Schmallenberg
Un virus sous haute surveillance
Le virus de Schmallenberg s'étend rapidement sur le territoire européen et centralise toute l'attention des autorités sanitaires, du gouvernement et des représentants de l'élevage français. Ce petit «nouveau» soulève pas mal d'inconnues.
Les principaux représentants des éleveurs bovins et ovins bourguignons étaient réunis le 17 février dernier à Autun en Saône et Loire, à l'invitation du FRGDS Bourgogne et de la FRSEA, pour faire un point d'information sur le virus de Schmallenberg. Depuis son identification en Allemagne (d'où son nom) en novembre 2011, le virus de Schmallenberg suscite beaucoup d'interrogations du fait de son apparition (c'est un nouveau virus) et de la rapidité avec laquelle il s'étend sur les territoires qu'il conquiert dans le pays du nord en particulier (Allemagne, Belgique, Pays-Bas, Royaume-Uni) et en France. Le 16 février dernier, on comptabilisait sur le seul territoire français 152 élevages touchés dans 25 département. Un chiffre appelé à évoluer certainement.
[INTER]Priorité à la connaissance du virus[inter]
La priorité est donnée à la collecte d'un maximum d'informations sur un virus identifié comme étant de la famille des «orthobunyavirus» qui n'affecte que les ruminants. Il s'agit donc bien d'une maladie d'élevage qui peut se manifester chez les animaux adultes par de la fièvre, une perte d'appétit, une chute de production de lait, des diarrhées parfois aigües.
Ce tableau clinique reste cependant sans gravité pour le cheptel adulte. En revanche, les conséquences sont beaucoup plus critiques sur le plan de la reproduction. Le virus entraîne en effet des avortements, des troubles neurologiques pour les animaux à naître, des malformations graves des fœtus, des animaux morts-nés présentant des raccourcissements ou des déformations des tendons et des membres, une diminution, voire l'absence de cerveau.
Pour le moment la très grande majorité des cas avérés concerne le troupeau ovins (93% des cas) et dans une bien moindre mesure le troupeau bovin (4%) et le troupeau caprin (3%). Cette maladie d'élevage, sur laquelle subsistent encore de nombreuses inconnues, retient tout particulièrement l'attention des experts scientifiques, des vétérinaires et des laboratoires pharmaceutiques du Réseau français pour la santé animale, qui a été chargé par le gouvernement de définir des priorités de recherche, afin de mettre au point dans les plus brefs délais un test sérologique et un vaccin adapté. Il s'agit en priorité d'évaluer l'impact [I]«physique»[i] de la maladie (niveau des pertes, conséquences sanitaires, coût pour les élevages...). La plateforme nationale de surveillance épidémiologique trouve là une première occasion de tester son mode de fonctionnement. Comme toute maladie contagieuse, ou réputée comme telle, le virus de schmallenberg est soumis à déclaration obligatoire. La progression de l'immunité dans les troupeaux concernés fait l'objet également d'une surveillance particulière.
[INTER]Pressions à l'export[inter]
Tous les états d'Europe touchés jouent le jeu de la transparence en déclarant les cas avérés à l'Oie. Ils engrangent les observations et parlent d'une même voix à Bruxelles, comme le confirme Alain Escurat, président du FRGDS Bourgogne qui animait la réunion d'Autun.
La Commission européenne soutient la recherche sur le virus et ne manifeste pas de volonté de réglementer. A noter que la répartition de foyers très disséminés sur les territoires où la maladie s'exprime, rend impossible tout zonage. Seule mesure d'ordre générale [I]«on ne met pas en vente des animaux malades»[i], ce qui n'est pas propre au virus.
Pour le reste, comme le stipule une note d'information du ministère de l'Agriculture «En l'absence de risque pour la santé publique et de réglementation spécifique à cette nouvelle affection et compte tenu du faible risque de transmission de cette maladie vectorielle en hiver, aucune restriction particulière n'est mise en œuvre sur les exploitations suspectes».
Pour le moment, l'inquiétude vient surtout des conséquences de l'apparition du virus sur les exportations européennes et françaises, en particulier vers les pays tiers. La Russie et l'Ukraine appliquent le principe de précaution et mettent l'embargo sur les bovins et petits ruminants des pays touchés. Une situation qui pourrait évoluer plus favorablement dans les mois qui viennent.
