Diversification
Un poulailler comme complément de revenu
Emmanuel Bernard polyculteur éleveur sur la commune de Cercy-la-Tour a décidé d’installer un poulailler sur son exploitation pour être plus résilient face aux aléas.
Le bâtiment se voit depuis la route et ne peut pas se rater. Construit à Cercy-la-Tour au lieu-dit «le Château de Champlevois», ce poulailler s’étend sur 2 500 m2 avec huit hectares autour pour un volume total de 20 000 poules. «L’idée a germé dans mon esprit, il y a environ un an. J’ai d’abord pris des informations auprès de plusieurs exploitations avant de me lancer. Mais que les choses soit claire, je ne fais pas des poules pour arrêter les vaches, comme certains pourraient le penser. C’est simplement pour être plus résilient face aux aléas que réserve l’élevage notamment» explique ce polyculteur éleveur. Pour mener à bien ce projet, Emmanuel Bernard a investi 750 000 euros. «Je bénéficie d’un accompagnement au titre du Plan de Compétitivité et d’Adaptation des Exploitations agricole (PCAE). Je tiens néanmoins à signaler que ce dernier est quatre fois moins important que dans la région Rhône Alpes Auvergne» estime-t-il. Pour ce projet, l’éleveur a choisi un contrat dit «d’intégration» avec l’entreprise Sanders. Les œufs sont ensuite commercialisés à l’entreprise «Matines». La rémunération est calculée en fonction du poids de l’œuf. «À ce sujet, le cahier des charges est très précis : les œufs doivent faire entre 56 à 63 grammes» explique l’éleveur. Pour se nourrir, les poules ont besoin de 125 grammes d’aliments, et de 200 millilitres d’eau. À terme, l’objectif de ponte doit être monté à 90 %.
«Mon objectif c’est de nourrir les gens»
Afin de faire accepter son projet par le voisinage, Emmanuel Bernard a organisé en décembre dernier une opération portes ouvertes. «Je voulais déminer toutes les interrogations que les gens pouvaient avoir. Il n’y a que par la pédagogie que l’on fera accepter nos projets. À ce jour, je n’ai aucun problème lié à ce poulailler» explique-t-il.
Interroger également sur la possibilité de passer en bio avec ce projet, Emmanuel Bernard précise qu’il n’a pas souhaité se lancer. «J’ai eu des propositions pour passer en agriculture biologique, mais mon objectif c’est de nourrir les gens. Lorsque le bio sera la norme, je le ferais mais pour l’heure, je reste en conventionnel».
Pour faire tourner ce poulailler, Emmanuel Bernard a récemment embauché une nouvelle employée, Marion Dutour, l’ancienne animatrice JA. «J’espère pouvoir en recruter un troisième salarié à terme» nous dit l’éleveur en conclusion.
«Mon objectif c’est de nourrir les gens»
Afin de faire accepter son projet par le voisinage, Emmanuel Bernard a organisé en décembre dernier une opération portes ouvertes. «Je voulais déminer toutes les interrogations que les gens pouvaient avoir. Il n’y a que par la pédagogie que l’on fera accepter nos projets. À ce jour, je n’ai aucun problème lié à ce poulailler» explique-t-il.
Interroger également sur la possibilité de passer en bio avec ce projet, Emmanuel Bernard précise qu’il n’a pas souhaité se lancer. «J’ai eu des propositions pour passer en agriculture biologique, mais mon objectif c’est de nourrir les gens. Lorsque le bio sera la norme, je le ferais mais pour l’heure, je reste en conventionnel».
Pour faire tourner ce poulailler, Emmanuel Bernard a récemment embauché une nouvelle employée, Marion Dutour, l’ancienne animatrice JA. «J’espère pouvoir en recruter un troisième salarié à terme» nous dit l’éleveur en conclusion.