Les jeunes éleveurs nivernais à Cournon
Rencontres au Sommet de l'avenir
Le Sommet de l'élevage est la vitrine de l'excellence professionnelle. C'est aussi le lieu où se croisent les éleveurs, des plus novices aux plus expérimentés. Si la jeunesse n'est pas en soi une vertu, elle vole à l'expérience ce petit supplément de culot et d'envie de décrocher des montagnes. Ce n'est donc pas un hasard si l'on pouvait croiser, la semaine dernière à Cournon, des jeunes nivernais pleins de promesses.
Plus peut-être que le Salon de Paris, le Sommet de l'élevage réunit des professionnels venus échanger sur leurs pratiques, leur métier, leurs angoisses aussi, ou même leurs ambitions et leurs projets. Achat de matériel pour certains, suivi des conférences à thèmes pour d'autres: Cournon est le lieu où il faut être quand on est éleveur et que l'on veut progresser et s'adapter, ou que l'on veut faire reconnaître ses mérites. La dizaine d'éleveurs charolais de Bourgogne venus présenter leurs animaux au concours charolais n'avaient pas d'autres ambitions. Mais ils n'étaient pas les seuls puisque des plus jeunes, en mal de nouveaux contacts et de comparaisons avec leurs pairs, ont aussi fait le déplacement. Des jeunes nivernais notamment, venus porter haut les couleurs de leur département et l'envie de défendre le métier qu'ils ont choisi.
[INTER]2 bus de Château-Chinon...[inter]
[I]«Nous avons pu lui dire que nous étions de Château-Chinon et qu'il fallait penser à défendre l'élevage et à aider les jeunes si l'on veut maintenir la vie de nos territoires. Il a répondu oui et çà n'a duré que 30 secondes ma[i]is le message est passé». Cédric Bernier et quelques uns de ses jeunes camarades du canton de Château-Chinon sont ainsi satisfaits d'avoir pu interpeller François Hollande, ce 2 octobre, dans la Grande Halle d'Auvergne. Durant plus de trois heures, le Président de la République a pu, au travers des allées du Sommet, entendre les doléances, les griefs, les récriminations et parfois les huées des éleveurs qu'il croisait. Si la sous-préfecture morvandelle n'est pas inconnue de l'actuel locataire de l'Elysée, lui qui est venu régulièrement commémorer l'élection de son prédécesseur, François Mitterrand, depuis 1981, il a donc eu des nouvelles de ses jeunes agriculteurs. Parmi des milliers de visiteurs qui se pressaient à Cournon, une centaine d'étudiants du lycée du Morvan et de JA du canton sont en effet venus, dans deux bus, passer la journée en Auvergne. L'histoire ne dit pas si le Chef de l'Etat, qui devait prononcer un discours attendu quelques minutes plus tard dans le centre de conférences, aura ne serait-ce que retenu la harangue des jeunes Nivernais. Et sans doute que les mesures annoncées dans le cadre de la Pac, un peu plus tard, découlaient du long travail de négociation entrepris depuis juin entre les Pouvoirs publics et les organisations syndicales plutôt que de la pression amicale des badauds sous les pavillons. Qu'importe! Les jeunes Nivernais, dont on croisait de nombreux congénères de toute la France durant le Sommet, auront fait entendre leurs voix, avec la fougue de leur jeune âge et le culot de leur vitalité.
[INTER]... et 2 jeunes éleveurs ovins[inter]
Car il faut en avoir de l'initiative, la vingtaine à peine passée, pour venir dans le sein des seins du métier, se vendre sans fausse pudeur ni timidité, parmi ses confrères plus chevronnés. C'est notamment le cas de deux jeunes éleveurs ovins qui ont chacun apportés de la Nièvre quatre agneaux de leurs élevages. Ou plutôt de leurs futurs élevages car pas plus Julie Chevalier, de Saint-Benin d'Azy, que Benjamin Pommier, de Tronsanges, ne sont encore installés. Certes, leurs moutons Suffolk et Berrichon du Cher respectifs n'étaient pas en concours mais seulement en présentation, contrairement à la compétition qui attendait les races charollaise et charmoise (cette dernière à laquelle a participé Christophe Rainon, le conseiller ovin de la Chambre de la Nièvre). Mais la jeune Julie a déjà les pieds sur terre: [I]«cela fait ma 3è participation. Ce salon professionnel est important parce qu'il permet de prendre des contacts avec de futurs clients et d'échanger avec d'autres professionnels ovins, de toutes les races, ce qui me fait progresser»[i]. Et le jeune Benjamin de confirmer: [I]«c'est la vitrine française de l'élevage; ici viennent parmi les meilleurs de France, c'est un gage de qualité. La case coûte 250 euros sur quatre jours à rentabiliser mais c'est un bon moyen de diffuser la race Berrichon du Cher, ne serait-ce qu'en croisement sur les Rava ou les Blanches du Massif central»[i]. Associés avec son père pour Julie, ou avec un collègue pour Benjamin, ils ont déjà acquis des réflexes professionnels. La valeur n'attend pas le nombre des années...
