Génomique
Un outil de prédiction, à raisonner économiquement
Alsoni Conseil Elevage (ex-Bovins croissance) organisait une réunion d’information sur la génomique, vendredi 8 janvier, à la Chambre d’agriculture de la Nièvre, en présence de Serge Miller, ingénieur de l’Institut de l’élevage. De quoi espérer en une accélération et une optimisation de la sélection des bovins, par la recherche de critères choisis...
Concrétisation de dix ans de travail, à la fois auprès des races laitières et allaitantes (programme Gembal) et plus particulièrement des races charolais, aubrac, salers et limousin (programme Degeram), la génomique se présente désormais sous son meilleur jour auprès de ses principaux destinataires : les éleveurs sélectionneurs.
C’est ainsi qu’une réunion a eu lieu à la Chambre, à Nevers, le 8 janvier dernier. Mais au fait : qu’est-ce que c’est la génomique? C’est une méthode nouvelle pour sélectionner les reproducteurs, à partir d’un prélèvement de poil, de cartilage ou de sang, dont l’ADN mis en évidence permet de repérer les protéines. Par comparaison avec l’ADN des parents, si la protéine est placée de telle façon, les professionnels pourront déterminer quels critères ciblés ils préfèrent dans leurs choix de sélection, «parfois sur des choses jusqu’ici difficile à mesurer» selon Thérèse Ramefort, la directrice de l’EDE.
Par exemple, en définissant le génotype, on pourra privilégier des critères de santé, de résistance aux maladies, d’efficacité alimentaire, de qualité de la viande ou de qualités maternelles des futurs produits du reproducteur... «Cela permettra des mises à la reproduction plus précoces, des progrès génomiques plus rapides et, à terme, de mettre en avant des caractères nouveaux. C’est un outil de prédiction du potentiel» explique la responsable de la Chambre d’agriculture.
Un outil qui vient en complément des index que Bovins croissance mesurait déjà.
Quelques dizaines d’euros
Grâce à des outils bio-informatiques récemment développés, les laboratoires, moyennant quelques dizaines d’euros pour une femelle et quelques centaines pour un mâle, peuvent en un mois déterminer le génome d’un animal. «Avec la génomique, on ne mesure plus la performance sur ascendance mais une combinaison d’ascendance vers la performance. La logique est inversée» précise Thérèse Romefort.
Ce qui n’empêche pas de continuer à utiliser les outils existants. C’est même largement conseillé, d’abord parce que cette technique a un coût à bien rationaliser, ensuite parce que le taux de réussite de la sélection par rapport aux critères recherchés n’est pas encore total (le programme se vulgarise progressivement mais la base de données génomiques des échantillons par races est encore relativement étroite) et enfin, et peut-être surtout parce que l’utilisation de la génomique comporte un risque potentiel : réduire la base de sélection et changer plus ou moins l’orientation raciale... «Là-dessus, on ne peut pas faire n’importe quoi» dit la directrice de l’EDE. Reste que la génomique est une technique prometteuse qu’Alsoni propose déjà dans ses prestations. Parmi d’autres.
C’est ainsi qu’une réunion a eu lieu à la Chambre, à Nevers, le 8 janvier dernier. Mais au fait : qu’est-ce que c’est la génomique? C’est une méthode nouvelle pour sélectionner les reproducteurs, à partir d’un prélèvement de poil, de cartilage ou de sang, dont l’ADN mis en évidence permet de repérer les protéines. Par comparaison avec l’ADN des parents, si la protéine est placée de telle façon, les professionnels pourront déterminer quels critères ciblés ils préfèrent dans leurs choix de sélection, «parfois sur des choses jusqu’ici difficile à mesurer» selon Thérèse Ramefort, la directrice de l’EDE.
Par exemple, en définissant le génotype, on pourra privilégier des critères de santé, de résistance aux maladies, d’efficacité alimentaire, de qualité de la viande ou de qualités maternelles des futurs produits du reproducteur... «Cela permettra des mises à la reproduction plus précoces, des progrès génomiques plus rapides et, à terme, de mettre en avant des caractères nouveaux. C’est un outil de prédiction du potentiel» explique la responsable de la Chambre d’agriculture.
Un outil qui vient en complément des index que Bovins croissance mesurait déjà.
Quelques dizaines d’euros
Grâce à des outils bio-informatiques récemment développés, les laboratoires, moyennant quelques dizaines d’euros pour une femelle et quelques centaines pour un mâle, peuvent en un mois déterminer le génome d’un animal. «Avec la génomique, on ne mesure plus la performance sur ascendance mais une combinaison d’ascendance vers la performance. La logique est inversée» précise Thérèse Romefort.
Ce qui n’empêche pas de continuer à utiliser les outils existants. C’est même largement conseillé, d’abord parce que cette technique a un coût à bien rationaliser, ensuite parce que le taux de réussite de la sélection par rapport aux critères recherchés n’est pas encore total (le programme se vulgarise progressivement mais la base de données génomiques des échantillons par races est encore relativement étroite) et enfin, et peut-être surtout parce que l’utilisation de la génomique comporte un risque potentiel : réduire la base de sélection et changer plus ou moins l’orientation raciale... «Là-dessus, on ne peut pas faire n’importe quoi» dit la directrice de l’EDE. Reste que la génomique est une technique prometteuse qu’Alsoni propose déjà dans ses prestations. Parmi d’autres.