Filière bois
Un plan de relance bienvenu
Les aides comprises dans le plan de relance présenté début décembre peuvent représenter un vrai ballon d’oxygène pour la filière. Les coopératives du secteur sont appelées à se mobiliser.
Le 3 décembre, Julien Denormandie, ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation a annoncé le lancement du dispositif en faveur du renouvellement forestier. Le but revendiqué est « d’inciter les propriétaires forestiers à investir pour adapter leurs forêts ou pour améliorer leur contribution à l’atténuation du changement climatique ». Dans cette logique, le ministère a donc lancé un Appel à manifestation d’intérêt (Ami) à destination des acteurs économiques de l’amont forestier et de la filière forêt-bois qui sont capables d’identifier, de démarcher, ou de conseiller et susciter l’adhésion des propriétaires forestiers potentiellement concernés par ce volet « Renouvellement forestier » du plan de relance. Ces acteurs ont la charge de regrouper les dossiers de ces propriétaires et représenter ces derniers auprès des services de l’État en charge de leur instruction, de sécuriser la mise en œuvre de ces opérations sylvicoles dans des conditions garantissant la qualité des prestations fournies et le respect des délais prescrits.
Une aide en trois volets
« Ce plan de relance constitue un bel encouragement, souligne Richard Lachèze, responsable de l’agence Sud Bourgogne de la Coopérative forestière Bourgogne Limousin (CFBL - 4 500 propriétaires adhérents en Bourgogne, qui représentent 75 000 hectares de forêt). C’est un encouragement pour les propriétaires forestiers sinistrés par les attaques de scolytes (voir Terres de Bourgogne n° 1608 du 11 décembre) et plus globalement pour tous les propriétaires qui se voient ainsi stimulés dans la mise en valeur de leurs forêts et, en particulier, pour mieux les adapter au changement climatique ». Cette évolution prend la forme d’une aide à destination des propriétaires mais qui passe par des groupements de producteurs. Le gouvernement demande aux coopératives de se positionner sur un volume de bois et de poser leur candidature à l’Ami d’ici le 7 janvier 2021. Elles auront ensuite jusqu’à décembre 2023 pour déposer leurs dossiers. L’aide en question s’articule selon trois volets correspondant à des types d’opérations bien précis : d’abord, une mesure de reboisement de peuplements sinistrés par des phénomènes dits « abiotiques » (phénomènes physique ou chimique influençant la vie des êtres vivants à l’exception de la tempête et de l’incendie) ou « biotiques » (phénomène d’interaction entre les êtres vivants : scolytes et arbres par exemple). Très importante pour les propriétaires sinistrés en raison des attaques de scolytes, elle représente 80 % du montant des travaux et des entretiens nécessaires. « On peut penser, poursuit Richard Lachèze, que même des propriétaires qui ont eu leur revenu très affaibli par la mévente des bois scolytés vont ainsi pouvoir replanter ». Le second volet concerne des propriétaires dont les peuplements seraient vulnérables au changement climatique (par exemple, dans le département de la Côte-d’Or, on commence à constater des dépérissements sur des pins sylvestres). Dans ce cadre, l’aide, qui peut représenter jusqu’à 60 % des montants de travaux, est destinée à transformer ces peuplements en les récoltant et en replantant des essences plus adaptées. Enfin, le troisième volet concerne les peuplements dits « pauvres » (des taillis assez maigres présents sur les plateaux, notamment en Côte-d’Or) et qui peuvent être transformés. Là encore, l’aide gouvernementale peut atteindre 60 % des montants nécessaires.
Tous les propriétaires concernés
« On a un beau plan de relance, confirme Richard Lachèze, et les bonnes nouvelles, actuellement, sont trop rares pour qu’on se prive de saluer celle-ci. Depuis que nous avons eu l’information, nous l’avons répercuté à nos adhérents, mais l’ensemble des propriétaires est concerné et ils peuvent se tourner vers nous afin de voir comment s’inscrire dans cette dynamique. Nous allons déjà inscrire tous les volumes que nous connaissions déjà chez nos adhérents, tout ce qui était inscrit dans des plans de gestion, et puis, il y aura tout le reste ». Pour la filière bois, cette aide gouvernementale agit en tout cas comme un véritable ballon d’oxygène.
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Une aide en trois volets
« Ce plan de relance constitue un bel encouragement, souligne Richard Lachèze, responsable de l’agence Sud Bourgogne de la Coopérative forestière Bourgogne Limousin (CFBL - 4 500 propriétaires adhérents en Bourgogne, qui représentent 75 000 hectares de forêt). C’est un encouragement pour les propriétaires forestiers sinistrés par les attaques de scolytes (voir Terres de Bourgogne n° 1608 du 11 décembre) et plus globalement pour tous les propriétaires qui se voient ainsi stimulés dans la mise en valeur de leurs forêts et, en particulier, pour mieux les adapter au changement climatique ». Cette évolution prend la forme d’une aide à destination des propriétaires mais qui passe par des groupements de producteurs. Le gouvernement demande aux coopératives de se positionner sur un volume de bois et de poser leur candidature à l’Ami d’ici le 7 janvier 2021. Elles auront ensuite jusqu’à décembre 2023 pour déposer leurs dossiers. L’aide en question s’articule selon trois volets correspondant à des types d’opérations bien précis : d’abord, une mesure de reboisement de peuplements sinistrés par des phénomènes dits « abiotiques » (phénomènes physique ou chimique influençant la vie des êtres vivants à l’exception de la tempête et de l’incendie) ou « biotiques » (phénomène d’interaction entre les êtres vivants : scolytes et arbres par exemple). Très importante pour les propriétaires sinistrés en raison des attaques de scolytes, elle représente 80 % du montant des travaux et des entretiens nécessaires. « On peut penser, poursuit Richard Lachèze, que même des propriétaires qui ont eu leur revenu très affaibli par la mévente des bois scolytés vont ainsi pouvoir replanter ». Le second volet concerne des propriétaires dont les peuplements seraient vulnérables au changement climatique (par exemple, dans le département de la Côte-d’Or, on commence à constater des dépérissements sur des pins sylvestres). Dans ce cadre, l’aide, qui peut représenter jusqu’à 60 % des montants de travaux, est destinée à transformer ces peuplements en les récoltant et en replantant des essences plus adaptées. Enfin, le troisième volet concerne les peuplements dits « pauvres » (des taillis assez maigres présents sur les plateaux, notamment en Côte-d’Or) et qui peuvent être transformés. Là encore, l’aide gouvernementale peut atteindre 60 % des montants nécessaires.
Tous les propriétaires concernés
« On a un beau plan de relance, confirme Richard Lachèze, et les bonnes nouvelles, actuellement, sont trop rares pour qu’on se prive de saluer celle-ci. Depuis que nous avons eu l’information, nous l’avons répercuté à nos adhérents, mais l’ensemble des propriétaires est concerné et ils peuvent se tourner vers nous afin de voir comment s’inscrire dans cette dynamique. Nous allons déjà inscrire tous les volumes que nous connaissions déjà chez nos adhérents, tout ce qui était inscrit dans des plans de gestion, et puis, il y aura tout le reste ». Pour la filière bois, cette aide gouvernementale agit en tout cas comme un véritable ballon d’oxygène.
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