Oléoprotéagineux
Réunion régionale Proléa
Une réunion régionale organisée à l'initiative de Proléa, filière française des huiles et protéines végétales, s'est tenue à Appoigny, dans l'Yonne. L'occasion de dresser un bilan des marchés oléoprotéagineux et faire le point sur le secteur des Biocarburants.
La réunion qui s'est tenue sous l'égide de Gérard Tubery, président de la FOP (fédération française des producteurs d'oléagineux et de protéagineux), a permis d'illustrer le positionnement de la filière au travers de plusieurs exposés, notamment au travers d'un bilan des marchés.
La production mondiale, tous oléagineuxs confondus est en recul, à 435 millions de tonnes (MnT). Notamment le soja, en diminution dans les deux hémisphères, à 246 MnT (-5%), les USA enregistrant pour leur part une baisse de 8% de leur récolte, à 83 MnT. Pour la seconde année consécutive, recul de la production mondiale de colza, à 59,8 MnT (-2%), en dépit d'une année record au Canada, avec 14 MnT contre 13 Mnt l'exercice précédent. Récolte exceptionnelle pour le tournesol, à 39 MnT (+ 15%), notamment en Russie et en Ukraine. Un volume qui aura pesé sur les cours, en début de campagne. A l'exception du tournesol excédentaire, les bilans mondiaux sont tous revus à la baisse : qu'il s'agisse du soja (fortement déficitaire avec une baisse des stocks de 14 MnT) ou du colza (déficitaire pour la 2ème année, avec -1,5 MnT).
A l'échelle européenne, la récolte 2011 de soja est en baisse, à 19,1 MnT (contre 20,6 en 2010), avec des surfaces en recul et des rendements médiocres un peu partout, à l'image de l'Allemagne : baisse de 30% à 4 MnT. La récolte 2012 sera impactée par des surfaces en baisse de 4 à 5%, ainsi que de mauvaises conditions de semis et des dégâts liés au gel. Surfaces en hausse de 8% pour le tournesol, avec 4,1 millions d'ha et une production record à 8,2 MnT (+ 16%).
En 2011, 7,4 MnT d'oléagineux ont été produits en France, sur une surface de 2,3 millions d'ha. En colza, la récolte progresse de 9% à 5,4 MnT. En tournesol, la hausse de 6% des surfaces conjuguée à de bons rendements (26,2 q/ha en moyenne), permet à la production de dépasser 1,9 MnT (au plus haut depuis 10 ans). La récolte de soja atteint pour sa part 120 000 tonnes, sur des surfaces en baisse de 9 000 ha. Compte tenu d'un disponible inférieur à l'an passé et d'une réduction des stocks de fin de campagne, le bilan prévisionnel en matière de graines de colza est très tendu. Une situation qui contraste avec celui des graines de tournesol, où tous les clignotants sont au vert : hausse de la production, des importations (Mer Noire), ainsi que de la trituration à 1,650 MnT. Après un tassement en début de campagne, on constate une reprise forte du prix des graines en Europe, suite à un bilan soja tendu. Bonne tenue du prix des huiles et tourteaux compte tenu d'une demande soutenue
[INTER]Développement industriel de la filière[inter]
Si aujourd'hui l'équilibre existe en France, entre la capacité de trituration et la production de graines oléagineuses, l'importance est bien de sécuriser en quantité et qualité les approvisionnements des 13 sites industriels présents sur le territoire. Soprol, société holding regroupant les filiales du Pôle Valorisation des Oléagineux (Saipol, Diester Industrie, Oleon et Novance), a réalisé en 2011 un chiffre d'affaires de 5 milliards d'euros. Si l'activité est encore majoritairement française à 62 %, la zone Mer Noire tend à se développer, du fait notamment d'un fort potentiel de productions pour les marchés oléagineux (15 MnT tournesol et colza). Un développement qui s'élargit au Maghreb et à l'Afrique de l'Ouest : un bassin de consommation important avec une moyenne de plus de 20 kg d'huile par habitant et par an.
Année difficile en 2011 pour le marché du Diester, suite à une loi votée en mai 2010, autorisant l'incorporation «double comptage» de certains déchets ou sous produits. Avec pour effet de voir ramenée la production d'ester à 1,45 MnT (pour un potentiel de 1,9 MnT). Le plafonnement de la mesure à 0,35 % d'incorporation, décidé par les autorités en 2012, a permis de regagner 500 000 tonnes de marché.
