Recensement agricole 2010
Un instant «T» qui confirme les grandes tendances
Agreste vient de publier les premières tendances issues du recensement agricole de 2010. L'évolution du paysage agricole se confirme, avec une diminution du nombre des petites et moyennes exploitations, surtout en élevage et en polyculture élevage.
Les premiers résultats du recensement agricole de 2010 ont été publiés. Si l'on s'en tient à quelques grandes tendances, en dix ans, date du dernier recensement, la France a connu une augmentation en valeur absolue du nombre d'exploitations de grandes cultures, tandis que l'on constate une diminution du nombre d'élevages. Près d'un million de personnes participent régulièrement au travail des exploitations agricoles en 2010. Sans compter le travail des salariés saisonniers et celui des entreprises de travaux agricoles et des Cuma (soit l'équivalent de 90 000 emplois à taux plein). Au total, les exploitations agricoles utilisent 750 000 unités de travail annuel. Les chefs d'exploitation et les co-exploitants fournissent près de 60. Du travail nécessaire au fonctionnement des exploitations soit un peu plus qu'en 2000. Si le nombre d'exploitants a diminué (- 21%) en dix ans, cette baisse est limitée par l'essor des formes sociétaires et par la reconnaissance accrue du statut de conjoint, souvent déclarés co-exploitants. Leur nombre est ainsi passé de 26 800 en 2000 à 37 500 en 2010. En contrepartie la famille s'implique moins lorsqu'elle n'a pas le statut de co-exploitant. Les coups de main se font rare et certains conjoints ne participent en aucune façon à l'activité agricole. Le salariat se développe avec des salariés permanents (hors cadre familial) qui assurent 17% du travail contre 14% en 2000.
Ce recensement montre aussi l'augmentation de la superficie moyenne des exploitations agricoles (+ 13ha), qui atteint 55 ha et même 80 pour les moyennes et grandes exploitations. Une exploitation sur quatre a disparu en dix ans, surtout des petites et moyennes exploitations, alors que le nombre de grandes exploitations se maintient. La baisse touche essentiellement l'élevage et la polyculture-élevage, avec la quasi disparition des petits élevages bovins-lait et une progression des grands élevages. Les exploitations de grandes cultures sont celles qui résistent le mieux, leur nombre augmente surtout pour les spécialisées céréales et oléoprotéagineux. Les plus petites exploitations concentrent les doubles actifs.
En 2000, les moyennes et grandes exploitations occupent 93% de la SAU et 87% du volume de travail. 30% sont spécialisées en bovins, 23% en grandes cultures et 15% en viticulture. Une exploitation sur trois est une grande exploitation et un actif sur deux se trouve dans ces exploitations. Les formes juridiques évoluent également et nombre de moyennes et grandes exploitations (25%) adoptent le statut d'exploitant agricole à responsabilité limitée (EARL) qui protège les biens personnels en les séparant du capital de la société. En revanche, le nombre de Gaec (société civile majoritairement familiale) n'évolue pas. Un tiers des grandes exploitations emploie au moins un salarié permanent.
Ce recensement montre aussi l'augmentation de la superficie moyenne des exploitations agricoles (+ 13ha), qui atteint 55 ha et même 80 pour les moyennes et grandes exploitations. Une exploitation sur quatre a disparu en dix ans, surtout des petites et moyennes exploitations, alors que le nombre de grandes exploitations se maintient. La baisse touche essentiellement l'élevage et la polyculture-élevage, avec la quasi disparition des petits élevages bovins-lait et une progression des grands élevages. Les exploitations de grandes cultures sont celles qui résistent le mieux, leur nombre augmente surtout pour les spécialisées céréales et oléoprotéagineux. Les plus petites exploitations concentrent les doubles actifs.
En 2000, les moyennes et grandes exploitations occupent 93% de la SAU et 87% du volume de travail. 30% sont spécialisées en bovins, 23% en grandes cultures et 15% en viticulture. Une exploitation sur trois est une grande exploitation et un actif sur deux se trouve dans ces exploitations. Les formes juridiques évoluent également et nombre de moyennes et grandes exploitations (25%) adoptent le statut d'exploitant agricole à responsabilité limitée (EARL) qui protège les biens personnels en les séparant du capital de la société. En revanche, le nombre de Gaec (société civile majoritairement familiale) n'évolue pas. Un tiers des grandes exploitations emploie au moins un salarié permanent.
Les chiffres clés...
En dix ans le nombre d'exploitations a baissé de 26% en France (24% en Italie, 29% aux Pays-Bas et 36% en Allemagne.
27% des chefs d'exploitation et coexploitants sont des femmes. Les formes sociétaires améliorent la prise en compte du statut du conjoint, en particulier celui des femmes.
Dans les moyennes et grandes exploitations, les trois quarts des chefs d'exploitation et coexploitants de moins de 40 ans ont au moins le baccalauréat.
90 500 exploitations (18%) commercialisent en vente directe ou circuit court, soit près d'une sur cinq.
6900 exploitations ont des installations d'énergie renouvelable.