Économie
Revenu agricole national en baisse
Les Comptes nationaux de l’agriculture viennent d’être publiés.
Tour d’horizon pour une mauvaise année.
Tour d’horizon pour une mauvaise année.
Il y a quelques jours, l’Insee a publié l’ensemble des chiffres concernant le revenu agricole national. Et ils ne sont pas bon: en France, en 2013, ce qu’il est convenu d’appeler le revenu des facteurs de la branche agricole en termes réels, selon l’institut de statistiques, a fortement diminué, de 19,8 %. Cette évolution est d’autant plus remarquable que les trois précédents exercices s’étaient soldés par des hausses, toujours selon l’Insee. De son côté, la Commission des comptes de l’agriculture nationale (CCAN) a publié un recul de 22,3 % du revenu d’activité : il était de 27 900 euros par actif non salarié en 2013 contre 35 900 euros l’année précédente.
[INTER]Production végétale[inter]
Le prix de la production végétale (hors subventions sur les produits) diminue en moyenne de 7,3 %. Les cours des céréales, oléagineux et protéagineux chutent, après l’envolée de 2012, en raison de la hausse des disponibilités (production mondiale abondante, stocks reconstitués). Du coup, pour les producteurs spécialisés en céréales et oléo-protéagineux, le revenu annuel moyen 2013 s’établirait à 22 100 euros, avant cotisations sociales de l’exploitant et impôt. [I]«Ce revenu est inférieur de plus de 20 % au revenu moyen de l’ensemble des exploitations (27 100 euros) et il se situe parmi les plus bas revenus par orientation de production»[i] font remarquer l’AGPB et l’AGPM.
Côté pommes de terre, les prix reculent également fortement avec une offre européenne en augmentation, une demande nationale peu dynamique (du fait du climat doux de l’hiver, défavorable à la consommation). En revanche, les prix des fruits poursuivent leur progression en lien avec une récolte de fruits d’été peu abondante. Les prix des vins continuent à s’apprécier malgré la hausse de la récolte en 2013, celle de 2012 ayant été historiquement basse.
[I]«Parallèlement, la production végétale recule de 1,1 % en volume en 2013. Les récoltes de céréales baissent légèrement A contrario, les récoltes de fruits, notamment celles de pommes et poires, se redressent en 2013, après un fort recul en 2012. Il en est de même pour les pommes de terre, dont les surfaces augmentent, stimulées par les cours élevés de la campagne précédente. La production de vins se redresse globalement : elle augmente pour les vins courants et le champagne, mais elle continue à se réduire pour les autres vins d’appellation»[i] peut-on lire dans Insee Première de juillet 2014.
Concernant les revenus, [I]«dans la viticulture et l’arboriculture, les revenus progressent mais il faut souligner que ce sont des productions où les marchés sont instables»[i] note la CCAN.
[INTER]Production animale[inter]
La production animale décroît de 0,7 % en volume en 2013. [I]«Le recul se produit pour toutes les catégories, sauf pour les œufs. La production d’ovins poursuit sa baisse tendancielle. Celle de veaux se replie à nouveau en 2013. Il en est de même pour la production de gros bovins, les abattages se réduisant sous l’effet d’une baisse des disponibilités dans les élevages, pour toutes les catégories de bovins sauf pour les taurillons. Les abattages de volailles diminuent. La collecte laitière régresse en 2013, comme en 2012, même si elle repart à la hausse depuis juillet 2013 sous l’effet d’une réévaluation du prix du lait. En revanche, quasiment stable en 2012, la production d’oeufs se redresse très nettement, après la forte baisse de 2011 due aux travaux de mise aux normes des bâtiments »[i] explique Insee Première.
Le prix de la production animale (hors subventions) s’accroît en moyenne de 2,8 % en 2013. Pour le bétail, les prix s’accroissent à nouveau sensiblement pour les gros bovins et les ovins, soutenus par la modestie de l’offre, mais plus modérément pour les porcins et les veaux. La hausse des prix est modérée pour les canards, mais plus soutenue pour les poulets et les dindes.
Le prix du lait se redresse sous l’effet du renchérissement des cours des produits laitiers industriels. En revanche, après une flambée en 2012, le prix des œufs chute dans un contexte de surproduction. Pour la CCAN, [I]«les éleveurs de porcins et de volaille ont connu des baisses sévères de revenu. Dans l’élevage, toutes les orientations de production connaissent une baisse de revenu avec des résultats structurellement bas dans les filières bovins-viande et ovin. Les productions bovines et ovines restent les filières les plus touchées »[i].
