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Insertion professionnelle

Un parcours qui mérite d'être entendu

Structure d'insertion professionnelle, les Jardins de la Croisière accompagnent de nombreux profils au cours des années, et plus récemment 70 personnes en 2025. Parmi eux, nous retrouvons Florian Thomas, 20 ans, qui vient d'intégrer une structure en CDI.

Par Charlotte Sauvignac
Insertion professionnelle
Erik Polrot, directeur des Jardins de la Croisière et Florian Thomas, ancien salarié témoignent sur le processus d'insertion professionnelle au sein de la structure.

Avec un pourcentage de sorties dynamiques de 63,89 % en 2025, les Jardins de la Croisière demeurent une structure d'insertion professionnelle au sein du nord du département. Au cours de cette même année, soixante-dix personnes ont travaillé au sein de la structure, majoritairement issues des quatre communautés de communes du bassin d'emploi du nord du département, avec deux tiers sur les 27 communes de la Communauté d'agglomération du Grand Sénonais (CAGS). Terres de Bourgogne voulait donc aller à la rencontre de l'un de ceux qui ont bénéficié de cet accompagnement et qui aujourd'hui détient un CDI dans une structure du département : Florian Thomas, 20 ans. Originaire de Monthereau, Florian s'adonne à la passion « de travailler dans le secteur agricole. C'est un monde que j'ai toujours aimé en fait », alors même que son père est chauffeur dans le secteur du tourisme et que sa mère travaille à l'Hôpital de Tonnerre. C'est à l'occasion d'un marché de producteurs que Florian rencontre Érik Polrot, qui « vendait des légumes. Vu que le feeling est bien passé, j'ai demandé si la structure prenait des stagiaires », se souvient-il.

Mettre la main à la pâte

Lorsque le jeune adolescent intègre l'association, il part à la MFR de Gron, spécialisée davantage dans le maraîchage et « qui collabore régulièrement avec la structure ». À ses débuts, Florian est polyvalent et on lui donne progressivement des « tâches », ce qui lui permet « de prendre confiance en lui », surtout lorsqu'on lui propose de « conduire des tracteurs ». Du côté du maraîchage, « j'étais très bien accompagné et encadré par le chef de culture et grâce à sa bienveillance, j'ai appris à aimer le maraîchage et cela a commencé à m'intéresser progressivement ». En parallèle de ses études, Florian se construit même un jardin potager chez lui pour de « l'autoconsommation, en appliquant ce que le chef de culture avait pu lui inculquer pendant ses périodes de stage, comme le paillage par exemple ». Après quatre ans de stage, Florian Thomas est pris en CDD de deux ans au sein de la structure pour remplacer un départ, ce qui lui permet « d'obtenir le permis » et de poursuivre ses fonctions de salarié polyvalent au sein de l'association. À ses côtés Érik Polrot se souvient encore du « jeune Florian qu'il avait rencontré sur les marchés. Il était très timide, manquait de confiance en lui et par conséquent avait des difficultés à s'exprimer. Aujourd'hui, c'est un tout nouvel individu que nous avons, il a pris confiance en lui », témoigne-t-il à son tour. Avec un petit sourire timide, Florian confie que « l'autonomie et la polyvalence dont j'ai pu faire preuve au cours de ses périodes de stages aux Jardins de la Croisière ont été bénéfiques pour moi ». Après six ans d'expérience, « j'ai voulu faire une pause et j'ai postulé en CDI comme agent de service au sein d'une blanchisserie, ce qui me permet de continuer à conduire, parce que j'aime ça et de continuer à accumuler de l'expérience ». Pour autant, Florian ne ferme pas la porte au « maraîchage » dans les années à venir.