Marché au cadran de Corbigny
Résultat positif en 2013
La Sicagemac tenait son assemblée générale, jeudi 19 juin à l’abbaye de Corbigny. Les comptes de 2013 du marché au cadran renouent avec les bénéfices. De bon augure pour la pérennité de la structure.
Présenté par M. Garnier, le commissaire aux comptes de la Sicagemac, le résultat de l’exercice 2013 laisse apparaître un bénéfice de près de 5000 euros. [I]«Compte tenu des commissions et des charges, le seuil de rentabilité, c’est-à-dire le nombre d’animaux à vendre pour parvenir à l’équilibre, devait se monter à 13952 bovins»[i] a-t-il dit. En réalité, ce sont 14173 bovins qui ont été commercialisés, avec une commission moyenne de 22,21 euros par bovin. Ce qui a fait dire au président Philippe Guillien que [I]«malgré la baisse du nombre de bovins commercialisés et grâce à des économies de charges, le seuil de rentabilité est positif, même s’il diminue par rapport à celui de 2012»[i]. Et constatant [I]«que depuis le début 2014, on peine alors qu’il faudrait commercialiser 14720 bovins pour parvenir à l’équilibre cette année»[i], le responsable se veut rassurant: [I]«les choses peuvent se redresser d’ici décembre prochain»[i]. C’est que en 2013 comme au cours des cinq premiers mois de cette année, le nombre d’animaux présentés et vendus connait une lente dégradation. 16062 bovins (16113 en 2012) sont venus l’an dernier à Corbigny et, au 31 mai 2014, 7632 ont été présentés, soit 8% de moins qu’il y a un an à la même date. Et côté ventes, la Sicagemac a écoulé 14173 bovins en 2013 (14523 en 2012) et 6992 sur les premiers mois de 2014 (contre 7623 sur la même période en 2013), soit une baisse de 8%. Le chiffre d’affaires par animal est passé de 1122 euros en 2012 à 1106 euros en 2013 et le prix de vente moyen en 2014 poursuit la baisse, à 1074 euros (-0,96% après deux années de hausse). Côté ovins, 3932 animaux ont été apportés en 2013 (contre 4683 en 2012), et au 31 mai 2014, le cumul fait apparaître 539 ovins (contre 794 sur la même période en 2013), soit -32%. En ventes, 3454 ovins ont été vendus en 2013 (contre 4275 en 2012), et le cumul 2014 atteint 534 (contre 648 sur la même période en 2013), soit -18%. Le prix de vente moyen est cependant passé de 101 euros en 2012 à 107 euros en 2013 mais qu’en sera-t-il cette année?
[INTER]«Marché comme neuf»![inter]
Après s’être réjoui [I]«des 7000 euros qu’on ne retient pas aux jeunes agriculteurs, un chiffre plus important cette année du fait du nombre conséquent d’installations»[i], Philippe Guillien, tout en se [I]«réjouissant que nous obtenions un résultat équilibré cette année»[i], a reconnu que [I]«nous, notre chance, c’est d’avoir une construction qui date de 20 ans, qui paraît comme neuve à tous nos visiteurs, et qui vieillit très bien. Pourvu que cela dure! Imaginez si nous avions à engager des travaux de rénovation pour 150 000 euros, le résultat de 5000 euros aurait très vite fondu dans le remboursement des annuités... Avant que le marché ne s’ouvre aux enchères, le capital avait fondu comme neige au soleil, aujourd’hui, c’est un marché vivant et équilibré»[i] s’est-il satisfait. Sans pour autant éluder la perte de vitesse depuis janvier: [I]«nous vendons en moyenne 10 euros en moins les animaux par rapport à 2013. Et c’est tant mieux parce que je m’attendais à pire. La tendance lourde est stable pour les mâles mais nous perdons en moyenne 0,70 centimes par kg sur les vaches et la viande»[i] a-t-il dit un peu provocant. Ce n’est pas rien [I]«quand on sait que les vaches représentent plus du quart du chiffre d’affaires total»[i]. Le président a aussi évoqué une deuxième source d’inquiétude, [I]«la baisse globale du troupeau nivernais, sur la même pente qu’au niveau national, avec de 5 à 7000 veaux en moins au 1er mai»[i] (source EDE). [I]«L’inquiétude est justifiée par la conjoncture globale: si les prix ont augmenté depuis 3 ans, les charges ont explosé depuis 20 ans»[i]! Le responsable a aussi évoqué une 3ème source d’inquiétude, [I]«plus grave»[i]: la concurrence de groupes coopératifs et des acheteurs du marché, [I]«loyale mais qui vont aussi acheter directement dans les fermes. A vous, adhérents du marché, de savoir ce que vous voulez et de ne pas vous laisser prendre par les flatteurs»[i] a-t-il averti avant de conclure, optimiste: [I]«si vous continuez à apporter au marché, nous arriverons à atteindre les 14700 animaux»[i].
[INTER]«Marché comme neuf»![inter]
Après s’être réjoui [I]«des 7000 euros qu’on ne retient pas aux jeunes agriculteurs, un chiffre plus important cette année du fait du nombre conséquent d’installations»[i], Philippe Guillien, tout en se [I]«réjouissant que nous obtenions un résultat équilibré cette année»[i], a reconnu que [I]«nous, notre chance, c’est d’avoir une construction qui date de 20 ans, qui paraît comme neuve à tous nos visiteurs, et qui vieillit très bien. Pourvu que cela dure! Imaginez si nous avions à engager des travaux de rénovation pour 150 000 euros, le résultat de 5000 euros aurait très vite fondu dans le remboursement des annuités... Avant que le marché ne s’ouvre aux enchères, le capital avait fondu comme neige au soleil, aujourd’hui, c’est un marché vivant et équilibré»[i] s’est-il satisfait. Sans pour autant éluder la perte de vitesse depuis janvier: [I]«nous vendons en moyenne 10 euros en moins les animaux par rapport à 2013. Et c’est tant mieux parce que je m’attendais à pire. La tendance lourde est stable pour les mâles mais nous perdons en moyenne 0,70 centimes par kg sur les vaches et la viande»[i] a-t-il dit un peu provocant. Ce n’est pas rien [I]«quand on sait que les vaches représentent plus du quart du chiffre d’affaires total»[i]. Le président a aussi évoqué une deuxième source d’inquiétude, [I]«la baisse globale du troupeau nivernais, sur la même pente qu’au niveau national, avec de 5 à 7000 veaux en moins au 1er mai»[i] (source EDE). [I]«L’inquiétude est justifiée par la conjoncture globale: si les prix ont augmenté depuis 3 ans, les charges ont explosé depuis 20 ans»[i]! Le responsable a aussi évoqué une 3ème source d’inquiétude, [I]«plus grave»[i]: la concurrence de groupes coopératifs et des acheteurs du marché, [I]«loyale mais qui vont aussi acheter directement dans les fermes. A vous, adhérents du marché, de savoir ce que vous voulez et de ne pas vous laisser prendre par les flatteurs»[i] a-t-il averti avant de conclure, optimiste: [I]«si vous continuez à apporter au marché, nous arriverons à atteindre les 14700 animaux»[i].