Interview
Une agricultrice, présidente du GDA Bourgogne nivernaise
Le nouveau président du GDA Bourgogne nivernaise est une présidente. Blandine Calandre succède à Éric Lauseur et compte bien poursuivre l’effort engagé par son prédécesseur pour redynamiser le groupe Interview.
- Pourriez-vous vous présenter, pour ceux qui ne vous connaissent pas encore ?
Blandine Calandre : «Je suis agricultrice depuis plus de 20 ans à Surgy, où j’ai repris la ferme de mes parents. Mon père était agriculteur mais moi j’ai fait des études d’ingénieure et donc je ne connaissais pas du tout la pratique. Avec le recul, le GDA m’a apporté des réponses techniques, des connaissances et m’a permis d’être relativement autonome vis-à-vis des coop et du négoce. Et puis, cela m’a permis de construire un réseau avec des collègues qui, dans ma position de femme (mon mari est cadre chez Duc), m’a été très utile. Et aujourd’hui, je souhaite m’investir dans le GDA, d’autant plus que j’ai plus de temps parce que mes quatre enfants sont désormais grands».
- Quelles sont vos ambitions pour le GDA ?
B.C.: «Nous avons constaté un ralentissement de notre activité. Notre cœur de métier, ce sont les tours de plaine, les réunions techniques morte saison, et le tour des essais en juin. Suite à l’assemblée générale mais dès 2014, sous la présidence d’Eric Lauseur, nous avons souhaité chercher les moyens de redonner une dynamique au groupe, autour de trois axes : l’appui technique, l’appui économique et le développement de la convivialité entre les adhérents. Parmi les premières actions, nous avons par exemple créé un sous-groupe, avec Céline Beauvois, de la Chambre d’agriculture, qui se penche sur la performance économique, la définition des marges brutes et des marges nettes... Plus le contexte économique est difficile, plus on a besoin d’appui technique, de repères économiques et de ne pas s’isoler : c’est un tout, une logique vertueuse que nous voulons relancer...»
- Et dans la vie du GDA, cela se matérialise comment ?
B.C.: «Beaucoup d’adhérents sont partie prenante dans cette dynamique mais nous voulons convaincre plus de membres actifs, notamment parmi les plus jeunes, ceux qui ont le plus à gagner à s’approprier le savoir. Et aussi parce que cela permet de confronter les points de vue, ce qui est toujours utile pour avancer collectivement et individuellement. La force du groupe, c’est l’échange d’idées, la présentation d’actions de chacun que d’autres peuvent enfin appliquer à eux-mêmes en fin de compte».
- Au sein du conseil d’administration, quels sont les axes prioritaires ?
B.C.: «Il y en a trois : un travail sur les compétences, avec un partage d’expériences entre agriculteurs et l’appui technique indispensable des techniciens/animateurs de la Chambre d’agriculture qui doivent être encore plus forces de propositions, une convivialité au sein du CA avec des temps d’échanges ponctuels en après-midi ou en soirée et la volonté d’être attentifs à l’accueil des nouveaux dans le groupe. Nous formaliserons la démarche. Enfin, le Conseil d’administration se doit d’être dynamique et de montrer l’exemple, par exemple par la communication et les outils internet. Nous allons aussi accroitre la fréquence des réunions de CA, de 3 à 5 par an. Et puis, personnellement, j’ai insisté pour que je ne sois pas seule, que chaque membre du conseil prenne part à la vie du groupe. Je sais que je serai épaulé par mon vice-président Guy Robail».
- Et les relations avec la Chambre d’agriculture ?
B.C.: «Nous sommes accompagnés par la Chambre et nous souhaitons le rester avec plus de moyens humains et techniques. Le principe, c’est que les GDA sont assez autonomes dans leurs vies et leurs fonctionnements. C’est toujours la Chambre qui met ses techniciens à disposition et je sais qu’elle a la volonté de développer les groupes dans le département, sous l’impulsion des Actrices nivernaises, mais nos activités, nous en décidons seuls».
Blandine Calandre : «Je suis agricultrice depuis plus de 20 ans à Surgy, où j’ai repris la ferme de mes parents. Mon père était agriculteur mais moi j’ai fait des études d’ingénieure et donc je ne connaissais pas du tout la pratique. Avec le recul, le GDA m’a apporté des réponses techniques, des connaissances et m’a permis d’être relativement autonome vis-à-vis des coop et du négoce. Et puis, cela m’a permis de construire un réseau avec des collègues qui, dans ma position de femme (mon mari est cadre chez Duc), m’a été très utile. Et aujourd’hui, je souhaite m’investir dans le GDA, d’autant plus que j’ai plus de temps parce que mes quatre enfants sont désormais grands».
- Quelles sont vos ambitions pour le GDA ?
B.C.: «Nous avons constaté un ralentissement de notre activité. Notre cœur de métier, ce sont les tours de plaine, les réunions techniques morte saison, et le tour des essais en juin. Suite à l’assemblée générale mais dès 2014, sous la présidence d’Eric Lauseur, nous avons souhaité chercher les moyens de redonner une dynamique au groupe, autour de trois axes : l’appui technique, l’appui économique et le développement de la convivialité entre les adhérents. Parmi les premières actions, nous avons par exemple créé un sous-groupe, avec Céline Beauvois, de la Chambre d’agriculture, qui se penche sur la performance économique, la définition des marges brutes et des marges nettes... Plus le contexte économique est difficile, plus on a besoin d’appui technique, de repères économiques et de ne pas s’isoler : c’est un tout, une logique vertueuse que nous voulons relancer...»
- Et dans la vie du GDA, cela se matérialise comment ?
B.C.: «Beaucoup d’adhérents sont partie prenante dans cette dynamique mais nous voulons convaincre plus de membres actifs, notamment parmi les plus jeunes, ceux qui ont le plus à gagner à s’approprier le savoir. Et aussi parce que cela permet de confronter les points de vue, ce qui est toujours utile pour avancer collectivement et individuellement. La force du groupe, c’est l’échange d’idées, la présentation d’actions de chacun que d’autres peuvent enfin appliquer à eux-mêmes en fin de compte».
- Au sein du conseil d’administration, quels sont les axes prioritaires ?
B.C.: «Il y en a trois : un travail sur les compétences, avec un partage d’expériences entre agriculteurs et l’appui technique indispensable des techniciens/animateurs de la Chambre d’agriculture qui doivent être encore plus forces de propositions, une convivialité au sein du CA avec des temps d’échanges ponctuels en après-midi ou en soirée et la volonté d’être attentifs à l’accueil des nouveaux dans le groupe. Nous formaliserons la démarche. Enfin, le Conseil d’administration se doit d’être dynamique et de montrer l’exemple, par exemple par la communication et les outils internet. Nous allons aussi accroitre la fréquence des réunions de CA, de 3 à 5 par an. Et puis, personnellement, j’ai insisté pour que je ne sois pas seule, que chaque membre du conseil prenne part à la vie du groupe. Je sais que je serai épaulé par mon vice-président Guy Robail».
- Et les relations avec la Chambre d’agriculture ?
B.C.: «Nous sommes accompagnés par la Chambre et nous souhaitons le rester avec plus de moyens humains et techniques. Le principe, c’est que les GDA sont assez autonomes dans leurs vies et leurs fonctionnements. C’est toujours la Chambre qui met ses techniciens à disposition et je sais qu’elle a la volonté de développer les groupes dans le département, sous l’impulsion des Actrices nivernaises, mais nos activités, nous en décidons seuls».