Consommation
Un pacte pour lutter contre le gaspillage alimentaire
Le gouvernement français a décidé de s’attaquer au gaspillage des aliments en mettant en place une série de mesures.
En France, chaque foyer jette l’équivalent de 20 kg de nourriture par an, dont 7 kilos encore parfaitement emballés . Un gâchis qui représente une perte de 400 euros par an et par foyer. Face à ce constat effarant, Guillaume Garot, ministre délégué en charge de l’Agroalimentaire, a fixé le cap : réduire de moitié le gaspillage alimentaire d’ici à 2025. Pour ce faire, il a signé un pacte national de lutte contre le gaspillage alimentaire avec différents acteurs de la filière agroalimentaire : producteurs, marchés de gros, grande distribution. Parmi les mesures emblématiques du plan qui en totalise onze en tout, on peut citer le slogan [I]«Manger c’est bien, jeter ça craint»[i], un visuel en forme de pomme dans laquelle est inscrit [I]«anti-gaspi»[i] ainsi que l’adresse du site www.gaspillagealimentaire.fr ou encore la journée nationale de lutte contre le gaspillage. Cette dernière est fixée au 16 octobre, qui est aussi la Journée mondiale de l’alimentation soutenue par la FAO. Elle sera l’occasion de remettre un prix attribué à différents types d’acteurs (associations, entreprises, collectivités, écoles, citoyens). Une labellisation des bonnes pratiques sera également mise en place.
Dès la rentrée 2014, il sera proposé aux établissements agricoles et à leurs enseignants d’aborder le thème de la lutte contre le gaspillage alimentaire et la valeur de l’alimentation. La démarche sera étendue aux écoles hôtelières. L’État va prendre, d’ici 2014, les dispositions nécessaires, réglementaires, par convention avec les différents acteurs, et législatives le cas échéant, pour que des clauses relatives au gaspillage alimentaire soient incluses dans les marchés publics de restauration collective. Ces clauses pourraient concerner l’approvisionnement, la taille des portions et la possibilité d’acheter des portions adaptées aux convives, la sensibilisation des clients, équipes et convives, le processus de préparation des repas. L’État s’engage aussi à sensibiliser les clients de la restauration collective à la nécessité de mettre en place des mécanismes qui permettent de mieux prévoir le nombre de convives.
[INTER]Campagne d’information[inter]
Pour ce qui est des dons alimentaires, l’État va faire en sorte que les partenaires disposent d’une meilleure connaissance de l’ensemble des règles relatives au transfert de propriété et de responsabilité. Il va aussi faciliter le don des produits alimentaires faisant l’objet d’un retrait pour non-conformité mineure.
Les signataires du Pacte considèrent que la lutte contre le gaspillage des aliments doit être une pratique publique qui doit se décliner au niveau territorial dans de multiples programmes dont ceux de prévention des déchets, les plans climat-énergie ou les programmes d’éducation pour la santé, ainsi qu’au sein même des administrations. Les entreprises qui ont à rendre compte en matière de Responsabilité sociale des entreprises mentionnent dans leur rapport les mesures de prévention des déchets, notamment en ce qui concerne le gaspillage alimentaire. Les autres entreprises et partenaires seront encouragés à créer également des indicateurs relatifs au gaspillage alimentaire. A partir de décembre 2014, la seule mention obligatoire pour les produits à date de durabilité minimale sera : [I]«A consommer de préférence avant …»[i]. La mention [I]«date limite d’utilisation optimale»[i] (DLUO) disparaîtra donc.
Une campagne d’information sur la lutte contre le gaspillage alimentaire va être diffusée durant l’été et à la rentrée 2013 sur les radios et dans les supermarchés volontaires ainsi que sur Internet et les réseaux sociaux. Enfin, pendant un an, l’État va expérimenter le don alimentaire par les citoyens via une plateforme numérique baptisée Eqosphere.
Dès la rentrée 2014, il sera proposé aux établissements agricoles et à leurs enseignants d’aborder le thème de la lutte contre le gaspillage alimentaire et la valeur de l’alimentation. La démarche sera étendue aux écoles hôtelières. L’État va prendre, d’ici 2014, les dispositions nécessaires, réglementaires, par convention avec les différents acteurs, et législatives le cas échéant, pour que des clauses relatives au gaspillage alimentaire soient incluses dans les marchés publics de restauration collective. Ces clauses pourraient concerner l’approvisionnement, la taille des portions et la possibilité d’acheter des portions adaptées aux convives, la sensibilisation des clients, équipes et convives, le processus de préparation des repas. L’État s’engage aussi à sensibiliser les clients de la restauration collective à la nécessité de mettre en place des mécanismes qui permettent de mieux prévoir le nombre de convives.
[INTER]Campagne d’information[inter]
Pour ce qui est des dons alimentaires, l’État va faire en sorte que les partenaires disposent d’une meilleure connaissance de l’ensemble des règles relatives au transfert de propriété et de responsabilité. Il va aussi faciliter le don des produits alimentaires faisant l’objet d’un retrait pour non-conformité mineure.
Les signataires du Pacte considèrent que la lutte contre le gaspillage des aliments doit être une pratique publique qui doit se décliner au niveau territorial dans de multiples programmes dont ceux de prévention des déchets, les plans climat-énergie ou les programmes d’éducation pour la santé, ainsi qu’au sein même des administrations. Les entreprises qui ont à rendre compte en matière de Responsabilité sociale des entreprises mentionnent dans leur rapport les mesures de prévention des déchets, notamment en ce qui concerne le gaspillage alimentaire. Les autres entreprises et partenaires seront encouragés à créer également des indicateurs relatifs au gaspillage alimentaire. A partir de décembre 2014, la seule mention obligatoire pour les produits à date de durabilité minimale sera : [I]«A consommer de préférence avant …»[i]. La mention [I]«date limite d’utilisation optimale»[i] (DLUO) disparaîtra donc.
Une campagne d’information sur la lutte contre le gaspillage alimentaire va être diffusée durant l’été et à la rentrée 2013 sur les radios et dans les supermarchés volontaires ainsi que sur Internet et les réseaux sociaux. Enfin, pendant un an, l’État va expérimenter le don alimentaire par les citoyens via une plateforme numérique baptisée Eqosphere.