Mission Aide
Priorité aux circuits courts
C’était une annonce du Président de la République lors du Comité interministériel aux ruralités de septembre 2015. Trois départements -la Nièvre, l’Ariège et la Lozère- sont accompagnés par l’État pour le développement de leurs projets. Cette mission Aider a présenté son travail lundi 29 février, en présence du préfet de la Nièvre, du président du Conseil départemental et des responsables professionnels.
Outre le développement de la vocation industrielle de Magny-Cours et de la Nièvre, c’est l’agriculture qui fait l’objet de l’accompagnement de la mission Aider (l’État) dans le département, autour des élus et des responsables professionnels. Depuis le Comité interministériel aux ruralités de l’automne, un ingénieur général du ministère de l’Agriculture, Gérard Farcy, est venu constituer un groupe de travail dans le département, dans le but d’aider les collectivités à monter des projets ciblés et détaillés. Patrice Joly, lundi, en introduction, a d’ailleurs évoqué «notre constatation des besoins dans nos territoires et souvent le défaut de notre capacité à monter des choses sur les plans économique, technique, financier, juridique, fiscal». L’ingénieur général est donc venu animer et conseiller les Nivernais pour les aider à mettre leurs idées au clair. Et, en agriculture, deux priorités sont ressorties à mettre en perspective des orientations politiques adoptées depuis des mois : «les circuits courts, avec en projet la mise en place d’une plateforme d’approvisionnement local des établissements publics, et la ferme du Marault, où le Département a investi, que nous souhaiterions voir devenir une vitrine de l’agriculture nivernaise mais au-delà, un centre de ressources pour les agriculteurs des différentes filières et en partenariat avec les organismes professionnels», selon le président de l’assemblée départementale.
Vers une Plateforme d’approvisionnement local ?
«L’objectif est d’apporter aux agriculteurs des éléments de réflexion pour être plus résistants et de mieux capter la valeur ajoutée» a indiqué M. Farcy. Et, de fait, le projet de plateforme d’approvisionnement local, pour les établissements scolaires, les maisons de retraite, les centres sociaux et les hôpitaux nivernais pourrait constituer un outil intéressant de développement économique pour les agriculteurs. Reste à en définir les modalités et le mode de fonctionnement. Jocelyne Guérin, la vice-présidente du Conseil départemental chargée du dossier, a souligné qu’il s’agissait d’un potentiel de «30 000 repas par jour si tous les établissements jouaient le jeu à 100%», soit 7 millions de repas par an. «Certes, ce n’est pas la réponse à tous les problèmes de la crise du monde agricole mais c’est une mise en situation de potentialité». A 2 euros, le prix moyen du repas, le potentiel de chiffre d’affaires monterait à 15 millions d’euros dont les agriculteurs n’ont plus qu’à fournir la matière première : 320 t de viande bovine, 210 t de porc, 280 t de volailles, 2200 t de légumes crus, 550 t de fruits crus... De son côté, Éric Bertrand, le président de la Chambre, a mis en balance l’offre potentielle : 164 producteurs répertoriés en circuit court dans la Nièvre dont 74 déjà engagés dans la restauration collective mais «7 millions de repas, c’est un pourcentage très faible de ce qui peut être produit». La réflexion ne fait que commencer et la question du fonctionnement et du financement devra être abordée.
Vers une Plateforme d’approvisionnement local ?
«L’objectif est d’apporter aux agriculteurs des éléments de réflexion pour être plus résistants et de mieux capter la valeur ajoutée» a indiqué M. Farcy. Et, de fait, le projet de plateforme d’approvisionnement local, pour les établissements scolaires, les maisons de retraite, les centres sociaux et les hôpitaux nivernais pourrait constituer un outil intéressant de développement économique pour les agriculteurs. Reste à en définir les modalités et le mode de fonctionnement. Jocelyne Guérin, la vice-présidente du Conseil départemental chargée du dossier, a souligné qu’il s’agissait d’un potentiel de «30 000 repas par jour si tous les établissements jouaient le jeu à 100%», soit 7 millions de repas par an. «Certes, ce n’est pas la réponse à tous les problèmes de la crise du monde agricole mais c’est une mise en situation de potentialité». A 2 euros, le prix moyen du repas, le potentiel de chiffre d’affaires monterait à 15 millions d’euros dont les agriculteurs n’ont plus qu’à fournir la matière première : 320 t de viande bovine, 210 t de porc, 280 t de volailles, 2200 t de légumes crus, 550 t de fruits crus... De son côté, Éric Bertrand, le président de la Chambre, a mis en balance l’offre potentielle : 164 producteurs répertoriés en circuit court dans la Nièvre dont 74 déjà engagés dans la restauration collective mais «7 millions de repas, c’est un pourcentage très faible de ce qui peut être produit». La réflexion ne fait que commencer et la question du fonctionnement et du financement devra être abordée.