Afdi Bourgogne Franche-Comté
Préparer l’avenir
L’assemblée générale de l’Afdi Bourgogne Franche-Comté a été l’occasion de faire le point sur les actions de l’association, au Nord comme au Sud.
L’Assemblée Générale d’Afdi (agriculteurs français développement international) Bourgogne Franche-Comté se tenait le 26 mai dernier au lycée agricole Etienne Munier à Vesoul. C’est la récente tragédie au large de la Méditerranée, avec ses 700 disparus, qui a servi de point d’appui au président Christian Olivier pour son rapport moral : «Face à un tel drame, plus que jamais nous devons redoubler nos actions de développement afin de limiter l’exode rural et la famine qui amènent la violence et l’émigration».
Et de rappeler les valeurs qui sous-tendent l’action de l’Afdi depuis 34 ans dans la grande région : «promouvoir une agriculture familiale, produire mieux ici et là-bas, favoriser les échanges entre les organisations paysannes du nord et du sud, défendre le droit à l’alimentation». C’est aussi le moment propice pour évoquer le «grand chantier de concertation» lancé par le réseau Afdi national à l’occasion de son 40ème anniversaire, dont l’objectif est de faire émerger les grandes orientations qui guideront les actions des dix prochaines années… «Notre organisation régionale actuelle doit évoluer : quelle place pour les bénévoles, quelle organisation de la relève, quel rôle des salariés ?»
Les JA à Madagascar
Plusieurs adhérents de l’association se sont relayés en tribune pour présenter les différents volets d’action au cours de l’exercice écoulé. Ainsi, Thierry Devaux, agriculteur et administrateur a insisté sur le volet de sensibilisation au nord. «C’est pourquoi il est important de communiquer, et audelà du capital sympathie de participer à l’éducation à la citoyenneté en faisant connaître nos actions de développement.» D’où le témoignage de Joseph, jeune agriculteur parti l’automne dernier avec neuf de ses collègues en voyage d’études sous l’égide de l’Afdi, à la découverte d’une réalité agricole bien différente de celle de la France. «Nous sommes partis avec des idées reçues… se souvient-il en présentant son diaporama. La pauvreté, les routes difficiles, c’est très dur ! Mais la visite de la coopérative et l’accueil par les adhérents nous ont permis de voir autre chose, et en particulier la bonne organisation collective des agriculteurs malgaches».
Chantal Tonnot, de Haute-Saône, a pour sa part insisté sur l’importance de travailler sur l’autonomie des agriculteurs partenaires au sud «notre soutien vise à rendre les structures autonomes afin que l’action puisse se poursuivre dans le temps. Cela passe par le renforcement de leur poids politique, la qualité des services rendus à leurs membres, et l’élaboration d’une stratégie et d’une organisation interne pour la réaliser».
Point fort de cette journée, la table-ronde animée par Stéphane Sauce, des JA du Doubs, autour de la question : «Quels changements demain dans l’installation des jeunes en agriculture familiale, au Nord et au Sud?» Invités, Gérard Million, directeur de la plate-forme expérimentale Artémis, Jérémy Décerle, JA de Saône et Loire, et administrateur JA National, et Tovo Andriamampionona, directeur de Rofama.
Jérémy Decerle a pour sa part relaté la lutte portée au niveau international par les JA français, pour que l’agriculture et l’alimentation aient un statut à part dans les négociations international. «On ne peut pas mettre la viande dans la balance avec des avions de chasse ! C’est à nous de faire prendre conscience aux décideurs que l’agriculture familiale est la forme d’agriculture la plus à même de répondre au défi alimentaire. Cela passe par l’accès à la formation, l’accès au crédit, l’accès au foncier».
Des propos sur lesquels Tovo Andriamampionona a bien entendu réagi, présentant la situation malgache, situation caractérisée par un pouvoir politique qui empêche l’accès au foncier et laisse se dégrader le réseau routier. «Étre agriculteur, à Madagascar, ce n’est pas un choix, c’est une fatalité pour celui qui naît à la campagne, c’est tout ce qu’il sait faire et il n’a pas d’espoir de voir la situation évoluer».
