Crédit Agricole Champagne-Bourgogne
Un modèle de résistance économique
Le Crédit agricole Champagne-Bourgogne a tenu son assemblée générale à Dijon le 31 mars. Dans un environnement économique contraint par la situation difficile du pays mais aussi par les instances européennes, les résultats de la banque coopérative témoignent de la cohérence et de la bonne résistance d’un modèle économique qui fait figure d’exception en Europe.
Il y a les chiffres et il y a le reste... tout le reste qui construit l’identité d’une entreprise, son ADN. Au Crédit agricole, comme le rappelle Vincent Delatte, président de la caisse régionale Champagne-Bourgogne, «c’est le mutualisme qui donne toute sa dimension sociale à la banque». Et quand l’économie est durement secouée c’est là aussi que certains modèles économiques prennent tout leur sens. 2014 comme 2013, se sera donc caractérisé par «un environnement économique fragile, générateur d’incertitudes» sur fond de chômage de masse et de croissance proche du zéro. Au plan local, «le marché de cœur» que représente l’agriculture, «a nécessité la mobilisation de financements exceptionnels», pour «gérer les situations les plus délicates» et accompagner les agriculteurs et les viticulteurs les plus éprouvés. C’est à ajouter à la panoplie de toutes les «actions concrètes» engagées par le Crédit agricole Champagne-Bourgogne pour soutenir l’économie des territoires et aider les porteurs de projets. En agriculture, la banque accompagne ainsi plus de 82% des jeunes agriculteurs candidats à l’installation.
L’hégémonie du modèle anglo-saxon
En dépit d’une conjoncture perturbée, «notre Crédit agricole» insiste le président de la caisse régionale, «se porte bien» et «notre modèle a fait la démonstration de sa cohérence et de sa résistance». Y compris en passant vaillamment les épreuves dignes d’un «crash test» organisées par la BCE, pour tester la solidité des banques. Cet examen de passage est d’autant plus important, au regard des responsables de la banque mutualiste, que ce modèle unique en Europe est nettement menacé par «l’uniformisation des systèmes» et «l’hégémonie du modèle financier anglo-saxon», dont les partisans jouent les rouleaux compresseurs à Bruxelles.
Face aux attaques et aux tentatives de déstabilisation du modèle coopératif, le Crédit agricole Champagne-Bourgogne entend grâce à ces résultats, défendre «un modèle de proximité simple et efficace pour soutenir la dynamique territoriale et l’emploi». Il s’affirme ainsi dans son rôle «d’acteur socialement responsable, utile et impliqué sur des territoires», dont il contribue largement à financer le développement économique.
Et les résultats exposés par le directeur général Jacques Kermarrec confortent cette position. «Entre 2013 et 2014, le nombre de nouveaux clients a doublé», fruit d’une «bonne dynamique commerciale» qui perdure en ce premier semestre. «La maîtrise des charges et des risques» permet de résister, en dépit d’une «charge fiscale importante». Les comptes s’établissent en positif, alors que l’année 2014 «a été soumise à beaucoup de contraintes et à la pression d’ajustements importants des finances publiques» complète le directeur général qui insiste sur la solidité financière du Crédit agricole Champagne-Bourgogne et son ambition réaffirmée «de continuer à investir pour faire vivre la banque universelle de proximité et orienter ses actions vers le financement de l’économie locale».
Le métier se transforme
Ambition partagée par la Fédération nationale du Crédit agricole, dont le directeur général, Bertrand Corbeau, a tenu à rectifier quelques idées reçues sur les banques, encore trop souvent considérées comme de grands méchants loups voraces. D’abord, le système bancaire est dans le collimateur de Bruxelles sous pression de lobbying à forte influence anglo-saxonne, «400 textes concernant les banques et les finances sont en attente à la Commission européenne» et les systèmes actuels sont écartelés «entre paradoxe et complexité». Ensuite, les marges sur les crédits ont été divisées par trois en 13 mois. «Le métier se transforme» donc, sous la pression de l’évolution réglementaire, autant que de la situation économique européenne et mondiale. Alors, face à l’adversité, le Crédit agricole, qui est né il y a 130 ans, conserve ses finalités et s’appuie sur ses fondamentaux. Mais l’avenir du modèle coopératif passe aussi par la modernité et une révolution numérique génératrice de changement en profondeur. L’innovation est à la fois dedans et dehors, il faut donc être à l’affût des avancées technologiques qui font l’actualité et tracent l’avenir d’une «banque multicanal de proximité» tel que se définit aujourd’hui le Crédit agricole. «Pour y parvenir», conclut Bertrand Corbeau, «les mutations ne seront pas seulement techniques, c’est le pack coopératif et territorial qui permettra d’y arriver».
