Climat
Sale temps pour la planète...
Selon une étude internationale, l’activité humaine pourrait provoquer un doublement de la fréquence des événements "El Niño extrêmes". Et pour ne rien arranger une autre étude montre que le réchauffement de l'Arctique pourrait affecter durablement le "jet stream" polaire, "courant d'air" déterminant pour le climat en Amérique du Nord et en Europe.
Des chercheurs français (IRD, CNRS, UPMC et MNHM) ont participé à une étude internationale qui a, pour la première fois, évalué l’impact des activités humaines sur l’occurrence des événements climatiques extrêmes dans l’océan Pacifique. L'étude montre que l’un des effets du réchauffement global pourrait être un doublement de la fréquence des événements [I]"El Niño extrêmes"[i] au cours du XXIe siècle.
Caractérisés par un réchauffement anormal dans le Pacifique Est, les événements El Niño constituent des fluctuations climatiques majeures du climat global. A la différence des épisodes classiques, les [I]"El Niño extrêmes"[i] se caractérisent par un déplacement des eaux chaudes et des précipitations qui leur sont associées du Pacifique Ouest jusqu’au Pacifique Est, région habituellement froide et sèche.
Ces phénomènes climatiques sont responsables de modifications drastiques de la circulation atmosphérique sur l’ensemble du globe et induisent des catastrophes naturelles majeures : pluies diluviennes et glissements de terrain en Equateur et au nord du Pérou, sécheresses et feux de forêts en Indonésie et en Australie, blanchiment des récifs coralliens et déficit pluviométrique dans les îles du Pacifique Sud-Ouest, cyclones dévastateurs dans le Pacifique central, disparition de la vie marine et réduction drastique des populations d’oiseaux natifs des îles Galápagos… On estime que l’événement El Niño de 1997-1998 est responsable, à lui seul, de dégâts matériels se chiffrant à près de 40 milliards de dollars et de 23 000 décès dans le monde.
[INTER]Vingt modèles de climat[inter]
Ces événements climatiques extrêmes font donc l’objet d’une attention particulière de la part de la communauté scientifique. Dans cette étude, les chercheurs ont compilé les données issues de simulations climatiques réalisées à partir de vingt modèles de climat, sélectionnés pour leur capacité à reproduire les événements [I]"El Niño extrêmes"[i]. Ils montrent ainsi, pour la première fois, que la fréquence de ces épisodes pourrait doubler au cours de ce siècle - jusqu’à atteindre dix événements par siècle - en réponse à l’augmentation des gaz à effet de serre liée aux pressions anthropiques.
Les chercheurs expliquent l’accroissement important de la fréquence des événements extrêmes par l’augmentation plus rapide des températures de surface à l’équateur dans l’océan Pacifique Est par rapport aux eaux avoisinantes, facilitant ainsi le développement de la convection atmosphérique dans cette région. Ils alertent également sur un risque accru de catastrophes naturelles associées dans le futur (inondations, sécheresse, déplacement des régions cycloniques…), affectant les populations des îles particulièrement vulnérables du Pacifique Sud.
[INTER]Un "jet stream" en petite forme[inter]
Une autre étude indique que le [I]"jet stream"[i], vents qui soufflent d'Ouest en Est à haute altitude, [I]"s'affaiblissent et ce courant tend de ce fait à s'élargir et à dévier plus facilement de sa trajectoire"[i] comme l'explique un professeurs de climatologie d'une université du New Jersey. Ainsi, les Etats-Unis connaissent un hiver particulièrement froid et enneigé dans le Middle-West et jusque dans le Sud, où cette situation est tout à fait inhabituelle. En revanche, les régions nordiques comme l'Alaska connaissent un hiver anormalement clément cette année. Ce phénomène pourrait résulter du réchauffement de ces dernières décennies dans l'Arctique, où les températures ont grimpé deux à trois fois plus vite que dans le reste du globe.
Si l'on constate des phénomènes climatiques hors normes (sécheresse record, canicule record, tempêtes à répétition...) on ne sait toujours pas objectivement si des événements sont liés à une variation naturelle du climat ou aux conséquences de l'activité humaine sur le réchauffement de la planète.
Ce que l'on peut prévoir en revanche, c'est bien l'impact sur l'agriculture, les cultures et les pratiques se trouvant déstabilisées par les changements rapides des niveaux des précipitations et des températures, sur des zones jusque-là plutôt tempérées. Certains scientifiques considèrent d'ors et déjà que [I]"les bouleversements dans l'Arctique affectent tout le climat de la planète"[i].