Enfin, le bulletin de l’Insee relève une poursuite du coût des intrants, pour la troisième année consécutive en valeur mais à un rythme moins soutenu que les deux années précédentes. Cette augmentation est surtout le fait du poste alimentation animale.
[INTER]Production végétale[inter]
Le prix de la production végétale (hors subventions sur les produits) diminue en moyenne de 7,3 %. Les cours des céréales, oléagineux et protéagineux chutent, après l’envolée de 2012, en raison de la hausse des disponibilités (production mondiale abondante, stocks reconstitués). Du coup, pour les producteurs spécialisés en céréales et oléo-protéagineux, le revenu annuel moyen 2013 s’établirait à 22 100 euros, avant cotisations sociales de l’exploitant et impôt. [I]«Ce revenu est inférieur de plus de 20 % au revenu moyen de l’ensemble des exploitations (27 100 euros) et il se situe parmi les plus bas revenus par orientation de production»[i] font remarquer l’AGPB et l’AGPM.
Côté pommes de terre, les prix reculent également fortement avec une offre européenne en augmentation, une demande nationale peu dynamique (du fait du climat doux de l’hiver, défavorable à la consommation). En revanche, les prix des fruits poursuivent leur progression en lien avec une récolte de fruits d’été peu abondante. Les prix des vins continuent à s’apprécier malgré la hausse de la récolte en 2013, celle de 2012 ayant été historiquement basse.
[I]«Parallèlement, la production végétale recule de 1,1 % en volume en 2013. Les récoltes de céréales baissent légèrement A contrario, les récoltes de fruits, notamment celles de pommes et poires, se redressent en 2013, après un fort recul en 2012. Il en est de même pour les pommes de terre, dont les surfaces augmentent, stimulées par les cours élevés de la campagne précédente. La production de vins se redresse globalement : elle augmente pour les vins courants et le champagne, mais elle continue à se réduire pour les autres vins d’appellation»[i] peut-on lire dans Insee Première de juillet 2014.
Concernant les revenus, [I]«dans la viticulture et l’arboriculture, les revenus progressent mais il faut souligner que ce sont des productions où les marchés sont instables»[i] note la CCAN.
[INTER]Production animale[inter]
La production animale décroît de 0,7 % en volume en 2013. [I]«Le recul se produit pour toutes les catégories, sauf pour les œufs. La production d’ovins poursuit sa baisse tendancielle. Celle de veaux se replie à nouveau en 2013. Il en est de même pour la production de gros bovins, les abattages se réduisant sous l’effet d’une baisse des disponibilités dans les élevages, pour toutes les catégories de bovins sauf pour les taurillons. Les abattages de volailles diminuent. La collecte laitière régresse en 2013, comme en 2012, même si elle repart à la hausse depuis juillet 2013 sous l’effet d’une réévaluation du prix du lait. En revanche, quasiment stable en 2012, la production d’oeufs se redresse très nettement, après la forte baisse de 2011 due aux travaux de mise aux normes des bâtiments »[i] explique Insee Première.
Le prix de la production animale (hors subventions) s’accroît en moyenne de 2,8 % en 2013. Pour le bétail, les prix s’accroissent à nouveau sensiblement pour les gros bovins et les ovins, soutenus par la modestie de l’offre, mais plus modérément pour les porcins et les veaux. La hausse des prix est modérée pour les canards, mais plus soutenue pour les poulets et les dindes.
Le prix du lait se redresse sous l’effet du renchérissement des cours des produits laitiers industriels. En revanche, après une flambée en 2012, le prix des œufs chute dans un contexte de surproduction. Pour la CCAN, [I]«les éleveurs de porcins et de volaille ont connu des baisses sévères de revenu. Dans l’élevage, toutes les orientations de production connaissent une baisse de revenu avec des résultats structurellement bas dans les filières bovins-viande et ovin. Les productions bovines et ovines restent les filières les plus touchées »[i].
Enfin, le bulletin de l’Insee relève une poursuite du coût des intrants, pour la troisième année consécutive en valeur mais à un rythme moins soutenu que les deux années précédentes. Cette augmentation est surtout le fait du poste alimentation animale.