D'autres pays sont en demande d'information comme l'Argentine et la Chine, tandis que le Mexique ferme ses frontières [I]«au matériel génétique ruminant»[i]. Les àtats-Unis ont arrêté les importations de semences et d'embryons de bovins, tandis que l'égypte pourrait elle aussi renoncer à certaines importations en provenance des pays touchés.
Pour aller plus loin, les éleveurs trouveront toutes les informations utiles sur le site de FRGDS : www.gdsbourgogne.fr avec de nombreux liens vers les instances nationales et internationales de surveillance.
[INTER]Priorité à la connaissance du virus[inter]
La priorité est donnée à la collecte d'un maximum d'informations sur un virus identifié comme étant de la famille des «orthobunyavirus» qui n'affecte que les ruminants. Il s'agit donc bien d'une maladie d'élevage qui peut se manifester chez les animaux adultes par de la fièvre, une perte d'appétit, une chute de production de lait, des diarrhées parfois aigües.
Ce tableau clinique reste cependant sans gravité pour le cheptel adulte. En revanche, les conséquences sont beaucoup plus critiques sur le plan de la reproduction. Le virus entraîne en effet des avortements, des troubles neurologiques pour les animaux à naître, des malformations graves des fœtus, des animaux morts-nés présentant des raccourcissements ou des déformations des tendons et des membres, une diminution, voire l'absence de cerveau.
Pour le moment la très grande majorité des cas avérés concerne le troupeau ovins (93% des cas) et dans une bien moindre mesure le troupeau bovin (4%) et le troupeau caprin (3%). Cette maladie d'élevage, sur laquelle subsistent encore de nombreuses inconnues, retient tout particulièrement l'attention des experts scientifiques, des vétérinaires et des laboratoires pharmaceutiques du Réseau français pour la santé animale, qui a été chargé par le gouvernement de définir des priorités de recherche, afin de mettre au point dans les plus brefs délais un test sérologique et un vaccin adapté. Il s'agit en priorité d'évaluer l'impact [I]«physique»[i] de la maladie (niveau des pertes, conséquences sanitaires, coût pour les élevages...). La plateforme nationale de surveillance épidémiologique trouve là une première occasion de tester son mode de fonctionnement. Comme toute maladie contagieuse, ou réputée comme telle, le virus de schmallenberg est soumis à déclaration obligatoire. La progression de l'immunité dans les troupeaux concernés fait l'objet également d'une surveillance particulière.
[INTER]Pressions à l'export[inter]
Tous les états d'Europe touchés jouent le jeu de la transparence en déclarant les cas avérés à l'Oie. Ils engrangent les observations et parlent d'une même voix à Bruxelles, comme le confirme Alain Escurat, président du FRGDS Bourgogne qui animait la réunion d'Autun.
La Commission européenne soutient la recherche sur le virus et ne manifeste pas de volonté de réglementer. A noter que la répartition de foyers très disséminés sur les territoires où la maladie s'exprime, rend impossible tout zonage. Seule mesure d'ordre générale [I]«on ne met pas en vente des animaux malades»[i], ce qui n'est pas propre au virus.
Pour le reste, comme le stipule une note d'information du ministère de l'Agriculture «En l'absence de risque pour la santé publique et de réglementation spécifique à cette nouvelle affection et compte tenu du faible risque de transmission de cette maladie vectorielle en hiver, aucune restriction particulière n'est mise en œuvre sur les exploitations suspectes».
Pour le moment, l'inquiétude vient surtout des conséquences de l'apparition du virus sur les exportations européennes et françaises, en particulier vers les pays tiers. La Russie et l'Ukraine appliquent le principe de précaution et mettent l'embargo sur les bovins et petits ruminants des pays touchés. Une situation qui pourrait évoluer plus favorablement dans les mois qui viennent.
D'autres pays sont en demande d'information comme l'Argentine et la Chine, tandis que le Mexique ferme ses frontières [I]«au matériel génétique ruminant»[i]. Les àtats-Unis ont arrêté les importations de semences et d'embryons de bovins, tandis que l'égypte pourrait elle aussi renoncer à certaines importations en provenance des pays touchés.
Pour aller plus loin, les éleveurs trouveront toutes les informations utiles sur le site de FRGDS : www.gdsbourgogne.fr avec de nombreux liens vers les instances nationales et internationales de surveillance.