1er forum des métiers de l’agro-équipement
Un beau succès
L’agro-équipement intéresse les jeunes et moins jeunes nivernais en recherche d’emplois ou de formations. Pour le 1er forum qui était consacré au secteur, samedi 21 mars à Saint-Benin d’Azy, près de 150 personnes sont venues se renseigner.
Les métiers de l’agro-équipement, dans la Nièvre comme partout en France, sont en tension. Près de 5000 offres ne sont pas pourvues, chaque année, dans le pays. Le département dispose de trois centres de formation spécialisés (CFA de Marzy, Afpa et Iperma) et une palette de diplômes conduisant à des postes recherchés par de nombreux professionnels nivernais.
D’ailleurs, samedi dernier, un panneau où étaient affichées les offres d’apprentissage et d’emplois, était rempli, les organisateurs (dont les trois chambres consulaires, les centres de formation, l’association Avenir et la Fédération Cuma Bourgogne) ayant centralisé depuis trois semaines les remontées des concessionnaires et autres entreprises de travaux agricoles... Selon Elisabeth Gheeraert, la conseillère emploi de la Chambre des Métiers, cet engouement s’est vérifié dans la bonne fréquentation de l’événement. Ce sont ainsi près de 150 personnes qui sont venues se renseigner, dans le cadre de la concession Dachard, sur les opportunités de formations et de travail. Un vrai succès lorsqu’on sait que plus de la moitié ont «pris contact avec les établissements de formation » se réjouit Stéphane Leuzy, de l’association Avenir, l’un des organisateurs de cet événement inédit qui sera vraisemblablement reconduit prochainement, devant le succès remporté. «Peut-être sous une autre forme et dans un autre cadre» précise-t-il, tant les métiers de l’agro-équipement ont encore beaucoup à faire pour séduire et attirer jeunes et moins jeunes. Pour une première, en tout cas, la réussite est totale. Parmi les visiteurs, de profils, d’âges et d’horizons très variés, Terres de Bourgogne a demandé leurs impressions à trois témoins de la journée.
En recherche d’emploi après des difficultés dans le tourisme
La cinquantaine volontaire, Rose-Marie est venue au forum pour trouver du travail. Elle cherche activement un emploi depuis le début de l’année, alors qu’elle était jusqu’alors auto-entrepreneuse, à Lormes, dans une activité de chambre d’hôtes et de cave à vins. «Nous avons connu deux années difficile sur le plan du tourisme et comme j’ai énormément souffert financièrement, je cherche une nouvelle source de revenu» explique cette femme dynamique et surtout qui a gardé une posture «positive» de ses expériences professionnelles précédentes en tant que technico-commerciale pour une société d’assurances. «Je cherche un poste au profil commercial, parce que j’aime le contact avec les gens et que j’ai une bonne connaissance du secteur financier mais aussi du secteur agricole» dit-elle, après avoir consulté le panneau d’offres d’emploi. Même si elle n’a pas trouvé ce qu’elle était venue chercher, ce jour-là, Rose-Marie a pris des contacts et se dit satisfaite de l’organisation d’un tel événement : «cela permet de voir la réalité des deux côtés !» Pour autant, elle lâche une certaine frustration : «pourquoi n’avoir pas ouvert à d’autres types de métiers en rapport avec l’équipement, tels que le bâtiment ou les métiers de l’énergie» demande-t-elle. En attendant de nouveaux rendez-vous de ce type, et en restant une battante, Rose-Marie retourne à Lormes où elle est membre fondatrice d’une association, baptisée Fleurs de jersiaises, qui comme son nom l’indique est propriétaire de deux vaches laitières jersiaises et propose à sa dizaine d’adhérents et à quelques voisins du lait, du fromage blanc et du fromage... mais elle l’assure : «notre passion n’a rien de mercantile !»
