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Fruit d’un partenariat entre l’IPERMA et le CFA de Challuy

Un nouveau BTSA en agro-équipement à la prochaine rentrée

Après un an de montage de dossier, le Conseil régional de Bourgogne vient de valider la création d’un nouveau BTSA «génie des équipements agricoles», par apprentissage, à l’IPERMA de Saint-Saulge dès la prochaine rentrée scolaire.
Par Emmanuel Coulombeix
Un nouveau BTSA en agro-équipement  à la prochaine rentrée
Pour la directrice de l’Iperma, Marie-Claude Moncorger, le nouveau BTSA génie des équipements agricoles est une formation exigeante qui demande beaucoup de travail mais qui est complète et peut se valoriser bien au-delà des secteurs agricole et para-agric
Les places seront chères  ! D’autant qu’elles seront limitées à 12, et une sélection des dossiers va être faite par une commission de recrutement prochainement. En partenariat avec le Centre de formation des apprentis (CFA) de Challuy, l’Iperma de Saint-Saulge va ouvrir un nouveau BTSA «génie des équipements agricoles» à la rentrée de septembre. Le dossier a été validé par le Conseil régional de Bourgogne et le ministère de l’Agriculture, les autorités de tutelle en terme d’enseignement agricole en Bourgogne. Ce sera la 14ème formation de ce type au  niveau national, sur deux ans, et par apprentissage, c’est-à-dire en alternance à l’établissement privé de formation et en entreprise chez des maîtres de stages. Cette nouvelle filière est accessible à des jeunes titulaire d’un baccalauréat de l’enseignement général ou équivalent, notamment les Bac professionnels «Agro-équipements» (proposé à l’IPERMA), «Maintenance» ou «Forêt», ou les Bac technologiques «STAV», «STI2D» ou «STL»... «C’est un diplôme très qualifiant qui permettra une insertion professionnelle facile et rapide, et qui répond à une demande des professionnels de la région et de toute la France» pointe Marie-Claude Moncorger, la directrice de l’iperma. C’est elle qui s’est investie depuis 2011 dans l’élaboration de ce projet de nouvelle formation, et auprès du CFA de Challuy, dont l’Iperma est une antenne et où se dérouleront certains enseignements...
Plus de 5000 postes sont à pourvoir chaque année en France dans les métiers de l’agro-équipements, particulièrement des emplois à responsabilités de chefs d’atelier, de technico-commerciaux, de techniciens supérieurs en bureaux d’études, d’inspecteurs techniques ou encore de responsables de chantiers, tels que le niveau de ce diplôme permettra d’y accéder, chez des constructeurs de matériels (avec qui l’Iperma est en contacts), des concessionnaires, des entreprises de travaux agricoles et des exploitations agricoles... Mme Moncorger a noué des liens avec de nombreuses entreprises du département ainsi que de l’Allier et du Cher, qui se montrent intéressées...

«Formation difficile»
Par apprentissage donc, et sur deux ans, les élèves passeront 27 semaines par an chez leurs maîtres de stages et 19 ou 20 semaines (la 1ère année) à l’école à Saint-Saulge et Challuy. La formation de 1350 heures comprendra un volet enseignement général (français, mathématiques et informatique, sport, économie générale, anglais...) et un volet technique (technique des équipements, outils graphiques, connaissance du matériel, maintenance, agro-technologies, économie et gestion, gestion commerciale, agronomie et zootechnie...). Les étudiants pourront s’entraîner à manipuler en grandeur réelle, grâce au soutien des concessionnaires locaux qui proposeront leurs interventions et la mise à disposition de matériels. Selon la directrice de l’Iperma, cette formation est «complète, allie un bon niveau de culture générale, un niveau technique très développé, des notions d’économie et une connaissance de la nature qui permettront aux jeunes de se monnayer vers des débouchés bien au-delà du secteur agricole et para-agricole»  ! Mais ce sera aussi une formation très exigeante, «très difficile et qui nécessitera beaucoup de travail et d’implication... A partir du BTSA, il s’agit moins d’être dans le faire que dans l’encadrement, autant que cela puisse être permis à des jeunes de 18 ans» insiste Marie-Claude Moncorger. Cerise sur le gâteau  : s’agissant d’un BTS agricole, le diplôme permettra aussi de s’installer en tant qu’exploitant agricole. «C’est un moyen de rentrer dans l’agriculture sans avoir tout le capital nécessaire à l’installation» dit aussi la directrice. A moins qu’après un BAC pro agro-équipement, le BTSA constitue une voie royale vers la poursuite d’études  : «vers une licence professionnelle ou un certificat de spécialisation, un autre BTSA dans une autre option en un an, ou vers les concours d’entrée dans les écoles supérieures d’agronomie ou d’ingénieur des travaux». Arrivant dès la 4ème, certains élèves trouveront donc à l’Iperma le moyen de leur excellence, de leur épanouissement et de leur intégration professionnelle.