2/4 Mise à l'herbe: Parasitisme
prévenir d’abord...
Les bovins de première année représentent la catégorie la plus exposée au risque parasitaire à cause de l’absence ou la faiblesse des défenses immunitaires. L’objectif de la prévention du parasitisme sera de développer au cours des deux premières années de pâturage une immunité forte tout en préservant la croissance des animaux et une valorisation maximale de l’herbe.
[INTER]Races laitières[inter]
On peut éviter d’augmenter les risques pour les génisses laitières, en envisageant la mise à l’herbe sur repousses après fauche, mais essentiellement pour les mises à l’herbe tardives.
Le plus souvent, ces animaux sont placés année après année, sur les mêmes parcelles, souvent très contaminées en fin de saison, et par conséquent, très contaminées au printemps. Il est donc souhaitable d’agir tôt, pour ne pas risquer d’atteindre rapidement des seuils critiques. La prévention administrée dès la mise à l’herbe est à privilégier.
Pour les taurillons et les bouvillons de races laitières, on va préférer les dispositifs à action longue, sans reprise des animaux, pour assurer une bonne croissance de ceux destinés à la boucherie. La recherche d’une immunité solide ne se pose pas vraiment pour ces animaux.
[INTER]Races allaitantes[inter]
Les veaux de race allaitante nés à l’automne (octobre à décembre) et mis à l’herbe avec les mères, consomment tout de suite des quantités d’herbe significatives et, en l’absence de défenses immunitaires, ils multiplient les parasites, contaminent la parcelle et leur croissance peut en pâtir.
On peut protéger les mâles par l’application pour assurer une meilleure croissance (on épargnera toutefois, le veau destiné à une carrière de reproducteur), alors que les femelles ne seront pas protégées et pourront ainsi forger leur immunité avec la faible infestation qu’elles créeront (les mères immunisées et les mâles protégés ne multiplieront pas ou peu les parasites).
Au sevrage (précoce), les femelles pourront être déparasitées avec un antiparasitaire à action rémanente si elles restent sur des parcelles pâturées, ou à action instantanée si on leur attribue des repousses après fauche.
En revanche, les veaux issus de vêlages plus tardifs (janvier à mars), mis à l’herbe avec les mères consomment peu d’herbe au départ et les faibles niveaux de contamination garantis par les mères permettent une installation progressive de l’immunité.
Cependant, il n’est pas rare qu’au milieu de l’été, avec la conjonction de facteurs favorisants (météo, chargement), le risque de strongyloses cliniques apparaisse.
Il est donc prudent de déparasiter les veaux avec un antiparasitaire à action rémanente s’ils restent sur des parcelles pâturées, ou à action instantanée s’ils sont transférés sur des repousses après fauche.
Les broutards sevrés de race allaitante ne disposent que d’une protection limitée, car leur immunité n’est qu’à l’état d’ébauche. Pour les mâles, la construction de l’immunité n’est pas primordiale, on peut donc appliquer la vaccination en mode Longue Action, ce qui assurera une meilleure croissance à l’herbe.
En ce qui concerne les femelles, la prévention dès la mise à l’herbe est souhaitable. Un traitement rémanent peut être appliqué.
En deuxième année, ces animaux ont besoin de compléter une immunité déjà mise en place.
Un traitement rémanent à titre préventif ne se justifiera que si des facteurs de risque l’imposent (chargement, erreurs de conduite l’année précédente, problèmes les années passées...).
Un traitement rémanent à base de vaccination sous la forme injectable ou [I]« pour-on »[i] suffira.
Pour les adultes, sauf erreurs de conduite les premières années, les adultes ne nécessitent pas de traitements préventifs contre les strongyloses digestives.
La gestion du parasitisme à l’herbe est un aspect très technique, déterminant dans la réussite de sa conduite de l’élevage. Elle repose aujourd’hui sur des fondements scientifiques clairement établis, ce qui en fait un outil performant qui doit être adapté à chaque élevage et à chaque éleveur. D’où la nécessité d’ajuster les protocoles avec l’aide d’un expert (vétérinaire, conseiller spécialisé…)
Partie 1/4 Mise en herbe: Pour une mise à l’herbe sans risque...
