Germination sur pied des blés
Quelles conséquences pour les semis de cet automne ?
L’existence à grande échelle de situations de grains de blé germés sur pied peut engendrer des difficultés pour se couvrir en semences pour l’automne à venir, notamment en semences fermières. En effet, un début de germination sur pied au champ peut avoir pour conséquences une perte significative de la faculté germinative, qu’il faut pouvoir évaluer très vite afin de sécuriser son approvisionnement en semences.
La faculté germinative (FG) d’un lot de semences est définie comme le nombre de plantules normales pour 100 grains, et est donc à distinguer de la capacité germinative : nombre de graines germées pour 100 grains.
Les causes de dégradation de la FG sont partiellement connues :
• Un début de germination sur pied : le déclenchement puis l’arrêt du processus germinatif à la récolte ou lors du stockage va aboutir à une augmentation de la proportion de graines mortes ou de plantules anormales.
• L’altération de l’embryon lors de la récolte : le battage peut engendrer la casse des grains, en particulier pour des grains fragiles comme le blé dur, mais aussi plus généralement lorsqu’ils sont récoltés trop secs ou avec un mauvais réglage de la moissonneuse-batteuse, ou lorsque la germination a à peine débuté.
• La présence de fusarioses, dont notamment F. roseum et M. nivale, qui aboutissent à la formation de graines mortes
• L’âge des graines : la FG décroit progressivement dans le temps, phénomène accentué par de mauvaises conditions de conservation (cas de semences de report).
• Les conditions de conservation : l’humidité du lot et la température de stockage importent beaucoup. Un lot sec (teneur en eau de 12-13%), conservé par exemple à 20°C aura toutes chances de se conserver au moins un an. . A l’inverse, un lot humide (> 15% d’humidité) aura de fortes chances de perdre son potentiel de germination en quelques mois.
• L’histoire de la plante porte-graine : les conditions de croissance de la plante (stress, nutrition) se répercutent sur la capacité ultérieure de la graine à germer correctement, sans que l’ensemble des mécanismes ne soit bien connu.
• L’application du traitement de semence : l’apport d’eau lors du traitement de semence augmente légèrement l’humidité des graines ; en cas d’excès il peut conduire à un vieillissement prématuré (cas de semences de report traitées).
Connaître la faculté germinative (FG) d’un lot de semences est indispensable pour établir avec précision la densité de grains à semer par m². Ce critère est normalement élevé pour les semences certifiées (norme de 85% pour les céréales à paille, sauf triticale, 80%). En pratique la FG des semences certifiées est très souvent supérieure à 90, voire 95%. Exceptionnellement, le seuil minimal peut être abaissé à 70%, sur dérogation. Dans ce cas, l’étiquette bleue collée sur les sacs en fait mention.
En théorie, la détermination de la FG doit se faire au plus près du semis (pour prendre en compte des éventuelles pertes de FG liées au vieillissement prématuré des semences) ; cette année, dans les situations de grain germé, il est crucial de réaliser également ce test dès la fin de la moisson, afin de s’assurer que le futur lot de semences fermières présente une faculté germinative suffisante (seuil indicatif de 70-80%).
Le principe de la méthode utilisée par les professionnels dans les stations de semences est :
• Prélèvement de 200 ou 400 graines (échantillonnage adapté au lot à tester)
• Semis des graines dans du sable ou sur du papier buvard humides, et mise au froid (4-5°C) pendant 72h, pour lever toute éventuelle dormance résiduelle.
• Mise à température ambiante (20°C), puis comptage après une semaine. Attention à bien comptabiliser uniquement les plantules normales
La densité de semis recommandée devra donc prendre en compte les corrections liées aux pertes à la levée (pierrosité, battance, mottes, limaces) et aux défauts de faculté germinative de la façon suivante :
Les pertes à la levée et la faculté germinative sont à exprimer en %.
Par exemple : pour un objectif de 200 plantes/m², des pertes de 15% à la levée et une FG de 90% : = 265 gr/m²
Les recommandations de semis Arvalis sont établies pour des niveaux de FG supérieures à 90%. C’est le cas en Bourgogne et Franche Comté dans le tableau de recommandations de densités de semis.
Les causes de dégradation de la FG sont partiellement connues :
• Un début de germination sur pied : le déclenchement puis l’arrêt du processus germinatif à la récolte ou lors du stockage va aboutir à une augmentation de la proportion de graines mortes ou de plantules anormales.
• L’altération de l’embryon lors de la récolte : le battage peut engendrer la casse des grains, en particulier pour des grains fragiles comme le blé dur, mais aussi plus généralement lorsqu’ils sont récoltés trop secs ou avec un mauvais réglage de la moissonneuse-batteuse, ou lorsque la germination a à peine débuté.
• La présence de fusarioses, dont notamment F. roseum et M. nivale, qui aboutissent à la formation de graines mortes
• L’âge des graines : la FG décroit progressivement dans le temps, phénomène accentué par de mauvaises conditions de conservation (cas de semences de report).
• Les conditions de conservation : l’humidité du lot et la température de stockage importent beaucoup. Un lot sec (teneur en eau de 12-13%), conservé par exemple à 20°C aura toutes chances de se conserver au moins un an. . A l’inverse, un lot humide (> 15% d’humidité) aura de fortes chances de perdre son potentiel de germination en quelques mois.
• L’histoire de la plante porte-graine : les conditions de croissance de la plante (stress, nutrition) se répercutent sur la capacité ultérieure de la graine à germer correctement, sans que l’ensemble des mécanismes ne soit bien connu.
• L’application du traitement de semence : l’apport d’eau lors du traitement de semence augmente légèrement l’humidité des graines ; en cas d’excès il peut conduire à un vieillissement prématuré (cas de semences de report traitées).
Connaître la faculté germinative (FG) d’un lot de semences est indispensable pour établir avec précision la densité de grains à semer par m². Ce critère est normalement élevé pour les semences certifiées (norme de 85% pour les céréales à paille, sauf triticale, 80%). En pratique la FG des semences certifiées est très souvent supérieure à 90, voire 95%. Exceptionnellement, le seuil minimal peut être abaissé à 70%, sur dérogation. Dans ce cas, l’étiquette bleue collée sur les sacs en fait mention.
En théorie, la détermination de la FG doit se faire au plus près du semis (pour prendre en compte des éventuelles pertes de FG liées au vieillissement prématuré des semences) ; cette année, dans les situations de grain germé, il est crucial de réaliser également ce test dès la fin de la moisson, afin de s’assurer que le futur lot de semences fermières présente une faculté germinative suffisante (seuil indicatif de 70-80%).
Le principe de la méthode utilisée par les professionnels dans les stations de semences est :
• Prélèvement de 200 ou 400 graines (échantillonnage adapté au lot à tester)
• Semis des graines dans du sable ou sur du papier buvard humides, et mise au froid (4-5°C) pendant 72h, pour lever toute éventuelle dormance résiduelle.
• Mise à température ambiante (20°C), puis comptage après une semaine. Attention à bien comptabiliser uniquement les plantules normales
La densité de semis recommandée devra donc prendre en compte les corrections liées aux pertes à la levée (pierrosité, battance, mottes, limaces) et aux défauts de faculté germinative de la façon suivante :
Les pertes à la levée et la faculté germinative sont à exprimer en %.
Par exemple : pour un objectif de 200 plantes/m², des pertes de 15% à la levée et une FG de 90% : = 265 gr/m²
Les recommandations de semis Arvalis sont établies pour des niveaux de FG supérieures à 90%. C’est le cas en Bourgogne et Franche Comté dans le tableau de recommandations de densités de semis.