Jean-Christophe, 40 ans, en recherche de poste
Rien ne conduisait ce Parisien pur jus à venir s’installer dans la Nièvre. Pâtissier de formation et un CAP d’électrotechnique en poche, il a quitté la capitale il y a cinq ans, le cœur élger, pour venir profiter du grand air de Beaumont-Sardolles. Durant tout ce temps, il n’a eu aucun mal à assurer de nombreux contrats d’intérimaire, dans divers secteurs, «mais depuis un an je galère : dans la Nièvre il n’y a plus de petits boulots, soit à cause de la crise, soit parce que les gens ne sont pas ouverts aux autres» explique-t-il. Du coup, il a voulu venir voir par lui-même, sur invitation de Pôle emploi, si les postes dans l’agro-équipement étaient plus nombreux que dans d’autres secteurs... «J’ai repéré un offre de de magasinier mais c’est en Saône-et-Loire et c’est trop loin d’où je vis. Au maximum, je peux aller à Nevers, pourquoi pas en tant qu’ouvrier et peut-être en me formant par alternance» dit-il. Mais Jean-Christophe ne peut « pas se déplacer et déménager. Je voulais m’implanter dans la Nièvre pour avoir une vie correcte mais c’est à désespérer de trouver un emploi. L’agro-équipement m’intéresse mais je veux un emploi d’ouvrier, et pas de chef, où je ferai ma journée et où je serai pépère en soirée. Je ne cherche pas une formation pour être indépendant, je cherche à apprendre sur le tas, comme dans les années 70, mais j’ai bien l’impression que çà ne marche plus comme çà ! »
Passionné d’engins, Clément, 13 ans, veut se former
Venu avec ses parents et son petit frère de Cosne-sur-Loire, Clément, 13 ans, est en 4è. Les métiers de l’agro-équipement l’intéressent et notamment parce qu’il nourrit une passion pour les engins. Sans encore trop savoir dans quelle discipline (mécanique, commercial, conduite...), il a persuadé ses parents de venir au forum parce que «les premiers choix d’orientation scolaire commencent à être faits», selon sa maman. «L’idée d’un tel rendez-vous est excellente parce que çà permet de réunir tous les professionnels en un seul point de rencontre et parce que, chez un concessionnaire, il y a le matériel et les employés qui donnent une idée de leur environnement de travail». C’est une affiche, placardée dans leur ville, qui a alerté la famille sur l’événement et a donné envie à Clément de venir s’informer. Pour l’instant, c’est surtout sur les stands des centres de formation qu’il est venu s’informer. Avec ses parents, le jeune garçon, a par exemple passé plus de vingt minutes à poser des questions aux formateurs du CFA de Marzy sur les diplômes qu’il est possible de préparer et les évolutions professionnelles qui peuvent en découler. Convaincu, Clément l’était déjà avant de venir à Saint-Benin d’Azy, mais il a réussi à sensibiliser ses parents. Des parents qui, pourtant, n’ont rien à voir avec l’agriculture ni l’agro-équipement : «nous travaillons dans le domaine social et de l’aide à la personne» ont-ils confié.
D’ailleurs, samedi dernier, un panneau où étaient affichées les offres d’apprentissage et d’emplois, était rempli, les organisateurs (dont les trois chambres consulaires, les centres de formation, l’association Avenir et la Fédération Cuma Bourgogne) ayant centralisé depuis trois semaines les remontées des concessionnaires et autres entreprises de travaux agricoles... Selon Elisabeth Gheeraert, la conseillère emploi de la Chambre des Métiers, cet engouement s’est vérifié dans la bonne fréquentation de l’événement. Ce sont ainsi près de 150 personnes qui sont venues se renseigner, dans le cadre de la concession Dachard, sur les opportunités de formations et de travail. Un vrai succès lorsqu’on sait que plus de la moitié ont «pris contact avec les établissements de formation » se réjouit Stéphane Leuzy, de l’association Avenir, l’un des organisateurs de cet événement inédit qui sera vraisemblablement reconduit prochainement, devant le succès remporté. «Peut-être sous une autre forme et dans un autre cadre» précise-t-il, tant les métiers de l’agro-équipement ont encore beaucoup à faire pour séduire et attirer jeunes et moins jeunes. Pour une première, en tout cas, la réussite est totale. Parmi les visiteurs, de profils, d’âges et d’horizons très variés, Terres de Bourgogne a demandé leurs impressions à trois témoins de la journée.