[INTER]2 bus de Château-Chinon...[inter]
[I]«Nous avons pu lui dire que nous étions de Château-Chinon et qu'il fallait penser à défendre l'élevage et à aider les jeunes si l'on veut maintenir la vie de nos territoires. Il a répondu oui et çà n'a duré que 30 secondes ma[i]is le message est passé». Cédric Bernier et quelques uns de ses jeunes camarades du canton de Château-Chinon sont ainsi satisfaits d'avoir pu interpeller François Hollande, ce 2 octobre, dans la Grande Halle d'Auvergne. Durant plus de trois heures, le Président de la République a pu, au travers des allées du Sommet, entendre les doléances, les griefs, les récriminations et parfois les huées des éleveurs qu'il croisait. Si la sous-préfecture morvandelle n'est pas inconnue de l'actuel locataire de l'Elysée, lui qui est venu régulièrement commémorer l'élection de son prédécesseur, François Mitterrand, depuis 1981, il a donc eu des nouvelles de ses jeunes agriculteurs. Parmi des milliers de visiteurs qui se pressaient à Cournon, une centaine d'étudiants du lycée du Morvan et de JA du canton sont en effet venus, dans deux bus, passer la journée en Auvergne. L'histoire ne dit pas si le Chef de l'Etat, qui devait prononcer un discours attendu quelques minutes plus tard dans le centre de conférences, aura ne serait-ce que retenu la harangue des jeunes Nivernais. Et sans doute que les mesures annoncées dans le cadre de la Pac, un peu plus tard, découlaient du long travail de négociation entrepris depuis juin entre les Pouvoirs publics et les organisations syndicales plutôt que de la pression amicale des badauds sous les pavillons. Qu'importe! Les jeunes Nivernais, dont on croisait de nombreux congénères de toute la France durant le Sommet, auront fait entendre leurs voix, avec la fougue de leur jeune âge et le culot de leur vitalité.
[INTER]... et 2 jeunes éleveurs ovins[inter]
Car il faut en avoir de l'initiative, la vingtaine à peine passée, pour venir dans le sein des seins du métier, se vendre sans fausse pudeur ni timidité, parmi ses confrères plus chevronnés. C'est notamment le cas de deux jeunes éleveurs ovins qui ont chacun apportés de la Nièvre quatre agneaux de leurs élevages. Ou plutôt de leurs futurs élevages car pas plus Julie Chevalier, de Saint-Benin d'Azy, que Benjamin Pommier, de Tronsanges, ne sont encore installés. Certes, leurs moutons Suffolk et Berrichon du Cher respectifs n'étaient pas en concours mais seulement en présentation, contrairement à la compétition qui attendait les races charollaise et charmoise (cette dernière à laquelle a participé Christophe Rainon, le conseiller ovin de la Chambre de la Nièvre). Mais la jeune Julie a déjà les pieds sur terre: [I]«cela fait ma 3è participation. Ce salon professionnel est important parce qu'il permet de prendre des contacts avec de futurs clients et d'échanger avec d'autres professionnels ovins, de toutes les races, ce qui me fait progresser»[i]. Et le jeune Benjamin de confirmer: [I]«c'est la vitrine française de l'élevage; ici viennent parmi les meilleurs de France, c'est un gage de qualité. La case coûte 250 euros sur quatre jours à rentabiliser mais c'est un bon moyen de diffuser la race Berrichon du Cher, ne serait-ce qu'en croisement sur les Rava ou les Blanches du Massif central»[i]. Associés avec son père pour Julie, ou avec un collègue pour Benjamin, ils ont déjà acquis des réflexes professionnels. La valeur n'attend pas le nombre des années...