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Formation

Un salon dédié à l’apprentissage

Samedi 10 juin, de 10 h à 17 h, le Centre Expo de Nevers accueille le salon départemental de l’apprentissage et de l’alternance. L’occasion pour les apprentis de rencontrer des employeurs et de décrocher des contrats.
Par Céline Clément
Un salon dédié à l’apprentissage
Salon de l’apprentissage et de l’alternance, samedi 10 juin, de 10 h à 17 h, au Centre Expo de Nevers. Entrée libre.
Cette manifestation, organisée par la Région, le Conseil départemental, la Chambre d’agriculture, la Chambre de Commerce et d’Industrie et la Chambre des Métiers et de l’Artisanat, permet chaque année aux apprentis et aux employeurs de rentrer en contact dans un cadre privilégié.
Cette année 30 exposants seront présents, parmi lesquels les centre de formation de Challuy, St-Saulge et Château-Chinon, lesquels pourront proposer leur offre de formation notamment agricole. Si l’apprentissage est en légère perte de vitesse depuis quelques années, il n’en reste pas moins une belle porte d’entrée vers le monde professionnel pour les jeunes. «L’enjeu de ce salon est de sensibiliser les jeunes à l’apprentissage, explique Karine Gueusquin, secrétaire à la Chambre d’agriculture. Ce mode de formation permet d’avoir de l’expérience, une connaissance directe de la réalité du terrain tout en percevant une rémunération. Cela permet aux jeunes moins scolaires d’être sur le terrain et d’avoir un diplôme qualifiant». L’enjeu pour l’employeur est de transmettre son savoir : «C’est la transmission du savoir-faire et cela contribue au renouvellement de la profession. Il arrive encore que certains employeurs gardent leurs apprentis. Et pour eux, contrairement aux idées reçus, il y a peu de contraintes et peu de risques à l’embauche. Ils peuvent même bénéficier d’aides financières».
Au CFA de Challuy, 190 jeunes sont en contrat d’apprentissage, du CAP au BTS. Preuve que les métiers de l’agriculture attirent. Et que ce type de formation reste prisé par les jeunes. «On a encore des maîtres d’apprentissage et des jeunes partants pour ce métier, observe Pascale Pot, formatrice au CFA. Malgré tout ce que l’on peut entendre, l’agriculture attire». L’un des défis majeurs pour les formateurs reste de briser les idées reçues. «Effectivement il y a des contraintes pour les patrons mais le monde agricole évolue. On est plus obligé de travaillé jour et nuit ni le week-end et les jours fériés. Désormais les jeunes ont bien l’intention de dégager du temps pour leur vie personnelle, leurs enfants. Ils veulent s’organiser de manière à avoir une vie comme tout le monde». Pour Pascale Pot, il s’agit d’abord «d’alléger toute la lourdeur administrative car il y a un renouvellement qui est nécessaire». Ouvert principalement aux jeunes de 15 à 25 ans, le salon avait accueilli l’an dernier 500 personnes. Ceux-ci pourront naviguer entre les trois espaces dédiés à la formation et à l’apprentissage : un espace métiers, un espace conseil et un espace recrutement où des job datings seront proposés tout au long de la journée.