Très peu d'écoles privées appliqueront les nouveaux rythmes scolaires
Selon le secrétaire général de l’enseignement catholique, Pascal Balmand auditionné par le Sénat en février, moins de 10 % des écoles élémentaires privées sous contrat passeront à la semaine de neuf demi-journées à la rentrée 2014. Aucune consigne nationale n’a été donnée par l’enseignement catholique, arguant que la richesse de l’enseignement sous contrat réside dans sa diversité. Les autres établissements se donnent le temps de la réflexion car le raccourcissement des journées de travail à un coût pour financer le périscolaire qui pèse soit sur les écoles privées sous contrat, soit sur les parents. Pourtant, elles sont éligibles au fonds d’amorçage permettant de toucher l’aide accordée par l’État aux collectivités locales. Cependant, certaines communes incluent les écoles privées sous contrat dans leur réflexion alors que d’autres ne le font pas. Dans les communes rurales, la multiplication des horaires de sorties des écoliers peut par exemple poser des difficultés pour les transports scolaires. Aussi, de nombreuses écoles privées sous contrat sont en phase de réflexion pour préparer un éventuel passage aux nouveaux rythmes scolaires à la rentrée 2015-2016.
Il faut aussi noter qu’en 2008, une bonne partie des écoles privées élémentaires sous contrat n’étaient pas passées à la semaine de quatre jours mise en place par Xavier Darcos. Elles ont donc moins de choses à changer pour passer aux nouveaux rythmes scolaires. Du côté des écoles hors contrat ou écoles alternatives, il n’existe pas de statistiques permettant de mesurer les éventuels changements. Ces écoles appliquent les horaires et les journées de travail qu’elles souhaitent. La plupart ont un rythme assez proche des écoles publiques, mais certaines sont déjà à la semaine de neuf demi-journées avec des temps d’activités périscolaires le vendredi après-midi par exemple.
partie 2/4 Une plus-value éducative
partie 4/4 Une claque budgétaire pour les communes