L’impossibilité d’acquérir de nouvelles terres et la démographie importante conduisent au morcellement de la propriété foncière, ce qui ne va pas dans le sens d’une amélioration de l’efficacité technique.
Et de rappeler les valeurs qui sous-tendent l’action de l’Afdi depuis 34 ans dans la grande région : «promouvoir une agriculture familiale, produire mieux ici et là-bas, favoriser les échanges entre les organisations paysannes du nord et du sud, défendre le droit à l’alimentation». C’est aussi le moment propice pour évoquer le «grand chantier de concertation» lancé par le réseau Afdi national à l’occasion de son 40ème anniversaire, dont l’objectif est de faire émerger les grandes orientations qui guideront les actions des dix prochaines années… «Notre organisation régionale actuelle doit évoluer : quelle place pour les bénévoles, quelle organisation de la relève, quel rôle des salariés ?»
Les JA à Madagascar
Plusieurs adhérents de l’association se sont relayés en tribune pour présenter les différents volets d’action au cours de l’exercice écoulé. Ainsi, Thierry Devaux, agriculteur et administrateur a insisté sur le volet de sensibilisation au nord. «C’est pourquoi il est important de communiquer, et audelà du capital sympathie de participer à l’éducation à la citoyenneté en faisant connaître nos actions de développement.» D’où le témoignage de Joseph, jeune agriculteur parti l’automne dernier avec neuf de ses collègues en voyage d’études sous l’égide de l’Afdi, à la découverte d’une réalité agricole bien différente de celle de la France. «Nous sommes partis avec des idées reçues… se souvient-il en présentant son diaporama. La pauvreté, les routes difficiles, c’est très dur ! Mais la visite de la coopérative et l’accueil par les adhérents nous ont permis de voir autre chose, et en particulier la bonne organisation collective des agriculteurs malgaches».
Chantal Tonnot, de Haute-Saône, a pour sa part insisté sur l’importance de travailler sur l’autonomie des agriculteurs partenaires au sud «notre soutien vise à rendre les structures autonomes afin que l’action puisse se poursuivre dans le temps. Cela passe par le renforcement de leur poids politique, la qualité des services rendus à leurs membres, et l’élaboration d’une stratégie et d’une organisation interne pour la réaliser».
Point fort de cette journée, la table-ronde animée par Stéphane Sauce, des JA du Doubs, autour de la question : «Quels changements demain dans l’installation des jeunes en agriculture familiale, au Nord et au Sud?» Invités, Gérard Million, directeur de la plate-forme expérimentale Artémis, Jérémy Décerle, JA de Saône et Loire, et administrateur JA National, et Tovo Andriamampionona, directeur de Rofama.
Jérémy Decerle a pour sa part relaté la lutte portée au niveau international par les JA français, pour que l’agriculture et l’alimentation aient un statut à part dans les négociations international. «On ne peut pas mettre la viande dans la balance avec des avions de chasse ! C’est à nous de faire prendre conscience aux décideurs que l’agriculture familiale est la forme d’agriculture la plus à même de répondre au défi alimentaire. Cela passe par l’accès à la formation, l’accès au crédit, l’accès au foncier».
Des propos sur lesquels Tovo Andriamampionona a bien entendu réagi, présentant la situation malgache, situation caractérisée par un pouvoir politique qui empêche l’accès au foncier et laisse se dégrader le réseau routier. «Étre agriculteur, à Madagascar, ce n’est pas un choix, c’est une fatalité pour celui qui naît à la campagne, c’est tout ce qu’il sait faire et il n’a pas d’espoir de voir la situation évoluer».
L’impossibilité d’acquérir de nouvelles terres et la démographie importante conduisent au morcellement de la propriété foncière, ce qui ne va pas dans le sens d’une amélioration de l’efficacité technique.