Autre nouveauté cette année, avec la mise en place de critères de durabilité, obligeant toute la filière à être tracée et certifiée. Désormais, les biocarburants incorporés devront être physiquement «durables», pour permettre aux pétroliers d'être exonérés de la taxe généralisée sur les activités polluantes (TGAP).
La production mondiale, tous oléagineuxs confondus est en recul, à 435 millions de tonnes (MnT). Notamment le soja, en diminution dans les deux hémisphères, à 246 MnT (-5%), les USA enregistrant pour leur part une baisse de 8% de leur récolte, à 83 MnT. Pour la seconde année consécutive, recul de la production mondiale de colza, à 59,8 MnT (-2%), en dépit d'une année record au Canada, avec 14 MnT contre 13 Mnt l'exercice précédent. Récolte exceptionnelle pour le tournesol, à 39 MnT (+ 15%), notamment en Russie et en Ukraine. Un volume qui aura pesé sur les cours, en début de campagne. A l'exception du tournesol excédentaire, les bilans mondiaux sont tous revus à la baisse : qu'il s'agisse du soja (fortement déficitaire avec une baisse des stocks de 14 MnT) ou du colza (déficitaire pour la 2ème année, avec -1,5 MnT).
A l'échelle européenne, la récolte 2011 de soja est en baisse, à 19,1 MnT (contre 20,6 en 2010), avec des surfaces en recul et des rendements médiocres un peu partout, à l'image de l'Allemagne : baisse de 30% à 4 MnT. La récolte 2012 sera impactée par des surfaces en baisse de 4 à 5%, ainsi que de mauvaises conditions de semis et des dégâts liés au gel. Surfaces en hausse de 8% pour le tournesol, avec 4,1 millions d'ha et une production record à 8,2 MnT (+ 16%).
En 2011, 7,4 MnT d'oléagineux ont été produits en France, sur une surface de 2,3 millions d'ha. En colza, la récolte progresse de 9% à 5,4 MnT. En tournesol, la hausse de 6% des surfaces conjuguée à de bons rendements (26,2 q/ha en moyenne), permet à la production de dépasser 1,9 MnT (au plus haut depuis 10 ans). La récolte de soja atteint pour sa part 120 000 tonnes, sur des surfaces en baisse de 9 000 ha. Compte tenu d'un disponible inférieur à l'an passé et d'une réduction des stocks de fin de campagne, le bilan prévisionnel en matière de graines de colza est très tendu. Une situation qui contraste avec celui des graines de tournesol, où tous les clignotants sont au vert : hausse de la production, des importations (Mer Noire), ainsi que de la trituration à 1,650 MnT. Après un tassement en début de campagne, on constate une reprise forte du prix des graines en Europe, suite à un bilan soja tendu. Bonne tenue du prix des huiles et tourteaux compte tenu d'une demande soutenue
[INTER]Développement industriel de la filière[inter]
Si aujourd'hui l'équilibre existe en France, entre la capacité de trituration et la production de graines oléagineuses, l'importance est bien de sécuriser en quantité et qualité les approvisionnements des 13 sites industriels présents sur le territoire. Soprol, société holding regroupant les filiales du Pôle Valorisation des Oléagineux (Saipol, Diester Industrie, Oleon et Novance), a réalisé en 2011 un chiffre d'affaires de 5 milliards d'euros. Si l'activité est encore majoritairement française à 62 %, la zone Mer Noire tend à se développer, du fait notamment d'un fort potentiel de productions pour les marchés oléagineux (15 MnT tournesol et colza). Un développement qui s'élargit au Maghreb et à l'Afrique de l'Ouest : un bassin de consommation important avec une moyenne de plus de 20 kg d'huile par habitant et par an.
Année difficile en 2011 pour le marché du Diester, suite à une loi votée en mai 2010, autorisant l'incorporation «double comptage» de certains déchets ou sous produits. Avec pour effet de voir ramenée la production d'ester à 1,45 MnT (pour un potentiel de 1,9 MnT). Le plafonnement de la mesure à 0,35 % d'incorporation, décidé par les autorités en 2012, a permis de regagner 500 000 tonnes de marché.
Autre nouveauté cette année, avec la mise en place de critères de durabilité, obligeant toute la filière à être tracée et certifiée. Désormais, les biocarburants incorporés devront être physiquement «durables», pour permettre aux pétroliers d'être exonérés de la taxe généralisée sur les activités polluantes (TGAP).