Parc naturel régional du Morvan
Un premier bilan sur les Maec
Outre l’examen des comptes 2014, les élus du Comité syndical du PNR Morvan ont tiré les premiers enseignements de la campagne 2015 des Maec, jeudi 25 juin, à la maison du Parc de Saint-Brisson.
A une question sur les délais de mise en œuvre des contraintes inhérentes à la souscription de Maec par les agriculteurs, Patrice Joly, le président du Parc, a reconnu que les obligations couraient «depuis le 15 juin, alors que les agriculteurs seront dans l’incertitude jusqu’à l’automne».
Et, sur ce dossier très «politique» qui avait empoisonné les relations entre les agriculteurs et les responsables du Parc en début d’année, l’élu a tenu à rappeler que le dispositif proposé dans le Morvan, dans un cadre européen et sur des fonds répartis par le Conseil régional, ne s’appuie que «sur une démarche volontaire, qui procède d’une stratégie économique. C’est avant tout un choix économique pour les agriculteurs qui peut conduire, à la marge, à adapter leurs systèmes. C’est un choix qui peut parfois se révéler décisif pour un même revenu net, en terme de production de viande. Il y a six mois, nous n’avions pas 20 millions d’euros, mais moins de la moitié dans l’enveloppe : c’est le résultat d’une discussion que nous avons engagée» a-t-il lancé, tout en rappelant les quatre courriers qu’il avait envoyés au ministère de l’agriculture, au fur et à mesure des annonces : «sur le taux de chargement, sur le retournement des prairies, sur la non prise en compte automatique des céréales dans le chargement, sur les praires sensibles en zones Natura 2000 dont nous avions appris l’existence sans être consultés».
Aujourd’hui, il reste encore de nombreuses inconnues, à commencer par le montant global de l’enveloppe attribuée pour cette campagne 2015. Alors que les télédéclarations sont faites, «nous n’aurons pas d’information avant l’automne» a dit Patrice Joly qui a toutefois estimé que le dispositif, dans le Morvan, concernait, à ce jour, «entre 300 et 350 agriculteurs, selon les surfaces».
«Paysagistes du Morvan?»
Producteur de sapins de Noël et élu au Comité syndical, Laurent Cottin a pourtant pris la parole pour nuancer le propos sur la dimension économique des Maec. «C’est un choix économique, oui et non. Le fait est que si ces agriculteurs ne prennent pas ces Maec, ils sont nombreux à être en danger. Aujourd’hui, l’agriculture est artificielle et la viande n’est pas vendue au prix qu’elle devrait. Les agriculteurs sont donc coincés : c’est un choix forcé» a-t-il précisé
Alain Delavaud, le conseiller scientifique du Parc, a rappelé que «depuis 1992 et la réforme Mac Sharry, toutes les réformes ont pour objectif de lier l’agriculture à l’environnement et que chaque année, s’il y a des mesures, elles vont toujours dans le sens d’un accroissement du 2è pilier». Le président du Parc a quant à lui estimé que «les mesures d’accompagnement vont dans le sens de l’intérêt de l’agriculture du Morvan» et, pragmatique, il a souligné que «sur 1000 à 1200 exploitations dans le Morvan, 125 d’entre elles sont menacées sans cet élément déterminant : 10% en moins, ce serait une désertification énorme!»
Et, sur ce dossier très «politique» qui avait empoisonné les relations entre les agriculteurs et les responsables du Parc en début d’année, l’élu a tenu à rappeler que le dispositif proposé dans le Morvan, dans un cadre européen et sur des fonds répartis par le Conseil régional, ne s’appuie que «sur une démarche volontaire, qui procède d’une stratégie économique. C’est avant tout un choix économique pour les agriculteurs qui peut conduire, à la marge, à adapter leurs systèmes. C’est un choix qui peut parfois se révéler décisif pour un même revenu net, en terme de production de viande. Il y a six mois, nous n’avions pas 20 millions d’euros, mais moins de la moitié dans l’enveloppe : c’est le résultat d’une discussion que nous avons engagée» a-t-il lancé, tout en rappelant les quatre courriers qu’il avait envoyés au ministère de l’agriculture, au fur et à mesure des annonces : «sur le taux de chargement, sur le retournement des prairies, sur la non prise en compte automatique des céréales dans le chargement, sur les praires sensibles en zones Natura 2000 dont nous avions appris l’existence sans être consultés».
Aujourd’hui, il reste encore de nombreuses inconnues, à commencer par le montant global de l’enveloppe attribuée pour cette campagne 2015. Alors que les télédéclarations sont faites, «nous n’aurons pas d’information avant l’automne» a dit Patrice Joly qui a toutefois estimé que le dispositif, dans le Morvan, concernait, à ce jour, «entre 300 et 350 agriculteurs, selon les surfaces».
«Paysagistes du Morvan?»
Producteur de sapins de Noël et élu au Comité syndical, Laurent Cottin a pourtant pris la parole pour nuancer le propos sur la dimension économique des Maec. «C’est un choix économique, oui et non. Le fait est que si ces agriculteurs ne prennent pas ces Maec, ils sont nombreux à être en danger. Aujourd’hui, l’agriculture est artificielle et la viande n’est pas vendue au prix qu’elle devrait. Les agriculteurs sont donc coincés : c’est un choix forcé» a-t-il précisé
Alain Delavaud, le conseiller scientifique du Parc, a rappelé que «depuis 1992 et la réforme Mac Sharry, toutes les réformes ont pour objectif de lier l’agriculture à l’environnement et que chaque année, s’il y a des mesures, elles vont toujours dans le sens d’un accroissement du 2è pilier». Le président du Parc a quant à lui estimé que «les mesures d’accompagnement vont dans le sens de l’intérêt de l’agriculture du Morvan» et, pragmatique, il a souligné que «sur 1000 à 1200 exploitations dans le Morvan, 125 d’entre elles sont menacées sans cet élément déterminant : 10% en moins, ce serait une désertification énorme!»
Jean-Philippe Caumont : «remonter le ressenti des agriculteurs depuis 3 mois»
Le directeur du Parc, Jean-Philippe Caumont, s’est montré sensible aux inquiétudes manifestées par les agriculteurs depuis trois mois. Pour l’instant, il reconnaît qu’il n’y a «aucune certitude que les agriculteurs qui se sont engagés obtiennent des crédits», il a donc appelé les élus du Parc et les organisations professionnelles agricoles à la «vigilance» dans la perspective de futurs arbitrages à négocier avec l’Etat . Regrettant certaines incompréhensions, alors que «les pratiques agricoles dans le Morvan sont très proches des critères de protection de l’environnement», le directeur s’est posé en «accompagnateur des agriculteurs». Il a ainsi estimé qu’un travail sur la connaissance des plantes des prairies pourraient être profitable pour une meilleure compréhension des enjeux. Jean-Philippe Caumont a annoncé qu’un bilan sera dressé à l’automne, avec l’Etat, la région et les OPA «afin de préparer la campagne 2015-2016 dont l’enveloppe de 18 millions est actée».