Écotaxe poids lourds
«Qui paiera in fine ?»
Le gouvernement vient d'annoncer la suspension de l'éco-taxe poids lourds. Suspension ne signifie pas suppression, mais un ajournement que les acteurs des différents secteurs économiques entendent mettre à profit pour remettre à plat le dispositif et «discuter sur le fond».
La colère des Bretons a payé, l'écotaxe, qui cristallisait ces dernières semaines tous les mécontentements, est suspendu. Le recul du gouvernement en a soulagé plus d'un. La FNSEA et les JA ont exprimé leur satisfaction d'avoir été entendus. Xavier Beulin, président de la FNSEA a rappelé à cette occasion que les représentants professionnels demandaient bien [I]«un ajournement et non pas une suppression»[i]. Pour la FNSEA ce report se justifie par un environnement économique et conjoncturel [I]«extrêmement difficile»[i] pour le secteur agricole et agroalimentaire. A cela s'ajoute [I]«une vraie difficulté d'application»[i] d'un dispositif [I]«qui pourrait conduire au paiement de la taxe cinq ou six fois durant le cycle de production d'un même produit»[i]. [I]«Nous sommes conscients de la nécessité de dégager des ressources pour l'entretien des réseaux routiers et pour développer des modes de transport alternatifs, mais rediscutons sur le fond du dispositif»[i] insiste Xavier Beulin qui demande à faire partie du nouveau round de discussions sur le sujet. FNSEA et JA considèrent [I]«que ce premier pas du gouvernement devrait permettre de reprendre le dialogue et de réunir l'ensemble des acteurs concernés autour de la table»[i].
Le président de l'APCA, Guy Vasseur rejoint ce point de vue, en relevant [I]«un projet mal ficelé depuis le départ»[i] qui posait des problèmes à toute l'économie et pas seulement à la Bretagne. Il ajoute surtout qu'il n'est [I]«pas tolérable de voir une taxe de cette nature frapper davantage les produits français que les produits importés»[i]. Même soulagement chez Coop de France qui se dit prête à participer à tout dialogue sur le sujet. Interbev dans un communiqué réitère sa demande aux Pouvoirs publics d'exonérer la filière bétail et viande.
Reste que les équipements et autres portiques sont bien installés, que certains transporteurs ont déjà équipés leurs camions et que des engagements ont été pris et devront être tenus avec des opérateurs pour le suivi logistique du dispositif. La trêve devrait donc être de courte durée, puisqu'il faudra bien d'une façon ou d'une autre trouver une solution économiquement durable et socialement équitable...
Le président de l'APCA, Guy Vasseur rejoint ce point de vue, en relevant [I]«un projet mal ficelé depuis le départ»[i] qui posait des problèmes à toute l'économie et pas seulement à la Bretagne. Il ajoute surtout qu'il n'est [I]«pas tolérable de voir une taxe de cette nature frapper davantage les produits français que les produits importés»[i]. Même soulagement chez Coop de France qui se dit prête à participer à tout dialogue sur le sujet. Interbev dans un communiqué réitère sa demande aux Pouvoirs publics d'exonérer la filière bétail et viande.
Reste que les équipements et autres portiques sont bien installés, que certains transporteurs ont déjà équipés leurs camions et que des engagements ont été pris et devront être tenus avec des opérateurs pour le suivi logistique du dispositif. La trêve devrait donc être de courte durée, puisqu'il faudra bien d'une façon ou d'une autre trouver une solution économiquement durable et socialement équitable...