Pesée et pointage
«Un outil pour améliorer la valeur génétique du cheptel»
Comme près de 230 éleveurs nivernais adhérents à Bovins Croissance 58, Frédéric Renaud, éleveur à Diennes-Aubigny, fait faire la pesée et le pointage de ses veaux de l'année par un pointeur agréé. Détecter les anomalies pour mieux les corriger, trier les animaux pour favoriser le meilleur potentiel du troupeau: Frédéric Renaud plébiscite cet outil de performance.
A l'instar de la plupart de ses collègues adhérents à BC58, Frédéric Renaud dispose d'une bascule sur l'exploitation. Il n'a donc aucun mal, entouré de cinq salariés, à regrouper les lots et à faire peser, tour-à-tour, chacun des veaux de la ferme (110 vêlages par an). Cette pesée à 210 jours, en septembre, après la première à 120 jours en juin, lui indique sur l'écran le poids de l'animal, dont il déduit le développement et lui permet de comparer les GMQ. C'est aussi le moment que l'éleveur choisit pour vacciner ses veaux, décider si oui ou non il décide d'inscrire tel ou tel veau au Herd Book Charolais en fonction de la lignée et du potentiel de développement. Il dispose des boucles vertes qui sont aussitôt posées sur les heureux élus. Un peu plus loin, de l'autre côté de la bascule, dans le parc de contention, Jérôme Poingt, pointeur agréé de BC58, passe chaque bovin en revue, armé d'un pocket PC et d'un stylet. Charge à lui d'évaluer 19 critères, chacun par une note de 1 à 10, qui traduisent au final l'expertise morphologique du veau. La note globale sur 100 de chaque individu donne une idée assez précise de son potentiel, en terme de développement musculaire, de développement squelettique et d'aptitudes fonctionnelles. [I]«C'est ce qui permet de qualifier les qualités de race et de déterminer si l'animal ressort plutôt selon un type viande, un type élevage ou un type mixte»[i] explique Jérôme. Le pointage, pour être le plus précis et le plus juste possible, doit être réalisé par des professionnels agréés (tous les cinq ans). C'est le cas de Jérôme Poingt, qui passe le plus clair de son temps auprès des adhérents de BC58.
[INTER]«Orienter le schéma de sélection»[inter]
[I]«Le pointage permet de jauger le potentiel d'un taureau, par rapport à ses produits, de façon plus concrète et plus précise»[i] justifie Frédéric Renaud qui observe [I]«que ce n'est pas toujours fait par les éleveurs alors que çà paraît essentiel pour réussir à valoriser son cheptel. Tant qu'on ne vend pas de reproducteurs, cela peut paraître secondaire et coûteux, mais une fois que l'on décide d'adhérer, l'impact sur l'élevage est énorme. C'est ce qui permet de trier, éventuellement d'éliminer, et en tout cas de disposer d'un véritable outil pour améliorer la valeur génétique du cheptel»[i]. Le pointage permet d'améliorer les carcasses, d'avoir des animaux « les plus complets et les mieux proportionnés avec de bonnes qualités bouchères ». Jérôme Poingt confirme que le pointage permet [I]«d'orienter le schéma de sélection, y compris vers la réforme. Et aussi de mettre le doigt sur des choses qui pourraient passer inaperçues, comme la grosseur d'un pis de la mère en inadéquation avec une qualité de lait moindre»[i]. Frédéric Renaud fait aussi des essais de rations alimentaires, dont il compare les effets sur le développement de ses veaux ainsi que ses charges de production. Grâce au pointage, il connaît de façon synthétique le fruit de sa conduite, de ses choix et des éventuelles anomalies. Un véritable tableau de bord qui l'aide à améliorer encore sa technique et son professionnalisme. A la fin du pointage, Jérôme Poingt retranscrit les données de son pocket PC sur ordinateur et en imprime les résultats sur papier pour tout le cheptel. C'est le dossier étable production (DEP) qui traduit le suivi de l'animal de la naissance au sevrage, les pesées, l'ascendance du père et de la mère, le pointage, le GMQ et le ratio (moyenne du troupeau). S'engage alors un dialogue fin et détaillé avec l'éleveur sur l'évolution entre les deux pointages. Des informations essentielles à la conduite de l'élevage.
[INTER]«Orienter le schéma de sélection»[inter]
[I]«Le pointage permet de jauger le potentiel d'un taureau, par rapport à ses produits, de façon plus concrète et plus précise»[i] justifie Frédéric Renaud qui observe [I]«que ce n'est pas toujours fait par les éleveurs alors que çà paraît essentiel pour réussir à valoriser son cheptel. Tant qu'on ne vend pas de reproducteurs, cela peut paraître secondaire et coûteux, mais une fois que l'on décide d'adhérer, l'impact sur l'élevage est énorme. C'est ce qui permet de trier, éventuellement d'éliminer, et en tout cas de disposer d'un véritable outil pour améliorer la valeur génétique du cheptel»[i]. Le pointage permet d'améliorer les carcasses, d'avoir des animaux « les plus complets et les mieux proportionnés avec de bonnes qualités bouchères ». Jérôme Poingt confirme que le pointage permet [I]«d'orienter le schéma de sélection, y compris vers la réforme. Et aussi de mettre le doigt sur des choses qui pourraient passer inaperçues, comme la grosseur d'un pis de la mère en inadéquation avec une qualité de lait moindre»[i]. Frédéric Renaud fait aussi des essais de rations alimentaires, dont il compare les effets sur le développement de ses veaux ainsi que ses charges de production. Grâce au pointage, il connaît de façon synthétique le fruit de sa conduite, de ses choix et des éventuelles anomalies. Un véritable tableau de bord qui l'aide à améliorer encore sa technique et son professionnalisme. A la fin du pointage, Jérôme Poingt retranscrit les données de son pocket PC sur ordinateur et en imprime les résultats sur papier pour tout le cheptel. C'est le dossier étable production (DEP) qui traduit le suivi de l'animal de la naissance au sevrage, les pesées, l'ascendance du père et de la mère, le pointage, le GMQ et le ratio (moyenne du troupeau). S'engage alors un dialogue fin et détaillé avec l'éleveur sur l'évolution entre les deux pointages. Des informations essentielles à la conduite de l'élevage.
Le prix du suivi
Le pointage (et pesée) est un service proposé par Bovins Croissance 58. Il comprend un suivi annuel qui inclut les deux pesées, à 120 et 210 jours. Le prix à payer pour l'éleveur se présente sous forme d'une cotisation, un forfait stable de 8,65 euros par veau si la pesée est faite par le technicien de BC58 ou de 6,65 euros par veau si la pesée est réalisée par l'éleveur.