Ils préfigurent les nouveaux GIEE en faveur de l’agro-écologie
Trois projets nivernais retenus par le ministère de l’Agriculture
Utilisation du bocage pour la litière en bois-plaquettes, espace-test pour le pastoralisme en bord de Loire, système innovant de rotations en céréales entre Loire et Allier: 3 projets nivernais (sur 4 en Bourgogne) viennent d’être validés par le ministère de l’Agriculture dans le cadre de «la mobilisation collective pour l’agro-écologie» lancée en mai 2013.
En mai 2013, Stéphane Le Foll lançait un appel à projets [I]«mobilisation collective pour l’agro-écologie»[i], l’un de ses chevaux de bataille depuis le [I]«Projet agro-écologique pour la France»[i] initié par le ministre fin 2012, qui a fortement inspiré la nouvelle Loi d’avenir pour l’agriculture. Cet appel à projets avait pour principale ambition de préparer la mise en place des futurs Groupements d’intérêt économique et environnemental (GIEE), créés par elle, visant à réunir [I]«des collectifs d’agriculteurs souhaitant développer des formes d’agriculture performantes sur les plans économique et environnemental et répondant aux principes de l’agro-écologie»[i].
Fin septembre 2013, ce sont pas moins de 469 dossiers de candidature qui ont été déposés via les Draaf et, début 2014, 103 d’entre eux ont été retenus au niveau national. En Bourgogne, quatre projets ont été validés, dont 3 dans la Nièvre, qui seront financés par le Compte d’affectation spéciale pour le développement agricole et rural (Casdar). S’ils adoptent la forme de GIEE, à l’avenir, ces projets pourront bénéficier d’une majoration des aides en faveur de l’agriculture, issues du 2è pilier de la Pac. Devant le succès de la mobilisation, le ministre a d’ores et déjà augmenté le budget initial consacré à ces projets, de 2,7 millions d’euros à 6,7 millions d’euros. Parmi les thématiques les plus représentées, on trouve notamment l’autonomie alimentaire des troupeaux, la qualité de l’eau, la réduction des intrants, l’agriculture biologique, la conservation des sols, la méthanisation ou l’agro-foresterie. Dans la Nièvre, les trois collectifs retenus visent qui, l’utilisation du bois de bocage en plaquettes pour la litière des animaux, qui, le développement du pastoralisme le long de la Loire, qui, un système innovant et performant dans les exploitations nivernaises avec des rotations à base de céréales.
[INTER]Plaquettes bocagères pour litière[inter]
La même diversité des projets, au niveau national, se retrouve dans ceux qui ont été sélectionnés dans le département. La Cuma Terr’eau, appuyée par la Fédération Cuma Bourgogne, a ainsi été récompensée de ses efforts en faveur de [I]«la diminution de la dépendance des exploitations agricoles vis-à-vis de la paille, et de la valorisation du bocage en haies hautes»[i]. Après le compostage de fumiers, le déchiquetage de bois et le transport d’effluents viti-vinicoles, la Cuma Terr’eau souhaite dynamiser ses activités en proposant à ses adhérents une section [I]«abattage mécanisé»[i] pour que les éleveurs de la zone allaitante du département puissent développer l’utilisation de plaquettes bocagères comme litière tout en réduisant leur dépendance à la paille et en valorisant le bocage nivernais.
Ce projet, dont le budget total de 74 312 euros vise notamment à doter la Cuma d’un grappin-coupeur adaptable sur pelleteuse, va recevoir 59 449 euros du Cas-dar. Les 80 adhérents de la Cuma Terr’eau, derrière leur président, Hervé Mouron, sont impliqués dans cette démarche agro-écologique et feront l’objet de sensibilisations, de démonstrations et de visites d’exploitations.
Une étude d’impact à l’utilisation des plaquettes bocagères en litière, précisera les incidences technique, économique, sanitaire et sur le bien-être animal, de cette méthode appliquée à l’exploitation. Enfin, une étude sur l’amélioration de la biodiversité par la conversion en haie haute, conclura le projet.
