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Nappes d’eau

Un niveau pas si inhabituel, mais assez dégradé

«Cette situation de basses eaux n’est pas totalement inhabituelle pour cette période de l’année mais elle est tout de même assez dégradée. Elle est la conséquence du déficit de recharge hivernale cette année » peut-on lire dans le dernier bulletin sur l’état des nappes d’eau en France au 1er août. Les deux tiers environ des nappes (71 %) affichent un niveau modérément bas à très bas poursuit ce document en fonction des région. Ainsi, la vallée du Rhône au sud de Lyon ainsi que le secteur de la craie champenoise présentent des niveaux très bas».
Par Ma signature
Un niveau pas si inhabituel, mais assez dégradé
La tendance d’évolution du niveau des nappes traduit la situation estivale des basses eaux avec plus des trois quarts des points (83%) orientés à la baisse. Le phénomène de baisse des niveaux s’est fortement accéléré au cours des derniers mois. Le nombre de points stables (12%) est également assez faible pour la période. Cette situation n’est pas totalement inhabituelle cependant, car il s’agit de la période des plus basses eaux, mais elle est tout de même assez prononcée.

«Pour ce mois de juillet 2017, les précipitations ont été déficitaires sur les régions méditerranéennes, le nord de la Nouvelle-Aquitaine, le Massif Central, le Haut-Rhin, le Nord-Ouest ainsi que le long du couloir rhodanien. Le déficit a localement dépassé 50 % sur la Normandie, les Hauts-de-France, la Gironde, le Lot-et-Garonne, la Dordogne et l’Hérault. Du Gard aux Alpes-Maritimes, en Corse-du-Sud et sur le nord de la Haute-Corse, il a souvent dépassé 90 % avec moins d’1 mm de pluie.
En revanche, suite à des épisodes orageux intenses, le cumul de précipitations a été une fois et demie à deux fois supérieur à la normale du Loir-et-Cher à l’Yonne, aux Ardennes, à la Meuse et à la Moselle et plus ponctuellement à Paris, sur le Cotentin, les Landes et les Pyrénées-Atlantiques ainsi que du Lot à la Haute-Garonne».

Sur l’ensemble du territoire, les niveaux des nappes se situent autour de la moyenne voire plus haut pour un tiers des points suivis (29 %), et sont modérément bas à très bas pour les 71 % restants.

Les pluies de la période allant de novembre 2016 à avril 2017 – qui, habituellement, permettent la recharge hivernale – n’ont assuré que partiellement leur rôle de remplissage des nappes cette année.