Réforme territoriale
Radiographie agricole des 13 nouvelles régions
L’Insee a livré un premier portrait des 13 nouvelles régions de France, qui verront le jour au 1er janvier 2016. Aquitaine-Limousin-Poitou-Charentes devient la 1ère région agricole. Faute de s’agrandir, les régions Bretagne et Pays de Loire reculent dans le classement. Les régions ainsi élargies s’imposent comme des acteurs majeurs de la vie agricole française.
A la faveur de la réforme territoriale, une nouvelle hiérarchie des régions agricoles se dessine, dans laquelle les territoires élargis gagnent des rangs par simple effet d’agrégation. Selon les dernières statistiques, Aquitaine-Limousin-Poitou-Charentes, deviendrait la première région agricole française, au regard de la part du PIB issu de l’agriculture (PIB agricole) avec 6,4 Mrd € et de l’effectif de ses exploitations agricoles (83 138).
Une carte de France plus homogène
Les nouvelles régions se ressemblent cependant plus entre elles que les anciennes. En associant des régions plus riches à des régions plus pauvres (Rhônes Alpes et Auvergne), des régions densément peuplées avec d’autres plus clairsemées (Nord Pas-de-Calais et Picardie), le gouvernement a construit une carte de France plus homogène. Ce constat vaut également pour l’agriculture ; à l’exception de la Corse et de l’Ile de France, l’écart entre les PIB agricoles des régions métropolitaines se réduit et le poids de l’agriculture est plus homogène entre régions. Demain, c’est la région Aquitaine-Limousin Poitou-Charentes qui détiendra le plus haut taux.
Les régions qui n’ont pas fusionné, comme la Bretagne et les Pays de Loire, reculent dans la hiérarchie et perdent deux rangs.
Ile de France, plus petite région agricole
En termes de valeur produite (CA), l’Aquitaine-Limousin-Poitout-Charentes, devient avec 11 milliards d’euros, la première région agricole européenne, portée par les céréales et la vigne. Elle devance la Bavière, l’Andalousie et la Bretagne et représente à elle seule 15% du CA de la Ferme france. (1/3 de celui du Royaume-Uni, 3 fois plus que la Bulgarie). Selon Agreste, elle est à l’échelle européenne, la 3ème région agricole en termes de sufaces agricoles, derrière Castille et Leon et l’Andalousie.
La Bretagne reste la première région laitière de France pour les vaches laitières, devant la Normandie et les Pays de Loire. Le 1er cheptel bovin allaitant français est situé e, Aquitaine-Limousin-Poitou-Charentes. La 1ère région céréalière serait Alasa-Lorraine-Champagne-Ardennes, en termes de surfaces.
L’Ile de France conserve une place à part dans le paysage agricole des régions françaises, avec une part agricole du PIB à la portion congrue (0,1%), la plus petite SAU des régions continentales et le plus petit effectif des exploitations, ceci rapporté au PIB le plus important de France, près de 30% du PIB national.
Une carte de France plus homogène
Les nouvelles régions se ressemblent cependant plus entre elles que les anciennes. En associant des régions plus riches à des régions plus pauvres (Rhônes Alpes et Auvergne), des régions densément peuplées avec d’autres plus clairsemées (Nord Pas-de-Calais et Picardie), le gouvernement a construit une carte de France plus homogène. Ce constat vaut également pour l’agriculture ; à l’exception de la Corse et de l’Ile de France, l’écart entre les PIB agricoles des régions métropolitaines se réduit et le poids de l’agriculture est plus homogène entre régions. Demain, c’est la région Aquitaine-Limousin Poitou-Charentes qui détiendra le plus haut taux.
Les régions qui n’ont pas fusionné, comme la Bretagne et les Pays de Loire, reculent dans la hiérarchie et perdent deux rangs.
Ile de France, plus petite région agricole
En termes de valeur produite (CA), l’Aquitaine-Limousin-Poitout-Charentes, devient avec 11 milliards d’euros, la première région agricole européenne, portée par les céréales et la vigne. Elle devance la Bavière, l’Andalousie et la Bretagne et représente à elle seule 15% du CA de la Ferme france. (1/3 de celui du Royaume-Uni, 3 fois plus que la Bulgarie). Selon Agreste, elle est à l’échelle européenne, la 3ème région agricole en termes de sufaces agricoles, derrière Castille et Leon et l’Andalousie.
La Bretagne reste la première région laitière de France pour les vaches laitières, devant la Normandie et les Pays de Loire. Le 1er cheptel bovin allaitant français est situé e, Aquitaine-Limousin-Poitou-Charentes. La 1ère région céréalière serait Alasa-Lorraine-Champagne-Ardennes, en termes de surfaces.
L’Ile de France conserve une place à part dans le paysage agricole des régions françaises, avec une part agricole du PIB à la portion congrue (0,1%), la plus petite SAU des régions continentales et le plus petit effectif des exploitations, ceci rapporté au PIB le plus important de France, près de 30% du PIB national.
Les régions plus fortes pour négocier à bruxelles
Moins nombreuses et plus fortes, les nouvelles régions iront demain directement négocier à Bruxelles. Autorités de gestion du deuxième pilier de la politique agricole commune, elles ont la charge de distribuer ce financement européen sur les territoires, pour le développement agricole et rural. L’Etat a tout de même envoyé un cadre national aux régions, ce que certaines régions déplorent car elles voudraient pouvoir travailler sans passer par l’Etat. Concrètement, gérer le Feader, c’est produire un rapport de plus de 500 pages, appelé le PDR (programme de développement rural) qui contient toutes les mesures à mettre en oeuvre sur les territoires. Ce qui permet à Bruxelles de vérifier que le budget européen est bien utilisé par les pays membres. Les régions ont hérité de ce travail assumé jusque-là par les services de l’Etat, depuis la création du 2ème pilier de la Pac en 1999. Ces nouvelles fonctions s’accompagnent d’une augmentation de budget. Pour la France le Budget du Feader est passé de 6 Mrd d’euros à 11,4 Mrd pour six ans.