Caractérisés par un réchauffement anormal dans le Pacifique Est, les événements El Niño constituent des fluctuations climatiques majeures du climat global. A la différence des épisodes classiques, les [I]"El Niño extrêmes"[i] se caractérisent par un déplacement des eaux chaudes et des précipitations qui leur sont associées du Pacifique Ouest jusqu’au Pacifique Est, région habituellement froide et sèche.
Ces phénomènes climatiques sont responsables de modifications drastiques de la circulation atmosphérique sur l’ensemble du globe et induisent des catastrophes naturelles majeures : pluies diluviennes et glissements de terrain en Equateur et au nord du Pérou, sécheresses et feux de forêts en Indonésie et en Australie, blanchiment des récifs coralliens et déficit pluviométrique dans les îles du Pacifique Sud-Ouest, cyclones dévastateurs dans le Pacifique central, disparition de la vie marine et réduction drastique des populations d’oiseaux natifs des îles Galápagos… On estime que l’événement El Niño de 1997-1998 est responsable, à lui seul, de dégâts matériels se chiffrant à près de 40 milliards de dollars et de 23 000 décès dans le monde.
[INTER]Vingt modèles de climat[inter]
Ces événements climatiques extrêmes font donc l’objet d’une attention particulière de la part de la communauté scientifique. Dans cette étude, les chercheurs ont compilé les données issues de simulations climatiques réalisées à partir de vingt modèles de climat, sélectionnés pour leur capacité à reproduire les événements [I]"El Niño extrêmes"[i]. Ils montrent ainsi, pour la première fois, que la fréquence de ces épisodes pourrait doubler au cours de ce siècle - jusqu’à atteindre dix événements par siècle - en réponse à l’augmentation des gaz à effet de serre liée aux pressions anthropiques.
Les chercheurs expliquent l’accroissement important de la fréquence des événements extrêmes par l’augmentation plus rapide des températures de surface à l’équateur dans l’océan Pacifique Est par rapport aux eaux avoisinantes, facilitant ainsi le développement de la convection atmosphérique dans cette région. Ils alertent également sur un risque accru de catastrophes naturelles associées dans le futur (inondations, sécheresse, déplacement des régions cycloniques…), affectant les populations des îles particulièrement vulnérables du Pacifique Sud.
[INTER]Un "jet stream" en petite forme[inter]
Une autre étude indique que le [I]"jet stream"[i], vents qui soufflent d'Ouest en Est à haute altitude, [I]"s'affaiblissent et ce courant tend de ce fait à s'élargir et à dévier plus facilement de sa trajectoire"[i] comme l'explique un professeurs de climatologie d'une université du New Jersey. Ainsi, les Etats-Unis connaissent un hiver particulièrement froid et enneigé dans le Middle-West et jusque dans le Sud, où cette situation est tout à fait inhabituelle. En revanche, les régions nordiques comme l'Alaska connaissent un hiver anormalement clément cette année. Ce phénomène pourrait résulter du réchauffement de ces dernières décennies dans l'Arctique, où les températures ont grimpé deux à trois fois plus vite que dans le reste du globe.
Si l'on constate des phénomènes climatiques hors normes (sécheresse record, canicule record, tempêtes à répétition...) on ne sait toujours pas objectivement si des événements sont liés à une variation naturelle du climat ou aux conséquences de l'activité humaine sur le réchauffement de la planète.
Ce que l'on peut prévoir en revanche, c'est bien l'impact sur l'agriculture, les cultures et les pratiques se trouvant déstabilisées par les changements rapides des niveaux des précipitations et des températures, sur des zones jusque-là plutôt tempérées. Certains scientifiques considèrent d'ors et déjà que [I]"les bouleversements dans l'Arctique affectent tout le climat de la planète"[i].
Repères
L’année 2013 fait partie des dix années les plus chaudes qui aient été enregistrées depuis 1850. Le XXIème siècle compte déjà 13 des 14 années les plus chaudes jamais observées. Le record est détenu par 2005 et 2010. 1998 a marqué un autre record avec un phénomène El Nino exceptionnellement puissant. L’organisation mondiale météorologique (OMM) réunit actuellement des informations sur les tendances nationales et les phénomènes extrêmes observés en 2013. Courant mars, l’OMM publiera une déclaration sur l’état du climat mondial 2013.