Chambre d’agriculture et établissements d’enseignement agricole
Une charte de partenariat et des bilans
La Commission formation-enseignement-emploi de la Chambre d’agriculture de la Nièvre s’est réunie jeudi 11 décembre au lycée agricole de Challuy. L’occasion de tirer le bilan de la rentrée scolaire dans les établissements publics et privés du département, mais aussi d’entériner une charte régionale de renforcement de partenariat avec les professionnels.
Les trois nouveaux chefs d’établissements dans la Nièvre étaient invités. Jean-Marc Guiberteau, directeur du lycée agricole de Challuy, Frédéric Guillot, du lycée agricole de Château-Chinon et Nicolas Villiod, du lycée agricole et viticole de Cosne-sur-Loire, participaient à la réunion de la commission, présidée par Karelle Pautet, en présence de Jocelyn Kerleaux, chef de service de la Chambre d’agriculture, d’Anne Gonthier, présidente de la commission formation-enseignement-emploi de la Chambre régionale d’agriculture, et des représentants du CFA de la Nièvre, des CFPPA de Challuy et du Morvan, ainsi que du lycée privé de Varzy et de l’Iperma de Saint-Saulge.
Tous étaient réunis pour entériner et signer au niveau départemental une charte de renforcement des partenariats entre les établissements d’enseignement et les Chambres d’agriculture, initiée au plan national par l’Assemblée permanente des chambres d’agriculture et la direction générale de l’enseignement et de la recherche du ministère de l’agriculture, et, en Bourgogne, par la Chambre régionale et la Draaf. Les objectifs prioritaires de cette charte sont d’initier, de renforcer et de promouvoir «la vocation professionnelle de l’enseignement agricole en développant les liens entre les professionnels du secteur agricole et les établissements d’enseignement ; la vitalité des territoires ruraux par des actions touchant aux domaines d’animation/formation/développement des différents partenaires ; les innovations par une synergie renforcée entre développement et formation, en articulation avec la recherche ; la mobilisation des réseaux dans le respect des initiatives locales». La charte signée, la réunion du 11 décembre a aussi et surtout été l’occasion pour les partenaires de rappeler les atouts et les arguments de l’enseignement agricole en Bourgogne : «une variété de parcours de la 4è au Bac + 3 ; un fort taux d’insertion professionnelle ; des professionnels très impliqués dans la vie et la conduite des établissements de formation pour adapter les enseignements au plus près des besoins du secteur ; des travaux pratiques au sein des établissements, via les exploitations des lycées, un accueil et un hébergement de qualité, notamment en internat, et pour finir des enseignements spécifiques, avec une éducation socio-culturelle et de nombreuses activités péri-éducatives».
Très bon taux de réussite dans la Nièvre
Cette spécificité de l’enseignement agricole en fait aussi son succès. Les partenaires ont ainsi pu tirer le bilan des examens du printemps 2015 et de la rentrée scolaire de septembre dans le département. Premier signe encourageant: les effectifs se sont stabilisés dans la Nièvre cette année. 1125 élèves ont entamé des études à la rentrée cette année, contre 1131 en 2014, tandis que la moyenne régionale est en baisse conséquente de -8% d’inscrits. Signe que l’attractivité des établissements nivernais ne se dément pas. D’autant moins que les jeunes et moins jeunes qui viennent s’y former sont nombreux à réussir leurs études.
Par exemple, dans les filières générales, le lycée de Challuy a connu entre 92% et 94% de succès aux examens du Bac et des BTS PA et ACSE. Selon Jocelyn Kerleaux, la richesse de l’enseignement tient aussi à de très bons partenariats entre établissements publics et privés, comme par exemple la filière agro-équipement par alternance proposée aux jeunes par le CFA de Challuy et l’Iperma. Des bons résultats qui ont parfois besoin d’être soutenus et accompagnés, tels que le lycée viticole de Cosne, reconnu pour la qualité des ses vins mais dont les installations sont devenues obsolètes et nécessitent de nouveaux investissements. Les financeurs seront sollicités, avec l’appui des professionnels localement, afin d’endiguer l’aspiration que produisent sur les jeunes les lycées de Beaune et Amboise. Par ailleurs, l’unanimité s’est faite pour réaffirmer la nécessité de maintenir les classes de 4è et 3è agricoles dans les établissements parce que, «si les jeunes qui y rentrent sont parfois en difficulté scolaire, pour autant, ces classes permettent ensuite d’alimenter les filières de l’enseignement agricole».
