Assemblée générale de l’Asavpa de la Nièvre
Quel avenir pour les salariés agricoles?
Jeudi 28 mai, à Saint-Saulge, l’Association des salariés de l’agriculture pour la vulgarisation du progrès agricole (Asavpa) de la Nièvre a tenu son assemblée générale annuelle. L’heure d’une remise en question, alors que la structure est désormais privée d’animatrice.
A l’issue des actes statutaires, dont les rapports financiers qui laissent apparaître une situation saine, les adhérents présents la semaine dernière à la mairie de Saint-Saulge se sont interrogés sur les «perspectives pour l’Asavpa de la Nièvre».
Ce temps de réflexion, en présence d’un nombre restreint d’adhérents, est le fruit d’une remise à plat non seulement de ce que doit être son rôle mais aussi de la place du salariat agricole dans les exploitations du département. L’Asavpa, en elle-même, regroupe 46 adhérents, ce qui n’est pas si mal pour une amicale qui ne se veut pas un syndicat de salariés.
C’est en revanche un chiffre relativement faible si on le compare aux près de 1300 salariés présents dans les exploitations tout au long de l’année, selon les statistiques officielles de la MSA. Bien sûr, la réflexion conduit à s’interroger sur la pérennité de cette structure, dont bon nombre de semblables ont disparu ces dernières années du territoire national. 26 Asavpa survivent en France quand il y en avait encore plus de 50, il n’y a pas si longtemps, selon Jean-Pierre Guilloton, le trésorier départemental. Là, les échéances se précipitent puisque l’organisation de l’AG était la dernière action de l’animatrice Marie-Aline Saltel, dont le contrat de travail prenait fin le soir-même. Pour résumer, la jeune femme était, par convention, mise à disposition de l’Asavpa, pour 0,3 équivalent temps plein (ETP) par semaine, par l’association Avenir, elle-même dissoute officiellement depuis le 30 mai.
Gérard Perry et Jean-Pierre Guilloton ont donc introduit la réflexion sur la pérennisation de l’association, sachant que tous les participants ont convenu que «sans animation, il n’y a pas de salut !» Salariés eux-mêmes, les élus de l’Asavpa ne peuvent pas assumer le travail que réalisait efficacement Marie-Aline, entre l’édition du bulletin «Le salarié agricole de la Nièvre», la préparation des concours divers et variés et la promotion des métiers dans les établissements d’enseignement ou les forums...
Place du salariat dans le monde agricole
Concernant l’animation, le président et le trésorier ont confié leur espoir de convaincre la Chambre d’agriculture de la Nièvre de trouver une solution en commun. Ils devaient rencontrer prochainement Eric Bertrand, le président de la Chambre. «Pourquoi ne pas monter en délégation de 3 ou 4, avec le président de la Chambre, à Dijon, un de ces jours prochains» a demandé André Bertrand, l’ancien directeur d’Avenir. L’idée consisterait à obtenir quelques crédits pour financer un temps très partiel, sachant que 0,3 ETP n’est pas un besoin suffisant pour qu’il puisse faire l’objet de subventions du Cas-Dar (ministère de l’Agriculture). Si tous ont témoigné à l’animatrice sortante «leur pincement de la voir partir et que tout se termine en capilotade», selon les mots employés par François Torcol, la réflexion collective s’est poursuivie sur le terrain de la défense de l’emploi agricole dans le département. «La place des salariés dans les exploitations est devenue de plus en plus technique et commerciale et où le monde affairiste est de plus en plus présent. Quid du salarié qui fait son travail au quotidien et participe activement à la réalisation du chiffre d’affaires de l’agriculture régionale?» a-t-on pu entendre, dans une ambiance lourde et pesante. Les adhérents et les élus de l’Asavpa de la Nièvre n’ont que quelques semaines, avant l’été, pour tenter de trouver des réponses à ces questions. En appelant à une plus grande prise en compte des responsables professionnels du département...
Ce temps de réflexion, en présence d’un nombre restreint d’adhérents, est le fruit d’une remise à plat non seulement de ce que doit être son rôle mais aussi de la place du salariat agricole dans les exploitations du département. L’Asavpa, en elle-même, regroupe 46 adhérents, ce qui n’est pas si mal pour une amicale qui ne se veut pas un syndicat de salariés.
C’est en revanche un chiffre relativement faible si on le compare aux près de 1300 salariés présents dans les exploitations tout au long de l’année, selon les statistiques officielles de la MSA. Bien sûr, la réflexion conduit à s’interroger sur la pérennité de cette structure, dont bon nombre de semblables ont disparu ces dernières années du territoire national. 26 Asavpa survivent en France quand il y en avait encore plus de 50, il n’y a pas si longtemps, selon Jean-Pierre Guilloton, le trésorier départemental. Là, les échéances se précipitent puisque l’organisation de l’AG était la dernière action de l’animatrice Marie-Aline Saltel, dont le contrat de travail prenait fin le soir-même. Pour résumer, la jeune femme était, par convention, mise à disposition de l’Asavpa, pour 0,3 équivalent temps plein (ETP) par semaine, par l’association Avenir, elle-même dissoute officiellement depuis le 30 mai.
Gérard Perry et Jean-Pierre Guilloton ont donc introduit la réflexion sur la pérennisation de l’association, sachant que tous les participants ont convenu que «sans animation, il n’y a pas de salut !» Salariés eux-mêmes, les élus de l’Asavpa ne peuvent pas assumer le travail que réalisait efficacement Marie-Aline, entre l’édition du bulletin «Le salarié agricole de la Nièvre», la préparation des concours divers et variés et la promotion des métiers dans les établissements d’enseignement ou les forums...
Place du salariat dans le monde agricole
Concernant l’animation, le président et le trésorier ont confié leur espoir de convaincre la Chambre d’agriculture de la Nièvre de trouver une solution en commun. Ils devaient rencontrer prochainement Eric Bertrand, le président de la Chambre. «Pourquoi ne pas monter en délégation de 3 ou 4, avec le président de la Chambre, à Dijon, un de ces jours prochains» a demandé André Bertrand, l’ancien directeur d’Avenir. L’idée consisterait à obtenir quelques crédits pour financer un temps très partiel, sachant que 0,3 ETP n’est pas un besoin suffisant pour qu’il puisse faire l’objet de subventions du Cas-Dar (ministère de l’Agriculture). Si tous ont témoigné à l’animatrice sortante «leur pincement de la voir partir et que tout se termine en capilotade», selon les mots employés par François Torcol, la réflexion collective s’est poursuivie sur le terrain de la défense de l’emploi agricole dans le département. «La place des salariés dans les exploitations est devenue de plus en plus technique et commerciale et où le monde affairiste est de plus en plus présent. Quid du salarié qui fait son travail au quotidien et participe activement à la réalisation du chiffre d’affaires de l’agriculture régionale?» a-t-on pu entendre, dans une ambiance lourde et pesante. Les adhérents et les élus de l’Asavpa de la Nièvre n’ont que quelques semaines, avant l’été, pour tenter de trouver des réponses à ces questions. En appelant à une plus grande prise en compte des responsables professionnels du département...