En recherche d’emploi après des difficultés dans le tourisme
La cinquantaine volontaire, Rose-Marie est venue au forum pour trouver du travail. Elle cherche activement un emploi depuis le début de l’année, alors qu’elle était jusqu’alors auto-entrepreneuse, à Lormes, dans une activité de chambre d’hôtes et de cave à vins. «Nous avons connu deux années difficile sur le plan du tourisme et comme j’ai énormément souffert financièrement, je cherche une nouvelle source de revenu» explique cette femme dynamique et surtout qui a gardé une posture «positive» de ses expériences professionnelles précédentes en tant que technico-commerciale pour une société d’assurances. «Je cherche un poste au profil commercial, parce que j’aime le contact avec les gens et que j’ai une bonne connaissance du secteur financier mais aussi du secteur agricole» dit-elle, après avoir consulté le panneau d’offres d’emploi. Même si elle n’a pas trouvé ce qu’elle était venue chercher, ce jour-là, Rose-Marie a pris des contacts et se dit satisfaite de l’organisation d’un tel événement : «cela permet de voir la réalité des deux côtés !» Pour autant, elle lâche une certaine frustration : «pourquoi n’avoir pas ouvert à d’autres types de métiers en rapport avec l’équipement, tels que le bâtiment ou les métiers de l’énergie» demande-t-elle. En attendant de nouveaux rendez-vous de ce type, et en restant une battante, Rose-Marie retourne à Lormes où elle est membre fondatrice d’une association, baptisée Fleurs de jersiaises, qui comme son nom l’indique est propriétaire de deux vaches laitières jersiaises et propose à sa dizaine d’adhérents et à quelques voisins du lait, du fromage blanc et du fromage... mais elle l’assure : «notre passion n’a rien de mercantile !»
Jean-Christophe, 40 ans, en recherche de poste
Rien ne conduisait ce Parisien pur jus à venir s’installer dans la Nièvre. Pâtissier de formation et un CAP d’électrotechnique en poche, il a quitté la capitale il y a cinq ans, le cœur élger, pour venir profiter du grand air de Beaumont-Sardolles. Durant tout ce temps, il n’a eu aucun mal à assurer de nombreux contrats d’intérimaire, dans divers secteurs, «mais depuis un an je galère : dans la Nièvre il n’y a plus de petits boulots, soit à cause de la crise, soit parce que les gens ne sont pas ouverts aux autres» explique-t-il. Du coup, il a voulu venir voir par lui-même, sur invitation de Pôle emploi, si les postes dans l’agro-équipement étaient plus nombreux que dans d’autres secteurs... «J’ai repéré un offre de de magasinier mais c’est en Saône-et-Loire et c’est trop loin d’où je vis. Au maximum, je peux aller à Nevers, pourquoi pas en tant qu’ouvrier et peut-être en me formant par alternance» dit-il. Mais Jean-Christophe ne peut « pas se déplacer et déménager. Je voulais m’implanter dans la Nièvre pour avoir une vie correcte mais c’est à désespérer de trouver un emploi. L’agro-équipement m’intéresse mais je veux un emploi d’ouvrier, et pas de chef, où je ferai ma journée et où je serai pépère en soirée. Je ne cherche pas une formation pour être indépendant, je cherche à apprendre sur le tas, comme dans les années 70, mais j’ai bien l’impression que çà ne marche plus comme çà ! »
Passionné d’engins, Clément, 13 ans, veut se former
Venu avec ses parents et son petit frère de Cosne-sur-Loire, Clément, 13 ans, est en 4è. Les métiers de l’agro-équipement l’intéressent et notamment parce qu’il nourrit une passion pour les engins. Sans encore trop savoir dans quelle discipline (mécanique, commercial, conduite...), il a persuadé ses parents de venir au forum parce que «les premiers choix d’orientation scolaire commencent à être faits», selon sa maman. «L’idée d’un tel rendez-vous est excellente parce que çà permet de réunir tous les professionnels en un seul point de rencontre et parce que, chez un concessionnaire, il y a le matériel et les employés qui donnent une idée de leur environnement de travail». C’est une affiche, placardée dans leur ville, qui a alerté la famille sur l’événement et a donné envie à Clément de venir s’informer. Pour l’instant, c’est surtout sur les stands des centres de formation qu’il est venu s’informer. Avec ses parents, le jeune garçon, a par exemple passé plus de vingt minutes à poser des questions aux formateurs du CFA de Marzy sur les diplômes qu’il est possible de préparer et les évolutions professionnelles qui peuvent en découler. Convaincu, Clément l’était déjà avant de venir à Saint-Benin d’Azy, mais il a réussi à sensibiliser ses parents. Des parents qui, pourtant, n’ont rien à voir avec l’agriculture ni l’agro-équipement : «nous travaillons dans le domaine social et de l’aide à la personne» ont-ils confié.