L’hégémonie du modèle anglo-saxon
En dépit d’une conjoncture perturbée, «notre Crédit agricole» insiste le président de la caisse régionale, «se porte bien» et «notre modèle a fait la démonstration de sa cohérence et de sa résistance». Y compris en passant vaillamment les épreuves dignes d’un «crash test» organisées par la BCE, pour tester la solidité des banques. Cet examen de passage est d’autant plus important, au regard des responsables de la banque mutualiste, que ce modèle unique en Europe est nettement menacé par «l’uniformisation des systèmes» et «l’hégémonie du modèle financier anglo-saxon», dont les partisans jouent les rouleaux compresseurs à Bruxelles.
Face aux attaques et aux tentatives de déstabilisation du modèle coopératif, le Crédit agricole Champagne-Bourgogne entend grâce à ces résultats, défendre «un modèle de proximité simple et efficace pour soutenir la dynamique territoriale et l’emploi». Il s’affirme ainsi dans son rôle «d’acteur socialement responsable, utile et impliqué sur des territoires», dont il contribue largement à financer le développement économique.
Et les résultats exposés par le directeur général Jacques Kermarrec confortent cette position. «Entre 2013 et 2014, le nombre de nouveaux clients a doublé», fruit d’une «bonne dynamique commerciale» qui perdure en ce premier semestre. «La maîtrise des charges et des risques» permet de résister, en dépit d’une «charge fiscale importante». Les comptes s’établissent en positif, alors que l’année 2014 «a été soumise à beaucoup de contraintes et à la pression d’ajustements importants des finances publiques» complète le directeur général qui insiste sur la solidité financière du Crédit agricole Champagne-Bourgogne et son ambition réaffirmée «de continuer à investir pour faire vivre la banque universelle de proximité et orienter ses actions vers le financement de l’économie locale».
Le métier se transforme
Ambition partagée par la Fédération nationale du Crédit agricole, dont le directeur général, Bertrand Corbeau, a tenu à rectifier quelques idées reçues sur les banques, encore trop souvent considérées comme de grands méchants loups voraces. D’abord, le système bancaire est dans le collimateur de Bruxelles sous pression de lobbying à forte influence anglo-saxonne, «400 textes concernant les banques et les finances sont en attente à la Commission européenne» et les systèmes actuels sont écartelés «entre paradoxe et complexité». Ensuite, les marges sur les crédits ont été divisées par trois en 13 mois. «Le métier se transforme» donc, sous la pression de l’évolution réglementaire, autant que de la situation économique européenne et mondiale. Alors, face à l’adversité, le Crédit agricole, qui est né il y a 130 ans, conserve ses finalités et s’appuie sur ses fondamentaux. Mais l’avenir du modèle coopératif passe aussi par la modernité et une révolution numérique génératrice de changement en profondeur. L’innovation est à la fois dedans et dehors, il faut donc être à l’affût des avancées technologiques qui font l’actualité et tracent l’avenir d’une «banque multicanal de proximité» tel que se définit aujourd’hui le Crédit agricole. «Pour y parvenir», conclut Bertrand Corbeau, «les mutations ne seront pas seulement techniques, c’est le pack coopératif et territorial qui permettra d’y arriver».
Un résultat net en augmentation de 5%
En 2014, le produit net bancaire s’établit à 366,7 M€ (+1,2%). Les charges de fonctionnement baissent de 0,7% à 189,5 M€. Le résultat brut d’exploitation atteint 177,2 M€ (+3,3%) et le résultat net 96,4 M€. Les fonds propres augmentent de 6,7% à 1 394 M€ et le coût du risque diminue de 8,5%, à 18,8 M€. Les provisions sur les créances sont de 3,13% (+0,06 pt).
Les parts de marchés : collecte bancaire 28,78% ; crédits 30,40%.
Le Crédit agricole Champagne-Bourgogne compte 1718 salariés, répartis dans 152 agences sur quatre départements : l’Aube, la Côte d’Or, la Haute-Marne et l’Yonne.
Les parts de marchés : collecte bancaire 28,78% ; crédits 30,40%.
Le Crédit agricole Champagne-Bourgogne compte 1718 salariés, répartis dans 152 agences sur quatre départements : l’Aube, la Côte d’Or, la Haute-Marne et l’Yonne.