Accès au contenu
Salon de l’Agriculture

Une belle vitrine pour la race Charolaise

Le meilleur de la sélection génétique de la race charolaise avait rendez-vous le dimanche 23 février pour le deuxième jour du salon de l’Agriculture. Point d’orgue de cette journée, le concours Charolais qui s’est déroulé dans l’après-midi.
Par Théophile Mercier
Une belle vitrine pour la race Charolaise
Olivier Deboux, médaille d’argent au SIA, juste avant son passage sur le ring.
Placé pour la première fois en première semaine, le concours charolais aura attiré une foule compacte autour du grand ring du Hall 1. 39 animaux provenant de 15 départements différents ont été retenus par la commission de sélection du Herd-Book Charolais. Parmi cette dernière, sept exploitations participent pour la première fois au salon. À souligner également la présence de 8 génisses et vaches bouchères inscrites au Livre A et labellisées. « Ce sont des animaux d’excellences qui ont été vendus avant le début du Salon, ce qui veut dire que les bouchers se les arrachent. C’est valorisant pour nous et pour les éleveurs. Enfin nos charolaises sont reconnues et valorisées pour leur diversité de phénotype et de format. Elles ont été vendues pour des boucheries de très haute qualité » explique Pascal Langevin, le président du Herd-Book Charolais. « Pour venir au salon, il faut avant tout être passionné car c’est un travail sur le long terme. Je suis heureux de voir que des jeunes nous ont rejoints récemment au HBC. La sélection génétique a encore sa place en concours et au Salon de l’Agriculture grâce à leur présence » a martelé le président du HBC. Le SIA est également l’occasion pour des cadres du HBC de faire passer quelques messages. C’est le cas d’Hugues Pichard, le président de l’OS Charolais France et vice-président du HBC « La qualité de nos viandes permet contre vent et marée de maintenir une légère augmentation de la consommation (+2 % en 2018, selon un sondage de l’Institut de l’élevage) ». « Les Français font toujours confiance à l’élevage. Charge à nous de leur montrer la qualité de notre travail et de leur prouver que ce qui rentre dans notre pays n’est pas d’aussi bonne qualité que des viandes françaises. C’est pour cette raison que nous faisons un lien entre l’élevage et la sélection génétique, cela nous paraît primordial » estime Sébastien Cluzel, secrétaire général du HBC.

Un concours relevé
Le Concours Général Agricole Charolais aura donc mis en scène 39 « modèles » charolais ambassadeurs de la première race allaitante française. Au total 9 sections ont été présentées sur le ring : 4 sections « mâles » et 5 sections « femelles ». Parmi les élevages, 5 exploitations nivernaises ont fait partie de la compétition.
Il s’agit du Gaec Deboux de Chougny et de la SAS Ferme du Rompoue, le Gaec Touillon Moiron de Decize, le Gaec Roube-Fayet de Magny-Cours, le Gaec Beauzon Frères de Préproché, ainsi que le Gaec Savre de Toury-Lurcy. Interrogés à la sortie du ring, certains éleveurs ne cachaient pas leur déception. Ce fut le cas notamment avec Olivier Deboux : « Nous méritions de gagner, nous ne venons pas au SIA pour faire second » a-t-il confié à chaud. Quoi qu’il en soit, la présence de la race charolaise dès le premier dimanche aura permis aux éleveurs de s’offrir une véritable vitrine et de valoriser leur travail de sélection auprès d’un public majoritairement citadin.
Prochain rendez-vous pour le Herd-Book Charolais, la vente aux enchères en ligne du 1er au 9 mars prochain.