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Avenir Formation dans le Doubs

S’armer pour mieux se responsabiliser

JA, au niveau national, propose une opération annuelle appelée Avenir Formation. Il s’agit de 6 modules de trois jours, répartis entre novembre et mars, pour  former les cadres de l’agriculture à leurs futures responsabilité. Le dernier en date a eu lieu la semaine dernière dans le Doubs, un jeune Nivernais, Florent Point était de la partie.
Par d’après Dominique Gouhenant (La Terre de chez nous)
S’armer pour mieux se responsabiliser
Parmi les participants à cette nouvelle session d’Avenir formation, le Nivernais Florent Point a trouvé toute sa place aux côtés des jeunes du Doubs et du Jura.
Florent Point de la Nièvre, Vincent Monnier, Jérôme Benoît et Sébastien Colin du Jura d’un côté  ; de l’autre, Maxime Mouchart, Lucas Parguey et Virginie Bôle pour le Doubs auraient pu ne jamais se rencontrer. Ils sont jeunes et agriculteurs, installés ou en projet d’installation, ils sont déjà présidents ou administrateurs à divers échelons, ce qui les unis et va les souder en équipe tient en deux mots : Avenir formation. Une opération menée chaque année et qui consiste à organiser six modules de trois jours répartis entre novembre et mars. Cette mi-décembre a vu la présence de têtes inconnues au sein du Groupe rural du Doubs, à Besançon, pour le deuxième module... Parmi les avantages de cette formation, outre la possibilité de mûrir leur engagement, les jeunes responsables sont amenés aussi à rencontrer d’autres jeunes, issus d’horizons très différents souvent. C’est le cas de Florent Point, éleveur de vaches allaitantes de race charolaise et cultivateur associé en EARL avec sa mère à Verneuil dans la Nièvre. «Ces modules vont nous apprendre et nous préparer à prendre des responsabilités» confirme-t-il «et pas seulement au sein des JA». D’ailleurs, l’engagement il sait déjà ce que c’est, au sein du comité des fêtes de son village et dans son conseil municipal. «Cette formation va probablement être un atout supplémentaire en termes d’expérience et de confiance». De quoi envisager de se lancer -pourquoi pas ?- à prendre des responsabilités dans la coopérative qui vend ses charolaises.

Du local à l’international
Un autre aspect, plus personnel, a séduit ces jeunes responsables. «J’étais stressé par la prise de parole en public», reconnaît Florent Point. «Et moi, je voulais pouvoir me débloquer plus facilement pour trouver les arguments adéquats», ajoute une jeune agricultrice du Doubs Virginie Bôle. En ce sens, le premier module a joué pleinement son rôle. Il ne reste plus qu’à se mettre en ordre de marche sur la rampe de lancement concoctée par Avenir formation. D’abord s’intéresser à  son entourage, «et découvrir le monde para-agricole avec lequel nous devons travailler», précise Virginie Bôle. Puis monter les marches les unes après les autres, «mieux connaître les acteurs territoriaux», nationaux et internationaux, «en allant à Genève par exemple». Rien n’interdit ensuite de reprendre pied dans son quotidien en partageant son expérience qu’il s’agisse «de visiter les caves d’affinage pour les faire découvrir à Florent» propose l’un ou «d’inviter ses collègues à découvrir un autre production» envisage un autre. Tous, en tout cas, reconnaissent qu’Avenir formation leur apporte "une grande ouverture d’esprit".