[INTER]Innovation en rotations céréalières[inter]
Le deuxième projet, prévu sur 36 mois, est conduit par les 24 adhérents du Ceta Entre Loire et Allier, [I]«soumis aux problématiques des zones intermédiaires»[i] et qui doivent faire face à plusieurs problèmes tels que [I]«la maîtrise du désherbage et la qualité d’implantation dans les sols argileux»[i]. Baptisé Copernic, pour [I]«Co-innovation pour des systèmes doublement performants dans les exploitations Nivernaises avec des rotations à base de Céréales»[i], le projet a pour objectifs [I]«de concevoir en atelier avec les agriculteurs de nouveaux systèmes de cultures permettant de répondre à leurs problématiques et de mieux contribuer au développement durable, d’accompagner chaque agriculteur dans la mise au point de ces nouveaux systèmes de culture et le changement de pratique, d’évaluer en multi-critères les systèmes de cultures et leurs performances et de diffuser et vulgariser les méthodes et résultats auprès des agriculteurs, conseillers et partenaires privilégiés»[i]. Le budget total du projet atteignant 102 258 euros, le Casdar en couvrira 81 806 euros. Sont associés dans la démarche la Chambre d’agriculture de la Nièvre, la Chambre régionale d’agriculture de Bourgogne, l’Inra de Grignon et le LEGTA de Nevers Challuy, lui-même adhérent du Ceta.
[INTER]Coopérative de bergers sur l’axe Loire Nivernais[inter]
Porté par l’association Past’Horizons, le dernier projet retenu par le ministère vise à [I]«la création d’une coopérative de bergers en éco-pastoralisme basé sur trois piliers majeurs: l’usage pastoral des espaces en déprise agricole, la formation de nouveaux actifs dans le cadre des espaces test agricoles et la valorisation locale des produits»[i].
Commencé le 1er janvier dernier, le projet est prévu pour durer jusqu’à fin décembre 2015 (voire au-delà) et regroupe 8 agriculteurs impliqués. D’un budget total de 91 950 euros, le projet recevra 73 200 euros du Cas-dar, sera animé par Past’Horizons et suivi, pour l’ingénierie technique, par le Réseau national des espaces test agricoles. Il bénéficie du soutien de nombreux partenaires: Conservatoire d’espaces naturels de Bourgogne, Conservatoire d’espaces naturels de la région Centre, couveuse d’activités agricoles Les Champs des possibles, Terre de Liens, Etablissement public de la Loire, Chambre d’agriculture de la Nièvre, Direction départementale des territoires (DDT) de la Nièvre, Draaf Bourgogne et des communes et collectivités du territoire...
Fin septembre 2013, ce sont pas moins de 469 dossiers de candidature qui ont été déposés via les Draaf et, début 2014, 103 d’entre eux ont été retenus au niveau national. En Bourgogne, quatre projets ont été validés, dont 3 dans la Nièvre, qui seront financés par le Compte d’affectation spéciale pour le développement agricole et rural (Casdar). S’ils adoptent la forme de GIEE, à l’avenir, ces projets pourront bénéficier d’une majoration des aides en faveur de l’agriculture, issues du 2è pilier de la Pac. Devant le succès de la mobilisation, le ministre a d’ores et déjà augmenté le budget initial consacré à ces projets, de 2,7 millions d’euros à 6,7 millions d’euros. Parmi les thématiques les plus représentées, on trouve notamment l’autonomie alimentaire des troupeaux, la qualité de l’eau, la réduction des intrants, l’agriculture biologique, la conservation des sols, la méthanisation ou l’agro-foresterie. Dans la Nièvre, les trois collectifs retenus visent qui, l’utilisation du bois de bocage en plaquettes pour la litière des animaux, qui, le développement du pastoralisme le long de la Loire, qui, un système innovant et performant dans les exploitations nivernaises avec des rotations à base de céréales.
