Agro-écologie
Une définition qui ne fait pas l'unanimité
Dans une lettre ouverte à Stéphane Le Foll, publiée le 22 janvier, une vingtaine d'associations et de réseaux des mondes écologistes et du développement rural s'inquiètent de la position du ministre sur l'agro-écologie. S'ils saluent la tenue de la réunion de décembre sur le sujet, ils estiment que Stéphane Le Foll semble «soutenir une forme d'agro-écologie très éloignée de celle que nous souhaitons voir promue»
Dans une lettre ouverte à Stéphane Le Foll, publiée le 22 janvier, une vingtaine d'associations et de réseaux des mondes écologistes et du développement rural s'inquiètent de la position du ministre sur l'agro-écologie. S'ils saluent la tenue de la réunion de décembre sur le sujet, ils estiment que Stéphane Le Foll semble [I]«soutenir une forme d'agro-écologie très éloignée de celle que nous souhaitons voir promue»[i]. L'agro-écologie est pour eux [I]«synonyme d'agriculture de proximité créatrice d'emplois, inscrite dans une économie sociale et solidaire, facteur de vitalité des territoires, incontournable pour l'alimentation des citadins en produits frais diversifiés»[i], mais aussi plus [I]«autonome»[i] vis-à-vis des produits phytosanitaires et des semenciers, expliquent-ils. [I]«C'est en stimulant les installations et les systèmes autonomes paysans que nous pouvons (...) produire autrement»[i] et devenir le [I]«modèle mondial de l'agro-écologie»[i], affirment les signataires. Ils dénoncent donc le maintien de la loi sur les certificats d'obtention végétale et regrettent le fait que le non-labour soit trop souvent, aujourd'hui, associé à l'utilisation d'herbicides. En conclusion, ces organisations demandent à être entendues du ministère.