En outre, l’accent a été mis sur les Certificats de spécialisation (CS), qui sont des formations pour adultes non diplomantes mais qualifiantes, qui se révèlent être de très bons outils de professionnalisation, notamment avant l’installation, et particulièrement en diversification. Enfin, en ce qui concerne l’apprentissage, qui est un peu à la peine depuis quelques années, les effectifs semblent en voie de stabilisation, avec 192 apprentis inscrits depuis la rentrée dans les différents sites du CFA de la Nièvre. Sans doute un effet induit par les aides incitatives pour les apprentis mineurs, bien que la question les risques liés aux mineurs en constituent un frein.
Tous étaient réunis pour entériner et signer au niveau départemental une charte de renforcement des partenariats entre les établissements d’enseignement et les Chambres d’agriculture, initiée au plan national par l’Assemblée permanente des chambres d’agriculture et la direction générale de l’enseignement et de la recherche du ministère de l’agriculture, et, en Bourgogne, par la Chambre régionale et la Draaf. Les objectifs prioritaires de cette charte sont d’initier, de renforcer et de promouvoir «la vocation professionnelle de l’enseignement agricole en développant les liens entre les professionnels du secteur agricole et les établissements d’enseignement ; la vitalité des territoires ruraux par des actions touchant aux domaines d’animation/formation/développement des différents partenaires ; les innovations par une synergie renforcée entre développement et formation, en articulation avec la recherche ; la mobilisation des réseaux dans le respect des initiatives locales». La charte signée, la réunion du 11 décembre a aussi et surtout été l’occasion pour les partenaires de rappeler les atouts et les arguments de l’enseignement agricole en Bourgogne : «une variété de parcours de la 4è au Bac + 3 ; un fort taux d’insertion professionnelle ; des professionnels très impliqués dans la vie et la conduite des établissements de formation pour adapter les enseignements au plus près des besoins du secteur ; des travaux pratiques au sein des établissements, via les exploitations des lycées, un accueil et un hébergement de qualité, notamment en internat, et pour finir des enseignements spécifiques, avec une éducation socio-culturelle et de nombreuses activités péri-éducatives».
Très bon taux de réussite dans la Nièvre
Cette spécificité de l’enseignement agricole en fait aussi son succès. Les partenaires ont ainsi pu tirer le bilan des examens du printemps 2015 et de la rentrée scolaire de septembre dans le département. Premier signe encourageant: les effectifs se sont stabilisés dans la Nièvre cette année. 1125 élèves ont entamé des études à la rentrée cette année, contre 1131 en 2014, tandis que la moyenne régionale est en baisse conséquente de -8% d’inscrits. Signe que l’attractivité des établissements nivernais ne se dément pas. D’autant moins que les jeunes et moins jeunes qui viennent s’y former sont nombreux à réussir leurs études.
Par exemple, dans les filières générales, le lycée de Challuy a connu entre 92% et 94% de succès aux examens du Bac et des BTS PA et ACSE. Selon Jocelyn Kerleaux, la richesse de l’enseignement tient aussi à de très bons partenariats entre établissements publics et privés, comme par exemple la filière agro-équipement par alternance proposée aux jeunes par le CFA de Challuy et l’Iperma. Des bons résultats qui ont parfois besoin d’être soutenus et accompagnés, tels que le lycée viticole de Cosne, reconnu pour la qualité des ses vins mais dont les installations sont devenues obsolètes et nécessitent de nouveaux investissements. Les financeurs seront sollicités, avec l’appui des professionnels localement, afin d’endiguer l’aspiration que produisent sur les jeunes les lycées de Beaune et Amboise. Par ailleurs, l’unanimité s’est faite pour réaffirmer la nécessité de maintenir les classes de 4è et 3è agricoles dans les établissements parce que, «si les jeunes qui y rentrent sont parfois en difficulté scolaire, pour autant, ces classes permettent ensuite d’alimenter les filières de l’enseignement agricole».
En outre, l’accent a été mis sur les Certificats de spécialisation (CS), qui sont des formations pour adultes non diplomantes mais qualifiantes, qui se révèlent être de très bons outils de professionnalisation, notamment avant l’installation, et particulièrement en diversification. Enfin, en ce qui concerne l’apprentissage, qui est un peu à la peine depuis quelques années, les effectifs semblent en voie de stabilisation, avec 192 apprentis inscrits depuis la rentrée dans les différents sites du CFA de la Nièvre. Sans doute un effet induit par les aides incitatives pour les apprentis mineurs, bien que la question les risques liés aux mineurs en constituent un frein.