Point de vue
Stéphane Aurousseau, président de la FDSEA 58
Alors que notre détermination à faire entendre nos difficultés ne faiblit pas, alors que l’exaspération et la colère s’expriment au Salon de l’Agriculture, faisons un point de situation.
Au cours de ces derniers mois, nos revendications ont porté sur trois points : la baisse des charges, la question des normes et les prix.
Sur la baisse des charges, le gouvernement vient d’accepter une demande de la FNSEA : la baisse de 10 points du taux de nos cotisations sociales. 10 points de moins sur une cotisation à 40%, cela représente 25% de baisse de charge. Si l’on ajoute à cela la possibilité de modifier l’assiette de cotisation obtenue à l’occasion de la manifestation à Paris le 3 septembre, l’économie sera quand même significative, d’autant que ce n’est pas pour un an mais pour toutes les années. Dans le même temps, le plan de soutien a été doté d’une rallonge de 50% soit 4,6 M€ pour la région. La première enveloppe a permis d’apporter une aide à 522 d’entre nous, cette enveloppe complémentaire va permettre d’en servir d’autres sans qu’il soit a priori nécessaire de refaire une demande. Bien sûr ce n’est pas suffisant, mais quand même, ceux qui ont participé aux manifestations ont de quoi en tirer quelques satisfactions. Et il est juste de saluer l’effort du gouvernement.
Sur la question des normes, nous demandons à être associés beaucoup plus en amont des projets de nouvelles normes. Nos points de vue de professionnels doivent être beaucoup mieux pris en compte et les projets de nouvelles normes doivent être évalués au regard de leur impact sur l’économie et le fonctionnement de nos entreprises. Le premier ministre vient de mettre en place à cet effet un comité présidé par un préfet. Attendons de voir comment ce comité va traiter ces questions, mais là encore notre mobilisation produit quelques effets.
Reste la question des prix, la plus importante, la plus difficile. Celle sur laquelle il y a peut-être le moins d’avancées. Car un prix ça se construit, ça se construit avec les acheteurs de la grande distribution, ça se construit avec les intermédiaires, industriels, abatteurs, mais aussi avec nos coopératives. Cela se construit aussi avec l’Union Européenne, pour se diriger vers la levée de l’embargo Russe, pour obtenir l’étiquetage obligatoire de l’origine des produits transformés, pour réintroduire de vrais mécanismes de gestion de crise, pour lutter contre les pratiques commerciales déloyales. La FNSEA et ses sections spécialisées sont pleinement mobilisées sur ces chantiers. Mais le prix se construit aussi dans notre département, en agissant sur la demande de produits français. La FDSEA est engagée dans ce domaine. Nous allons demain nous adresser en direct au consommateur et «rénover» notre relation avec les GMS. Mais la FDSEA s’engage aussi en travaillant à la systématisation de nos produits dans la restauration collective publique. Sur ce point, je veux être résolument optimiste à l’égard de la démarche engagée avec les services de l’Etat, le Conseil Départemental, les collectivités locales et établissements publics. Jamais à ce jour autant d’acteurs concernés ne se sont mobilisés et ont travaillé de concert dans cette direction. C’est le résultat direct de notre mobilisation de l’été, tirons-en quelques satisfactions, pour commencer. Car il y a encore beaucoup de travail pour obtenir de vrais résultats, et pas des résultats pour quelques-uns mais pour le plus grand nombre.
Sur la baisse des charges, le gouvernement vient d’accepter une demande de la FNSEA : la baisse de 10 points du taux de nos cotisations sociales. 10 points de moins sur une cotisation à 40%, cela représente 25% de baisse de charge. Si l’on ajoute à cela la possibilité de modifier l’assiette de cotisation obtenue à l’occasion de la manifestation à Paris le 3 septembre, l’économie sera quand même significative, d’autant que ce n’est pas pour un an mais pour toutes les années. Dans le même temps, le plan de soutien a été doté d’une rallonge de 50% soit 4,6 M€ pour la région. La première enveloppe a permis d’apporter une aide à 522 d’entre nous, cette enveloppe complémentaire va permettre d’en servir d’autres sans qu’il soit a priori nécessaire de refaire une demande. Bien sûr ce n’est pas suffisant, mais quand même, ceux qui ont participé aux manifestations ont de quoi en tirer quelques satisfactions. Et il est juste de saluer l’effort du gouvernement.
Sur la question des normes, nous demandons à être associés beaucoup plus en amont des projets de nouvelles normes. Nos points de vue de professionnels doivent être beaucoup mieux pris en compte et les projets de nouvelles normes doivent être évalués au regard de leur impact sur l’économie et le fonctionnement de nos entreprises. Le premier ministre vient de mettre en place à cet effet un comité présidé par un préfet. Attendons de voir comment ce comité va traiter ces questions, mais là encore notre mobilisation produit quelques effets.
Reste la question des prix, la plus importante, la plus difficile. Celle sur laquelle il y a peut-être le moins d’avancées. Car un prix ça se construit, ça se construit avec les acheteurs de la grande distribution, ça se construit avec les intermédiaires, industriels, abatteurs, mais aussi avec nos coopératives. Cela se construit aussi avec l’Union Européenne, pour se diriger vers la levée de l’embargo Russe, pour obtenir l’étiquetage obligatoire de l’origine des produits transformés, pour réintroduire de vrais mécanismes de gestion de crise, pour lutter contre les pratiques commerciales déloyales. La FNSEA et ses sections spécialisées sont pleinement mobilisées sur ces chantiers. Mais le prix se construit aussi dans notre département, en agissant sur la demande de produits français. La FDSEA est engagée dans ce domaine. Nous allons demain nous adresser en direct au consommateur et «rénover» notre relation avec les GMS. Mais la FDSEA s’engage aussi en travaillant à la systématisation de nos produits dans la restauration collective publique. Sur ce point, je veux être résolument optimiste à l’égard de la démarche engagée avec les services de l’Etat, le Conseil Départemental, les collectivités locales et établissements publics. Jamais à ce jour autant d’acteurs concernés ne se sont mobilisés et ont travaillé de concert dans cette direction. C’est le résultat direct de notre mobilisation de l’été, tirons-en quelques satisfactions, pour commencer. Car il y a encore beaucoup de travail pour obtenir de vrais résultats, et pas des résultats pour quelques-uns mais pour le plus grand nombre.