Bio Bourgogne
Un accompagnement technique …mais pas que
Alors que le rythme des conversions en agriculture biologique reste soutenu, Philippe Camburet, président de Bio Bourgogne, rappelle les missions et les conditions d’intervention d’une association régionale, qui assure l’accompagnement technique des agriculteurs en parcours de conversion bio et bien au-delà...
- En premier lieu, il peut être nécessaire de rappeler les missions du réseau bio de Bourgogne ?
Philippe Camburet : «Depuis 40 ans le réseau bio de Bourgogne défend le métier de productrice et producteur bio et promeut un développement cohérent, durable et solidaire de l’agriculture biologique.La force de notre réseau réside dans son rayonnement à plusieurs niveaux : il s’appuie sur la Fédération Nationale d’Agriculture Biologique (FNAB), Bio Bourgogne représente l’échelon régional et enfin les GAB (Groupements d’agriculteurs bio), qui constituent les relais départementaux. Depuis 30 ans, ces GAB se sont dotés d’un service technique : Bio Bourgogne, association de producteurs bio que je préside depuis bientôt un an. Avec nos adhérents et l’équipe de conseillers spécialisés, l’association accompagne tous les agriculteurs qui le souhaitent : elle leur permet de découvrir les techniques utilisées en agriculture biologique, de réfléchir à leur conversion, de réaliser des diagnostics complets d’exploitation et de bénéficier d’un suivi sur le long terme. Avec un objectif : être au plus près des agriculteurs et de leurs préoccupations, ce qui explique que notre équipe de conseillers spécialisés en bio répartis sur les quatre départements, s’étoffe d’année en année».
- En trente ans la notion d’accompagnement a bien évolué pour s’adapter au développement de l’agriculture biologique, quel est le rôle d’un conseiller bio aujourd’hui ?
«Une des missions de l’association est l’accompagnement des agriculteurs dans leur projet de conversion ou d’installation à l’agriculture biologique. Depuis l’émergence de l’idée, jusqu’à la fierté d’avoir réussi, nous sommes tous passés par des phases de réflexion, de doute, de remise en question. A chaque étape du dialogue qui s’installe avec son conseiller, on peut s’appuyer sur davantage de confiance, et l’appropriation des sujets qui semblaient délicats au départ, se déroule tout naturellement. Au-delà de répondre à des questions techniques, le rôle de l’accompagnateur est, au fur et à mesure des échanges, de mettre l’agriculteur à l’aise et qu’il pose ainsi toutes les questions qui lui passent par la tête : « est-ce qu’on a le droit de…. ? » « que vont penser mes collègues de moi ? », etc. Pas à pas, les réponses doivent apaiser, pour que la réflexion mûrisse au rythme de chacun. La décision finale du passage en bio doit bien appartenir à l’agriculteur : il n’est pas question de pousser à tout prix à la conversion».
- Au-delà de l’accompagnement technique individuel quelle place pour les échanges, la transmission d’informations ?
«L’animation du réseau des producteurs bio, les formations, les tours de plaine, les actions de sensibilisation, les visites de fermes bio… mais aussi les commissions par secteurs de production, permettent de répondre aux besoins d’échanges et de partage d’expériences entre collègues, et d’intégrer les nouveaux agriculteurs bio. Cela permet aussi à chacun de se rendre compte que le passage en bio est possible pour bon nombre d’entre nous, et dans de bonnes conditions. On dénombre très peu de retour en arrière car une grande majorité des candidats à la conversion se font accompagner dans leurs projets, ce qui maximise leurs chances de réussite».
- Et après la conversion ?…
«L’accompagnement, qu’il soit technique, administratif ou réglementaire, ne s’arrête pas à la période de conversion, il va bien au-delà. L’objectif étant bien sûr qu’une ferme qui passe en bio le reste. Cela passe par des formations, des conseils personnalisés sur le terrain, mais aussi la diffusion de bulletins techniques (actuellement 4 publications couvrant le secteur des grandes cultures, du maraîchage, de la viticulture et de l’élevage) et bien sûr la productions de références».
Philippe Camburet : «Depuis 40 ans le réseau bio de Bourgogne défend le métier de productrice et producteur bio et promeut un développement cohérent, durable et solidaire de l’agriculture biologique.La force de notre réseau réside dans son rayonnement à plusieurs niveaux : il s’appuie sur la Fédération Nationale d’Agriculture Biologique (FNAB), Bio Bourgogne représente l’échelon régional et enfin les GAB (Groupements d’agriculteurs bio), qui constituent les relais départementaux. Depuis 30 ans, ces GAB se sont dotés d’un service technique : Bio Bourgogne, association de producteurs bio que je préside depuis bientôt un an. Avec nos adhérents et l’équipe de conseillers spécialisés, l’association accompagne tous les agriculteurs qui le souhaitent : elle leur permet de découvrir les techniques utilisées en agriculture biologique, de réfléchir à leur conversion, de réaliser des diagnostics complets d’exploitation et de bénéficier d’un suivi sur le long terme. Avec un objectif : être au plus près des agriculteurs et de leurs préoccupations, ce qui explique que notre équipe de conseillers spécialisés en bio répartis sur les quatre départements, s’étoffe d’année en année».
- En trente ans la notion d’accompagnement a bien évolué pour s’adapter au développement de l’agriculture biologique, quel est le rôle d’un conseiller bio aujourd’hui ?
«Une des missions de l’association est l’accompagnement des agriculteurs dans leur projet de conversion ou d’installation à l’agriculture biologique. Depuis l’émergence de l’idée, jusqu’à la fierté d’avoir réussi, nous sommes tous passés par des phases de réflexion, de doute, de remise en question. A chaque étape du dialogue qui s’installe avec son conseiller, on peut s’appuyer sur davantage de confiance, et l’appropriation des sujets qui semblaient délicats au départ, se déroule tout naturellement. Au-delà de répondre à des questions techniques, le rôle de l’accompagnateur est, au fur et à mesure des échanges, de mettre l’agriculteur à l’aise et qu’il pose ainsi toutes les questions qui lui passent par la tête : « est-ce qu’on a le droit de…. ? » « que vont penser mes collègues de moi ? », etc. Pas à pas, les réponses doivent apaiser, pour que la réflexion mûrisse au rythme de chacun. La décision finale du passage en bio doit bien appartenir à l’agriculteur : il n’est pas question de pousser à tout prix à la conversion».
- Au-delà de l’accompagnement technique individuel quelle place pour les échanges, la transmission d’informations ?
«L’animation du réseau des producteurs bio, les formations, les tours de plaine, les actions de sensibilisation, les visites de fermes bio… mais aussi les commissions par secteurs de production, permettent de répondre aux besoins d’échanges et de partage d’expériences entre collègues, et d’intégrer les nouveaux agriculteurs bio. Cela permet aussi à chacun de se rendre compte que le passage en bio est possible pour bon nombre d’entre nous, et dans de bonnes conditions. On dénombre très peu de retour en arrière car une grande majorité des candidats à la conversion se font accompagner dans leurs projets, ce qui maximise leurs chances de réussite».
- Et après la conversion ?…
«L’accompagnement, qu’il soit technique, administratif ou réglementaire, ne s’arrête pas à la période de conversion, il va bien au-delà. L’objectif étant bien sûr qu’une ferme qui passe en bio le reste. Cela passe par des formations, des conseils personnalisés sur le terrain, mais aussi la diffusion de bulletins techniques (actuellement 4 publications couvrant le secteur des grandes cultures, du maraîchage, de la viticulture et de l’élevage) et bien sûr la productions de références».