[INTER]Plaquettes bocagères pour litière[inter]
La même diversité des projets, au niveau national, se retrouve dans ceux qui ont été sélectionnés dans le département. La Cuma Terr’eau, appuyée par la Fédération Cuma Bourgogne, a ainsi été récompensée de ses efforts en faveur de [I]«la diminution de la dépendance des exploitations agricoles vis-à-vis de la paille, et de la valorisation du bocage en haies hautes»[i]. Après le compostage de fumiers, le déchiquetage de bois et le transport d’effluents viti-vinicoles, la Cuma Terr’eau souhaite dynamiser ses activités en proposant à ses adhérents une section [I]«abattage mécanisé»[i] pour que les éleveurs de la zone allaitante du département puissent développer l’utilisation de plaquettes bocagères comme litière tout en réduisant leur dépendance à la paille et en valorisant le bocage nivernais.
Ce projet, dont le budget total de 74 312 euros vise notamment à doter la Cuma d’un grappin-coupeur adaptable sur pelleteuse, va recevoir 59 449 euros du Cas-dar. Les 80 adhérents de la Cuma Terr’eau, derrière leur président, Hervé Mouron, sont impliqués dans cette démarche agro-écologique et feront l’objet de sensibilisations, de démonstrations et de visites d’exploitations.
Une étude d’impact à l’utilisation des plaquettes bocagères en litière, précisera les incidences technique, économique, sanitaire et sur le bien-être animal, de cette méthode appliquée à l’exploitation. Enfin, une étude sur l’amélioration de la biodiversité par la conversion en haie haute, conclura le projet.
[INTER]Innovation en rotations céréalières[inter]
Le deuxième projet, prévu sur 36 mois, est conduit par les 24 adhérents du Ceta Entre Loire et Allier, [I]«soumis aux problématiques des zones intermédiaires»[i] et qui doivent faire face à plusieurs problèmes tels que [I]«la maîtrise du désherbage et la qualité d’implantation dans les sols argileux»[i]. Baptisé Copernic, pour [I]«Co-innovation pour des systèmes doublement performants dans les exploitations Nivernaises avec des rotations à base de Céréales»[i], le projet a pour objectifs [I]«de concevoir en atelier avec les agriculteurs de nouveaux systèmes de cultures permettant de répondre à leurs problématiques et de mieux contribuer au développement durable, d’accompagner chaque agriculteur dans la mise au point de ces nouveaux systèmes de culture et le changement de pratique, d’évaluer en multi-critères les systèmes de cultures et leurs performances et de diffuser et vulgariser les méthodes et résultats auprès des agriculteurs, conseillers et partenaires privilégiés»[i]. Le budget total du projet atteignant 102 258 euros, le Casdar en couvrira 81 806 euros. Sont associés dans la démarche la Chambre d’agriculture de la Nièvre, la Chambre régionale d’agriculture de Bourgogne, l’Inra de Grignon et le LEGTA de Nevers Challuy, lui-même adhérent du Ceta.
[INTER]Coopérative de bergers sur l’axe Loire Nivernais[inter]
Porté par l’association Past’Horizons, le dernier projet retenu par le ministère vise à [I]«la création d’une coopérative de bergers en éco-pastoralisme basé sur trois piliers majeurs: l’usage pastoral des espaces en déprise agricole, la formation de nouveaux actifs dans le cadre des espaces test agricoles et la valorisation locale des produits»[i].
Commencé le 1er janvier dernier, le projet est prévu pour durer jusqu’à fin décembre 2015 (voire au-delà) et regroupe 8 agriculteurs impliqués. D’un budget total de 91 950 euros, le projet recevra 73 200 euros du Cas-dar, sera animé par Past’Horizons et suivi, pour l’ingénierie technique, par le Réseau national des espaces test agricoles. Il bénéficie du soutien de nombreux partenaires: Conservatoire d’espaces naturels de Bourgogne, Conservatoire d’espaces naturels de la région Centre, couveuse d’activités agricoles Les Champs des possibles, Terre de Liens, Etablissement public de la Loire, Chambre d’agriculture de la Nièvre, Direction départementale des territoires (DDT) de la Nièvre, Draaf Bourgogne et des communes et collectivités du territoire...