Décès de l’ancien président de la FDSEA 58
René Manneheut avait œuvré en faveur de l’agriculture nivernaise
Bien connu des organisations professionnelles agricoles du département, René Manneheut, président de la FDSEA 58 de 1984 à 1993, est décédé jeudi 16 janvier des suites d’une longue maladie. Il laisse le souvenir d’un homme de convictions et d’actions «prêt à se battre pour les agriculteurs de la Nièvre, mais pas sans eux».
Lundi 20 janvier après-midi, à ses obsèques, c’est François Thibault, le président du Crédit agricole Centre Loire qui, au nom de la profession agricole, a tenu à saluer la mémoire de René Manneheut. La nouvelle de sa disparition a attristé bon nombre de responsables professionnels qui ont agi et oeuvrent encore en faveur de l’agriculture dans le département et qui ont ainsi souhaité lui rendre un dernier hommage. [I]«René était arrivé un jour en voiture de Normandie, avec un fût de cidre, et il n’était jamais reparti. Il fait partie de ces personnalités marquantes dont la Nièvre a eu et aura encore besoin»[i] saluait ainsi Eric Bertrand, le président de la Chambre d’agriculture, en début de semaine. Marié et père de trois enfants, René Manneheut était né en 1938 à Avranches (Manche) chez des parents polyculteurs-éleveurs. Il s’était installé en 1964, donc, sur une ferme céréalière à Bitry, non loin de Saint-Amand-en-Puisaye, où, sur 114 ha, il produisait maïs, blé et avoine destinés à nourrir son élevage avicole. En 1984, quand il a accède à un premier mandat de président de la FDSEA58, en remplacement de Guy Roy, il est chef d’une entreprise de 9 salariés s’occupant de 18 000 poules pondeuses. Toutefois, René Manneheut se considérait [I]«plus comme agriculteur que comme aviculteur»[i] parce que [I]«tout découle du travail de la terre»[i] avait-il expliqué à la presse lors de son élection en mai 1984. Il avait été reconduit deux fois à la tête du syndicat en 1987 et 1990, avant de céder la présidence à François Torcol en 1993.
[INTER]Manifestations et Ordre national du Mérite[inter]
[I]«Homme de dialogue et de médiation»[i] selon Régis Amiotte, qui a été son directeur à la FDSEA, [I]«il a su unir l’ensemble des OPA de la Nièvre autour d’un développement dynamique de l’agriculture et de l’élevage»[i]. C’est-à-dire que René Manneheut était à la fois un homme de convictions et un homme d’actions. Comme en pleine crise de l’élevage, se rappelle l’ancien directeur, où il a su mobiliser les troupes syndicales, [I]«d’abord à Limoges avec les départements du grand Bassin allaitant, puis à Nevers où il a contenu les milliers d’éleveurs venus de toute la France dans la ville de Pierre Bérégovoy, alors ministre de l’économie et des finances»[i]. Homme de communication, René Manneheut a aussi été naturellement l’un des acteurs du [I]«redressement»[i] de l’hebdomadaire régional Terres de Bourgogne. Un peu plus tard, en reconnaissance de son travail pour la ruralité et pour l’agriculture, René Manneheut a été décoré, à Arleuf, de l’Ordre national du Mérite, des mains du président de la République d’alors, le Nivernais François Mitterrand. Après les 9 années passées à la tête de la FDSEA 58, René Manneheut continua à s’engager dans les OPA, notamment en tant qu’administrateur de la Caisse régionale de Crédit agricole, au côté de Paul Cabarat. Catholique pratiquant, l’ancien responsable syndical avait, dans les dernières années, pris un engagement sacerdotal dans le Nord du département, en devenant diacre. A sa famille et à ses proches, Terres de Bourgogne présente ses plus sincères condoléances.
[INTER]Manifestations et Ordre national du Mérite[inter]
[I]«Homme de dialogue et de médiation»[i] selon Régis Amiotte, qui a été son directeur à la FDSEA, [I]«il a su unir l’ensemble des OPA de la Nièvre autour d’un développement dynamique de l’agriculture et de l’élevage»[i]. C’est-à-dire que René Manneheut était à la fois un homme de convictions et un homme d’actions. Comme en pleine crise de l’élevage, se rappelle l’ancien directeur, où il a su mobiliser les troupes syndicales, [I]«d’abord à Limoges avec les départements du grand Bassin allaitant, puis à Nevers où il a contenu les milliers d’éleveurs venus de toute la France dans la ville de Pierre Bérégovoy, alors ministre de l’économie et des finances»[i]. Homme de communication, René Manneheut a aussi été naturellement l’un des acteurs du [I]«redressement»[i] de l’hebdomadaire régional Terres de Bourgogne. Un peu plus tard, en reconnaissance de son travail pour la ruralité et pour l’agriculture, René Manneheut a été décoré, à Arleuf, de l’Ordre national du Mérite, des mains du président de la République d’alors, le Nivernais François Mitterrand. Après les 9 années passées à la tête de la FDSEA 58, René Manneheut continua à s’engager dans les OPA, notamment en tant qu’administrateur de la Caisse régionale de Crédit agricole, au côté de Paul Cabarat. Catholique pratiquant, l’ancien responsable syndical avait, dans les dernières années, pris un engagement sacerdotal dans le Nord du département, en devenant diacre. A sa famille et à ses proches, Terres de Bourgogne présente ses plus sincères condoléances.