDT afin de faire le lien entre présence du prédateur et gestion des interactions avec les activités agricoles. La coordination technique est quant à elle chapeautée par l’ONCFS (unité Prédateurs et animaux déprédateurs). Dans la Nièvre, trente-cinq correspondants viennent de suivre une formation à la reconnaissance et à l’identification des indices de présence. Notamment lors d’un atelier pratique à la Maison forestière de Saint-Aubin-les-Forges. Même si la présence du lynx n’a jamais été constatée ici, les objectifs confiés au réseau concernent bien le suivi des deux espèces. Il s’agit pour les correspondants de collecter et de vérifier les indices de présence pour détecter dans des délais aussi brefs que possible, de nouvelles zones de présence afin de mieux connaître leurs aires de répartition. Leur rôle est ensuite d’expertiser sur site l’intégralité des cas de prédation sur le cheptel domestique. Afin que, lorsque la responsabilité du prédateur est retenue, d’en permettre l’indemnisation (attention, seuls certains correspondants du réseau, dûment agréés, sont habilités à effectuer ces constats).

Enfin, les correspondants assurent pour le loup, outre ce suivi patrimonial dit «extensif», un second niveau de suivi plus intensif en été (reproduction) et en hiver (effectifs des meutes). Un suivi sur les secteurs où l’espèce est installée durablement et sur certains sites-pilotes pour mesurer les densités du lynx. A noter que toute personne (promeneurs, chasseurs agriculteurs... ) qui observe un loup ou un lynx peut contacter ces correspondants.