Hébergés dans la stabulation de Christian André
Près de 20 militaires ont marché sur les traces de la guerre dans le Morvan
Le Morvan regorge de lieux de mémoires liés à la 2è Guerre mondiale. Des épisodes riches et nombreux ont impliqué les militaires et les Résistants dans le massif de l’Est-Nivernais. Pour relier quelques uns de ces sites, une délégation de militaires nivernais a passé deux jours sur les routes, les 19 et 20 juin derniers. Avec une pause nocturne chez un agriculteur encore imprégné des souvenirs de ses grands-parents...
Cœuzon, le 19 juin à 15h. Une vingtaine de militaires d’active et de la réserve opérationnelle et citoyenne de la Nièvre, entament une marche mémorielle de deux jours, sac au dos et chaussures bien aux pieds. La première étape débute au cimetière franco-britannique de la commune, où le Lieutenant-Colonel Pierre-Eric Durand, le Délégué militaire départemental, invite ses subalternes à se recueillir en mémoire des soldats morts au combat lors de la dernière guerre mondiale. Le périple se conclura le lendemain, 20 juin, en milieu d’après-midi, par l’arrivée au Musée de la Résistance à Saint-Brisson. Une marche mémorielle de 28 kilomètres, dans les règles de l’art, comme action de cohésion des forces armées encore à l’œuvre dans ce désert militaire qu’est devenue la Nièvre aujourd’hui, mais surtout une œuvre de souvenir des épisodes saillants qui ont agité ce coin du Morvan, il y a plus de 70 ans. Entre les deux rendez-vous, et sous une météo ensoleillée, les vingt volontaires ont pérégriné, à un rythme solidaire mais assez soutenu, admirant la richesse des paysages et se posant pour des repas de rations de combat tout ce qu’il y a de plus réglementaires. Une seule exception, le vendredi soir, lorsque la troupe a trouvé le gîte chez l’habitant, où un petit barbecue de saucisses a un peu amélioré l’ordinaire...
Nuit sur l’aire paillée
Eleveur à Montsauche-les-Settons, au lieu-dit Nataloup, Christian André est un habitué de l’accueil des scouts qui, l’été, viennent camper dans la région et profiter de sa stabulation. C’est donc naturellement avec beaucoup de gentillesse et de bonne volonté qu’il a répondu favorablement au maire de sa commune, quelques semaines plus tôt, lorsque la Délégation militaire départementale a cherché un point de chute pour la nuit, au cas où dormir à la belle étoile aurait été gâché par des conditions météo défavorables.
Le 19 juin au soir, il faisait beau, mais les militaires ont profité de l’accueil de l’agriculteur et du relatif confort des stabulations paillées (et occupées par deux vaches laitières suitées) pour profiter d’un sommeil réparateur. «Cela m’a paru tout naturel, d’abord parce que les militaires sont des gens sensés, ensuite parce qu’ils ne sont restés que quelques heures et enfin parce que je ne pouvais qu’approuver cette forme de bénévolat sans avoir à m’investir, au profit d’une action essentielle» témoigne aujourd’hui Christian André pour qui une telle marche «permet de rappeler des choses nécessaires à la mémoire de nos ancêtres». L’éleveur se rappelle des longues discussions qu’il a eues avec son grand-père «qui avait fait les cinq ans et qui avait en mémoire les témoignages de ses propres parents, eux-mêmes ayant combattu durant la 1è Guerre mondiale». C’est important d’entretenir la mémoire des anciens, ici, dans le Morvan, car «ils se sont battus pour nous et pour notre liberté» dit Christian André. Le soir du 19 juin, il n’a eu aucun scrupule à partager le verre de l’amitié avec ses invités, mais pas le petit-déjeuner le lendemain! «A 6h30, comme tous bons militaires, ils avaient levé le camp». Restait encore une quinzaine de kilomètres à parcourir...
Nuit sur l’aire paillée
Eleveur à Montsauche-les-Settons, au lieu-dit Nataloup, Christian André est un habitué de l’accueil des scouts qui, l’été, viennent camper dans la région et profiter de sa stabulation. C’est donc naturellement avec beaucoup de gentillesse et de bonne volonté qu’il a répondu favorablement au maire de sa commune, quelques semaines plus tôt, lorsque la Délégation militaire départementale a cherché un point de chute pour la nuit, au cas où dormir à la belle étoile aurait été gâché par des conditions météo défavorables.
Le 19 juin au soir, il faisait beau, mais les militaires ont profité de l’accueil de l’agriculteur et du relatif confort des stabulations paillées (et occupées par deux vaches laitières suitées) pour profiter d’un sommeil réparateur. «Cela m’a paru tout naturel, d’abord parce que les militaires sont des gens sensés, ensuite parce qu’ils ne sont restés que quelques heures et enfin parce que je ne pouvais qu’approuver cette forme de bénévolat sans avoir à m’investir, au profit d’une action essentielle» témoigne aujourd’hui Christian André pour qui une telle marche «permet de rappeler des choses nécessaires à la mémoire de nos ancêtres». L’éleveur se rappelle des longues discussions qu’il a eues avec son grand-père «qui avait fait les cinq ans et qui avait en mémoire les témoignages de ses propres parents, eux-mêmes ayant combattu durant la 1è Guerre mondiale». C’est important d’entretenir la mémoire des anciens, ici, dans le Morvan, car «ils se sont battus pour nous et pour notre liberté» dit Christian André. Le soir du 19 juin, il n’a eu aucun scrupule à partager le verre de l’amitié avec ses invités, mais pas le petit-déjeuner le lendemain! «A 6h30, comme tous bons militaires, ils avaient levé le camp». Restait encore une quinzaine de kilomètres à parcourir...