Grèves SNCF
«Un manque à gagner de trois à quatre millions d’euros»
Alors que la grève perlée à la SNCF semble se terminer, les coopératives céréalières comme Axereal et Soufflet ont sorti la calculette et font les comptes après deux mois de grève. Patrick Tetard, président de la région Nièvre pour la coopérative Axereal, nous en dit plus sur les conséquences de ces mouvements sociaux.
Cette grève aura de lourdes conséquences. Axereal, premier affréteur de la SNCF fait ses comptes après plusieurs semaines d’interruption de trafic. Depuis le début de la grève, la coopérative céréalière n’a bénéficié que de trois trains par semaine, contre dix habituellement. Avec 4 millions de tonnes de céréales livrées par an, cette coopérative est très dépendante du trafic ferroviaire. Un chargement de train de marchandises représente environ 1200 tonnes de grains. Avec cette grève, c’est une cinquante de camions qu’il a fallut chercher en urgence. «Fort heureusement, nous n’avons perdu aucun client» précise Patrick Tetard, le président de la Nièvre pour Axereal. «Cette logistique de rattrapage aura forcement des conséquences financières» prévient t-il. «Ce qu’il faut bien comprendre, c’est que nous sommes avant tout des logisticiens et que le moindre grain de sable, dérègle toute notre organisation».
Pour l’heure, il est encore trop tôt pour tirer le bilan définitif de ce mouvement social à la SNCF, mais la coopérative estime ce surcoût lié au transport entre 10 à 12 euros la tonne. «Nous allons tout faire pour limiter l’impact pour les agriculteurs. Mais nous rognons déjà beaucoup nos marges. Nos juristes sont en train de travailler pour voir ce qu’il est possible d’obtenir en dédommagement de la part de la SNCF, mais il ne faut pas se faire d’illusions» déplore Patrick Tetard. «Nous ferons les comptes fin juin, mais d’ores et déjà nous pouvons envisager une perte de trois à quatre millions d’euros».
Même son de cloche pour l’entreprise Soufflet, pour qui la grève a eu des impacts sur l’activité agricole, le négoce et la malterie.
84 trains ont été perdus par la coopérative depuis le début du mouvement, ce qui représente 40% du trafic. Enfin, en terme de volumes, se sont 115 tonnes de céréales qui ne sont pas sorties des silos. Des charges supplémentaires qu’il va bien falloir affectées, tout en sachant que dans le contexte actuel, le monde agricole n’avait pas besoin de cette nouvelle crise.
Pour l’heure, il est encore trop tôt pour tirer le bilan définitif de ce mouvement social à la SNCF, mais la coopérative estime ce surcoût lié au transport entre 10 à 12 euros la tonne. «Nous allons tout faire pour limiter l’impact pour les agriculteurs. Mais nous rognons déjà beaucoup nos marges. Nos juristes sont en train de travailler pour voir ce qu’il est possible d’obtenir en dédommagement de la part de la SNCF, mais il ne faut pas se faire d’illusions» déplore Patrick Tetard. «Nous ferons les comptes fin juin, mais d’ores et déjà nous pouvons envisager une perte de trois à quatre millions d’euros».
Même son de cloche pour l’entreprise Soufflet, pour qui la grève a eu des impacts sur l’activité agricole, le négoce et la malterie.
84 trains ont été perdus par la coopérative depuis le début du mouvement, ce qui représente 40% du trafic. Enfin, en terme de volumes, se sont 115 tonnes de céréales qui ne sont pas sorties des silos. Des charges supplémentaires qu’il va bien falloir affectées, tout en sachant que dans le contexte actuel, le monde agricole n’avait pas besoin de cette nouvelle crise.