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1er Mondial Charolais

Un événement «exceptionnel» qui veut montrer la «force» de la 1ère race à viande

Lundi 23 juin, les organisateurs et les partenaires du 1er Mondial Charolais, qui aura lieu les 28, 29 et 30 août au Marault, étaient réunis pour préciser le programme, les ambitions et les enjeux d’un événement qualifié d’ «exceptionnel». L’occasion de dévoiler la philosophie qui préside à «une communication puissante» autour de la race charolaise.
Par Emmanuel Coulombeix
Un événement «exceptionnel» qui veut montrer la «force» de la 1ère race à viande
Les membres du Comité de pilotage du Mondial charolais...
[I]«Il ne sert à rien de dire que la charolaise est la 1ère race à viande française et mondiale, si on ne fait rien pour le démontrer. Nous avons le devoir de montrer que nous sommes bons et que nous vendons encore. Nous devons montrer notre force et notre puissance et nous avons besoin de convaincre que nous sommes les meilleurs et que nous pouvons durer dans le temps»[i]: ainsi Michel Baudot, président du Herd Book Charolais, pose-t-il les jalons de l’immense opération de communication qu’il enclenche avec l’organisation du 1er Mondial Charolais, fin août au Marault (programme sur www.charolaise.fr).
Et quelle communication! Un budget ambitieux d’environ 450 000 euros, [I]«soit trois fois plus que ce que coûte habituellement l’organisation du National adultes»[i], permettra de réunir un maximum d’acteurs et de partenaires de l’élevage. Catherine Locatelli, la chargée de communication du HBC, parle [I]«d’un événement exceptionnel»[i] à plusieurs titres: [I]«d’abord parce qu’il visera les professionnels et l’ensemble de la filière. C’est rare de voir un événement réunissant tous les professionnels, du naisseur au distributeur en passant par les intermédiaires, où toutes les branches seront représentées. Ensuite, parce que le Mondial sera grand public: nous montrerons à tous ceux qui veulent participer aux festivités le charolais sous toutes ses formes, de la fourche à la fourchette. 1000 animaux seront présents sur le site et il y aura des dégustations de viande et des animations pour les enfants et pour les plus grands. Enfin, parce que la portée de l’événement sera internationale, avec le Congrès mondial charolais qui accueillera durant une semaine, dans le berceau de la race, plus de 200 éleveurs issus de 20 pays producteurs»[i]. Pour le président d’Interbev Bourgogne, le Nivernais Emmanuel Bernard, [I]«si le succès est au rendez-vous, les retombées seront positives à tous les niveaux. Ce sera bon pour la race charolaise, bon pour le site du Marault, et si nous réussissons à faire monter la mayonnaise, les partenaires de la filière poursuivrons notre ambition, en faisant vendre, en évoquant une belle histoire, en faisant rêver les professionnels comme les consommateurs»[i].
Les co-organisateurs veulent faire passer des messages [I]«aux étrangers et à la presse: si on ne défend pas notre façon d’élever ici, ce ne sont pas les autres qui nous défendront»[i]. [I]«Pour une fois, nous rassemblerons concrètement l’ensemble de la filière sur un même site, ce que nous ne savons pas toujours faire aussi bien que d’autres races. Montrer la charolaise du pré à l’assiette, ce ne peut être que bénéfique pour chacun d’entre nous»[i] insiste Eric Bertrand, le président de la Chambre d’agriculture de la Nièvre, co-organisatrice et caution morale du Mondial charolais au nom des éleveurs et des organisations professionnelles du territoire régional.

[INTER]De multiples événements en un[inter]
Les organisateurs ont su motiver de nombreux partenaires publics et privés autour de leurs ambitions. Ainsi, le Conseil régional, le Conseil général de la Nièvre, les collectivités locales, le Crédit agricole Centre Loire, la société Lagrost, l’organisme de sélection de la race, Bigard, SVA Jean Rozé, Despinasse, Puigrenier, les marchés au cadran et les groupements coopératifs, les circuits de distribution, les JA 58 et Groupama sont-ils les leaders d’une soixantaine de structures impliquées au quotidien dans la filière et dans le Mondial charolais...

Le Comité de pilotage, qui affine actuellement les détails de l’événement, est composé du Herd Book Charolais, d’Interbev Bourgogne et de la Chambre d’agriculture de la Nièvre, véritables têtes de pont de l’événement. [I]«C’est un effort de communication inédit, que l’on ne reproduira pas tous les ans, et qui s’appuie sur de nombreuses manifestations parallèles. Nous voulons faire quelque chose qui ait de la gueule, sans se disperser, mais qui satisfasse tout le monde, en espérant que la météo sera avec nous»[i] précise Michel Baudot.

Parmi les multiples rendez-vous sont annoncés un concours de boucherie, associé au concours national de reproducteurs adultes, le concours national des veaux le 5 septembre, à la fin de cette folle semaine, la finale départementale de labours des JA, sur une parcelle en face du HBC, les anniversaires du Herd Book (150 ans) et de Charolais international (50 ans) salués par un livre et des expos, un fil rouge et une soirée professionnelle à Beaune le 2 septembre autour de l’efficacité alimentaire, des expositions multi-espèces (chevaux, moutons, avicole), des animations pour les enfants, des dégustations de viande, de la vente directe, un marché des terroirs, et un Festival charolais, le samedi soir, réunissant trois ambiances musicales autour d’un barbecue géant... La liste n’est pas exhaustive. [I]«Nous voulons, bien sûr présenter l’histoire de la race, mais aussi montrer notre envie, convaincre que le charolais a su évoluer, que dans un même animal il y a plusieurs destinations, géographiques ou de consommation, que cette race à viande la plus présente dans le monde n’est pas un produit standard, qu’elle s’adapte»[i]... souligne Emmanuel Bernard.

Michel Baudot, appuie dans le même sens: [I]«Nous pesons 33% des tonnages de viande abattue en France. Nous sommes capables de fournir des animaux d’une même race en qualité et en quantité pour des destinations qui se diversifient, allant du buggy à la formule 1»[i]. Et Eric Bertrand enfonce le clou: [I]«Nous ne verrons pas seulement l’élite de l’élite au Marault, mais tout ce que tout un chacun est capable de faire ici, du moment que l’animal a un parent inscrit au Herd Book, une large palette de produits qui sera intéressante pour nous qui n’évoluons pas sur une terre d’engraissement!»[i]
Une occasion également de montrer l’impact économique, social et culturel de la race sur la région: [I]«le retour d’activité économique sur le territoire est, à l’hectare, plus élevé en élevage qu’en céréales»[i]. Tout un programme! Fière et prometteuse, la [I]«blanche»[i] veut demeurer la reine, dans les prés, sur les étals, dans les assiettes et surtout dans les esprits...