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Un dossier déposé par le PNR du Morvan
Le Parc naturel régional du Morvan vient de déposer un dossier auprès de l’autorité de gestion qu’est devenu le Conseil régional de Bourgogne, dans le cadre de l’appel national à projets agro-écologiques. Objectif : 20 millions d’euros sur les 80 millions de l’enveloppe régionale, pour inciter le double d’exploitants des 134 communes concernées à pratiquer une agriculture performante économiquement et respectueuse de l’environnement.
Selon Isabelle Civette, chargée de mission au PNR du Morvan, «le projet du Parc est très ambitieux». Il s’inscrit dans le cadre, national, de l’appel à projets agro-écologiques, décidé par le ministère de l’agriculture, et soumis à l’autorité de gestion des Conseils régionaux dans les régions.
Pour la Bourgogne, d’ici 2020, c’est une enveloppe de 20 millions d’euros qui devrait être attribuée à ces projets en faveur d’une double performance agricole et environnementale. Le Morvan en lorgne une bonne part du gâteau, puisque ce n’est pas moins de 20 millions qui sont en jeu dans le dossier que la Parc a déposé à la Région. «Notre objectif est d’au moins doubler le nombre d’agriculteurs bénéficiaires sur le territoire du Morvan, de 260 dans la précédente programmation financière qui s’achève à plus de 520 dans la prochaine» dit Isabelle Civette. Les premiers éléments de réponse de la Région et de l’Etat devaient intervenir le 24 février pour une éventuelle acceptation le 11 mars prochain. Les exploitants de 134 communes des quatre départements bourguignons ainsi que de la zone Natura 2000 au sud du Morvan «et d’un petit bout hors du Parc» sont concernés. Leurs représentants professionnels, sous l’égide de la Chambre régionale d’agriculture et des chambres départementales, ont assisté et participé aux réunions de préparation du projet.
Selon Gilles Lemée, agriculteur bio à Saint-Agnan qui siège au Comité syndical du Parc, les travaux n’ont rencontré aucune opposition de principe, même si l’ambition agro-écologique imposera des contraintes aux agriculteurs.
Priorité à ceux qui perdent la PHAE2 et l’ICHN
Si le projet remporte l’adhésion de la profession, c’est pour deux raisons. L’aspect financier n’est pas le moindre. 20 millions à se partager sur des contrats de cinq ans (avec 3 années d’engagement possible, par exemple 2015, 2016 et 2017), ce n’est pas anodin. Surtout qu’il s’agit de mesures «intéressantes sur le plan de la biodiversité» mais aussi de «mesures système herbager». Une contractualisation sur les prairies permanentes mais aussi d’autres mesures à la parcelle, sur la base du volontariat. «A la différence des prairies très humides ou très sèches, les mesures seront beaucoup moins sélectives» explique Isabelle Civette, de sorte d’encourager une adhésion plus nombreuse mais aussi d’accroître les surfaces concernées dans le Morvan.
Par ailleurs, ces aides s’adresseront en priorité à des agriculteurs qui étaient déjà intégrés dans des démarches environnementales, puisqu’elles «seront proposées au départ à ceux qui perdent le bénéfice de la PHAE2 et de la revalorisation de l’ICHN». Le Parc s’appuie sur un réseau d’agriculteurs déjà engagés dans les MAE et qui veulent rester des «moteurs sur le territoire pour que le Morvan avance. Tous attendaient çà !» Le premier objectif est d’assurer «une continuité, pour que les exploitations dépendantes financièrement de la Pac ne subissent pas de nouvelle difficulté financière du fait de la réforme de la Pac». Le Parc a d’ailleurs proposé avec les Chambres d’agriculture des formations Vivea sur le cadre de déclaration Pac, jusqu’au 10 février pour ces exploitations-là, avant de les ouvrir aux autres. Le Parc est très ambitieux, donc, et s’engage à répondre «à tous ceux qui voudraient entrer dans le dispositif». Ceux qui ne seraient pas passés dans les contrats cette année pourraient encore le faire en 2016 ou 2017.
Pour la Bourgogne, d’ici 2020, c’est une enveloppe de 20 millions d’euros qui devrait être attribuée à ces projets en faveur d’une double performance agricole et environnementale. Le Morvan en lorgne une bonne part du gâteau, puisque ce n’est pas moins de 20 millions qui sont en jeu dans le dossier que la Parc a déposé à la Région. «Notre objectif est d’au moins doubler le nombre d’agriculteurs bénéficiaires sur le territoire du Morvan, de 260 dans la précédente programmation financière qui s’achève à plus de 520 dans la prochaine» dit Isabelle Civette. Les premiers éléments de réponse de la Région et de l’Etat devaient intervenir le 24 février pour une éventuelle acceptation le 11 mars prochain. Les exploitants de 134 communes des quatre départements bourguignons ainsi que de la zone Natura 2000 au sud du Morvan «et d’un petit bout hors du Parc» sont concernés. Leurs représentants professionnels, sous l’égide de la Chambre régionale d’agriculture et des chambres départementales, ont assisté et participé aux réunions de préparation du projet.
Selon Gilles Lemée, agriculteur bio à Saint-Agnan qui siège au Comité syndical du Parc, les travaux n’ont rencontré aucune opposition de principe, même si l’ambition agro-écologique imposera des contraintes aux agriculteurs.
Priorité à ceux qui perdent la PHAE2 et l’ICHN
Si le projet remporte l’adhésion de la profession, c’est pour deux raisons. L’aspect financier n’est pas le moindre. 20 millions à se partager sur des contrats de cinq ans (avec 3 années d’engagement possible, par exemple 2015, 2016 et 2017), ce n’est pas anodin. Surtout qu’il s’agit de mesures «intéressantes sur le plan de la biodiversité» mais aussi de «mesures système herbager». Une contractualisation sur les prairies permanentes mais aussi d’autres mesures à la parcelle, sur la base du volontariat. «A la différence des prairies très humides ou très sèches, les mesures seront beaucoup moins sélectives» explique Isabelle Civette, de sorte d’encourager une adhésion plus nombreuse mais aussi d’accroître les surfaces concernées dans le Morvan.
Par ailleurs, ces aides s’adresseront en priorité à des agriculteurs qui étaient déjà intégrés dans des démarches environnementales, puisqu’elles «seront proposées au départ à ceux qui perdent le bénéfice de la PHAE2 et de la revalorisation de l’ICHN». Le Parc s’appuie sur un réseau d’agriculteurs déjà engagés dans les MAE et qui veulent rester des «moteurs sur le territoire pour que le Morvan avance. Tous attendaient çà !» Le premier objectif est d’assurer «une continuité, pour que les exploitations dépendantes financièrement de la Pac ne subissent pas de nouvelle difficulté financière du fait de la réforme de la Pac». Le Parc a d’ailleurs proposé avec les Chambres d’agriculture des formations Vivea sur le cadre de déclaration Pac, jusqu’au 10 février pour ces exploitations-là, avant de les ouvrir aux autres. Le Parc est très ambitieux, donc, et s’engage à répondre «à tous ceux qui voudraient entrer dans le dispositif». Ceux qui ne seraient pas passés dans les contrats cette année pourraient encore le faire en 2016 ou 2017.