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2/7 Dossier Enseignement : Jardins, espaces verts et paysages

Un secteur florissant

Du jardinier à l’ingénieur paysagiste, près de 100 000 experts du végétal et du paysage interviennent dans notre quotidien, partout où nous vivons et travaillons, sur nos lieux de détente, de loisirs et désormais jusque sur nos toits et nos murs. Des professionnels, qui travaillent pour embellir et rendre plus sain notre cadre de vie, en ville comme à la campagne.
Par Frédéric Duclos
Partout où nous vivons, travaillons, faisons du sport… les espaces verts, terrasses, parcs et jardins nous entourent et agrémentent notre cadre de vie. Une enquête de l’UNEP (Union Nationale des Entrepreneurs du Paysage), révèle que les parcs et jardins concrétisent un certain nombre d’attentes : bien-être individuel, meilleur cadre de vie collectif. En même temps, ils sont une réponse plus crédible aux problèmes liés à l’environnement, à la santé, mais aussi au lien social. Conséquence logique, les trois quarts des Français accordent donc une attention prépondérante à la présence d’un jardin ou d’une terrasse lorsqu’ils choisissent leur habitation. Et même s’ils sont nombreux à en assurer eux-mêmes l’entretien, beaucoup font appel à des professionnels du paysages.

[INTER]Un secteur en plein essor[inter]
L’activité de la filière reflète donc cet engouement ! [I]«En quelques années, notre secteur s’est profondément transformé»[i] commente Emmanuel Mony, président de l’Unep. [I]«Nous avons aujourd’hui deux fois plus d‘entreprises qu’il y a dix ans»[i] ajoute-t-il.
A la fin 2013, le secteur des métiers du paysage comptait plus de 100 000 actifs pour 28 500 entreprises, soit une hausse de 7 % en 2 ans. Le secteur du paysage dispose donc d’atouts solides avec des besoins fort en recrutements. Entre 2010 et 2012, la profession a gagné 7 500 actifs (+9%), dont 4 800 salariés. [I]«Depuis 10 ans, le secteur n’a jamais cessé de créer des emplois, qui ont l’avantage d’être non-délocalisables»[i] confirme Emmanuel Mony. La profession fait la part belle aux jeunes, avec 9 400 contrats d’apprentissage représentant 14% des salariés. En 2012, 22% des embauches concernaient des jeunes diplômés dont 20% sont titulaires d’un diplôme équivalent ou supérieur à Bac+2.
La profession est principalement constituée de structures récentes et de petite taille : 95% des entreprises ont moins de 10 sala-riés. L’enjeu pour le secteur dans les années à venir est de pérenniser et développer ces jeunes entreprises. Celles-ci doivent en effet se préparer à une complexification des techniques (toitures et murs végétaux, remplacement des produits phytosani-taires par des méthodes alternatives de gestion du vivant…). Fait rassurant, les chefs d’entreprise investissent massivement dans la formation de leurs employés : 30% des salariés bénéficient chaque année d’une formation. Par ailleurs, avec 6 500 entreprises à transmettre dans les dix prochaines années (2000 entreprises d’ici 2015), le secteur représente également un véritable vivier pour les repreneurs. Avis aux candidats.

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En chiffres

• 28 500 entreprises en France (en hausse de 7% au cours des deux dernières années) • Sur les 5 milliards d’euros HT de chiffre d’affaires généré par la filière, 56 % concerne la création et 43 % concerne l’entretien des jardins et espaces verts. • Les clients des entreprises du paysage sont majoritairement des particuliers (42 %). Les entreprises ne représentent que 28 % et la commande publique (État, établissements publics, collectivités territoriales) représente 30 %. • Le secteur compte 100 000 actifs dont 85 500 emplois sont sur le terrain (chantiers d’espaces verts). • 83 % des salariés sont en CDI mais avec un faible taux de féminisation (12 %). • 94 % des entreprises ont moins de 10 salariés.