Partie3/4 Mise en herbe: A quelques jours de la mise en herbe
On peut éviter d’augmenter les risques pour les génisses laitières, en envisageant la mise à l’herbe sur repousses après fauche, mais essentiellement pour les mises à l’herbe tardives.
Le plus souvent, ces animaux sont placés année après année, sur les mêmes parcelles, souvent très contaminées en fin de saison, et par conséquent, très contaminées au printemps. Il est donc souhaitable d’agir tôt, pour ne pas risquer d’atteindre rapidement des seuils critiques. La prévention administrée dès la mise à l’herbe est à privilégier.
Pour les taurillons et les bouvillons de races laitières, on va préférer les dispositifs à action longue, sans reprise des animaux, pour assurer une bonne croissance de ceux destinés à la boucherie. La recherche d’une immunité solide ne se pose pas vraiment pour ces animaux.
[INTER]Races allaitantes[inter]
Les veaux de race allaitante nés à l’automne (octobre à décembre) et mis à l’herbe avec les mères, consomment tout de suite des quantités d’herbe significatives et, en l’absence de défenses immunitaires, ils multiplient les parasites, contaminent la parcelle et leur croissance peut en pâtir.
On peut protéger les mâles par l’application pour assurer une meilleure croissance (on épargnera toutefois, le veau destiné à une carrière de reproducteur), alors que les femelles ne seront pas protégées et pourront ainsi forger leur immunité avec la faible infestation qu’elles créeront (les mères immunisées et les mâles protégés ne multiplieront pas ou peu les parasites).
Au sevrage (précoce), les femelles pourront être déparasitées avec un antiparasitaire à action rémanente si elles restent sur des parcelles pâturées, ou à action instantanée si on leur attribue des repousses après fauche.
En revanche, les veaux issus de vêlages plus tardifs (janvier à mars), mis à l’herbe avec les mères consomment peu d’herbe au départ et les faibles niveaux de contamination garantis par les mères permettent une installation progressive de l’immunité.
Cependant, il n’est pas rare qu’au milieu de l’été, avec la conjonction de facteurs favorisants (météo, chargement), le risque de strongyloses cliniques apparaisse.
Il est donc prudent de déparasiter les veaux avec un antiparasitaire à action rémanente s’ils restent sur des parcelles pâturées, ou à action instantanée s’ils sont transférés sur des repousses après fauche.
Les broutards sevrés de race allaitante ne disposent que d’une protection limitée, car leur immunité n’est qu’à l’état d’ébauche. Pour les mâles, la construction de l’immunité n’est pas primordiale, on peut donc appliquer la vaccination en mode Longue Action, ce qui assurera une meilleure croissance à l’herbe.
En ce qui concerne les femelles, la prévention dès la mise à l’herbe est souhaitable. Un traitement rémanent peut être appliqué.
En deuxième année, ces animaux ont besoin de compléter une immunité déjà mise en place.
Un traitement rémanent à titre préventif ne se justifiera que si des facteurs de risque l’imposent (chargement, erreurs de conduite l’année précédente, problèmes les années passées...).
Un traitement rémanent à base de vaccination sous la forme injectable ou [I]« pour-on »[i] suffira.
Pour les adultes, sauf erreurs de conduite les premières années, les adultes ne nécessitent pas de traitements préventifs contre les strongyloses digestives.
La gestion du parasitisme à l’herbe est un aspect très technique, déterminant dans la réussite de sa conduite de l’élevage. Elle repose aujourd’hui sur des fondements scientifiques clairement établis, ce qui en fait un outil performant qui doit être adapté à chaque élevage et à chaque éleveur. D’où la nécessité d’ajuster les protocoles avec l’aide d’un expert (vétérinaire, conseiller spécialisé…)
Partie 1/4 Mise en herbe: Pour une mise à l’herbe sans risque...
Partie3/4 Mise en herbe: A quelques jours de la mise en herbe