6/9 Dossier Enseignement : Autun
Premier “abattoir école”de France
Partant du constat du manque de main-d’œuvre qualifiée dans sa spécialité, l’abattoir d’Autun (Saône-et-Loire) a fait le choix de se diversifier en proposant une formation d’opérateur de première transformation de la viande. Les huit premiers stagiaires termineront leur apprentissage en mai prochain.
En France, les abattoirs peinent à recruter leur main-d’œuvre. Au point que nombre d’entre eux sont obligés d’aller chercher en Roumanie, en Pologne ou au Portugal le personnel qu’ils ne trouvent pas en métropole. Le manque de qualification est l’autre pan du problème. «Autrefois, la formation à l’abattage faisait partie du CAP de boucher. Mais depuis cinquante ans, la boucherie n’assure plus que la découpe fine. Si bien que les abattoirs ont été obligés de se charger eux-mêmes de la formation de leur personnel en interne. Cette formation sur le tas a un coût pour l’entreprise puisque le salarié en formation est affecté à un poste en binôme avec un collègue formé», explique Sibylle Le Meur, la directrice de l’abattoir d’Autun.
Se refusant à recourir à de la main-d’œuvre recrutée à l’étranger, ce qui aurait été éthiquement incompatible avec son objectif de développement des circuits courts, l’abattoir d’Autun a eu l’idée de se diversifier en «abattoir école». Propriété de la communauté de communes du Grand Autunois Morvan et géré par une Sica, ce dernier est un outil de proximité dont la chaîne d’abattage fonctionne deux jours et demi par semaine. «L’accueil de cette nouvelle formation permettait aussi de rentabiliser les autres jours», confie la directrice.
Une formation pratique originale
Cette nouvelle formation est encadrée par le Cifa de Mercurey avec le concours de l’AMDF (association Autunois Morvan développement formation). Elle compte 55 journées, dont 36 de formation pratique au sein de l’abattoir. Les élèves passent ainsi 18 journées sur la chaîne d’abattage en pleine cadence et 18 autres journées en présence d’un échantillon de quatre bêtes mises à leur disposition. Trois tuteurs internes ont été formés au sein de l’équipe professionnelle de l’abattoir. C’est eux qui assurent la formation pratique des élèves sur la chaîne d’abattage. La formation est complétée d’enseignements théoriques sur le bien-être animal, l’hygiène… Ces apprentissages sont assurés par des formateurs du Cifa de Mercurey.
Six hommes et deux femmes
La première session a débuté le 17 novembre 2014 et prendra fin le 8 mai prochain. Huit stagiaires, âgés de 18 à plus de 50 ans, en font partie. «Originaires pour la plupart de l’Autunois, certains sont en contrat d’avenir, d’autres en contrat professionnel, d’autres encore sont stagiaires à Pôle emploi», détaille Sibylle Le Meur. La promotion compte deux jeunes femmes. Au terme de leur stage, les élèves obtiendront un Certificat qualifiant professionnel ou CQP Opérateur de première transformation de la viande. C’est un diplôme de niveau BEP ou V.
Nouvelle session en septembre
Pour l’abattoir d’Autun devenu «abattoir école», cette première session est une réussite. Au-delà du fait de rentabiliser l’outil existant, cette activité a pour effet de remotiver les équipes. Trois des dix opérateurs de la chaîne d’abattage ont ainsi été promus «tuteurs de formation». Dans un métier qui n’est pas toujours bien perçu par le grand public,
«ils le vivent comme quelque chose de très valorisant », confie la directrice. Cette formation est aussi un excellent moyen pour l’abattoir de recruter ses futurs collaborateurs. D’ailleurs, un ou peut-être même deux des stagiaires pourraient bien être embauchés à l’issue de leur année. Une seconde session sera lancée en septembre 2015. Un appel aux candidats est d’ores et déjà lancé «Nous réfléchissons également à une formation sur la découpe pour devenir opérateur de deuxième transformation en découpe industrielle», annonce Sibylle Le Meur.
Renseignements au 03 85 86 27 43
ou 06 37 65 98 47.
Se refusant à recourir à de la main-d’œuvre recrutée à l’étranger, ce qui aurait été éthiquement incompatible avec son objectif de développement des circuits courts, l’abattoir d’Autun a eu l’idée de se diversifier en «abattoir école». Propriété de la communauté de communes du Grand Autunois Morvan et géré par une Sica, ce dernier est un outil de proximité dont la chaîne d’abattage fonctionne deux jours et demi par semaine. «L’accueil de cette nouvelle formation permettait aussi de rentabiliser les autres jours», confie la directrice.
Une formation pratique originale
Cette nouvelle formation est encadrée par le Cifa de Mercurey avec le concours de l’AMDF (association Autunois Morvan développement formation). Elle compte 55 journées, dont 36 de formation pratique au sein de l’abattoir. Les élèves passent ainsi 18 journées sur la chaîne d’abattage en pleine cadence et 18 autres journées en présence d’un échantillon de quatre bêtes mises à leur disposition. Trois tuteurs internes ont été formés au sein de l’équipe professionnelle de l’abattoir. C’est eux qui assurent la formation pratique des élèves sur la chaîne d’abattage. La formation est complétée d’enseignements théoriques sur le bien-être animal, l’hygiène… Ces apprentissages sont assurés par des formateurs du Cifa de Mercurey.
Six hommes et deux femmes
La première session a débuté le 17 novembre 2014 et prendra fin le 8 mai prochain. Huit stagiaires, âgés de 18 à plus de 50 ans, en font partie. «Originaires pour la plupart de l’Autunois, certains sont en contrat d’avenir, d’autres en contrat professionnel, d’autres encore sont stagiaires à Pôle emploi», détaille Sibylle Le Meur. La promotion compte deux jeunes femmes. Au terme de leur stage, les élèves obtiendront un Certificat qualifiant professionnel ou CQP Opérateur de première transformation de la viande. C’est un diplôme de niveau BEP ou V.
Nouvelle session en septembre
Pour l’abattoir d’Autun devenu «abattoir école», cette première session est une réussite. Au-delà du fait de rentabiliser l’outil existant, cette activité a pour effet de remotiver les équipes. Trois des dix opérateurs de la chaîne d’abattage ont ainsi été promus «tuteurs de formation». Dans un métier qui n’est pas toujours bien perçu par le grand public,
«ils le vivent comme quelque chose de très valorisant », confie la directrice. Cette formation est aussi un excellent moyen pour l’abattoir de recruter ses futurs collaborateurs. D’ailleurs, un ou peut-être même deux des stagiaires pourraient bien être embauchés à l’issue de leur année. Une seconde session sera lancée en septembre 2015. Un appel aux candidats est d’ores et déjà lancé «Nous réfléchissons également à une formation sur la découpe pour devenir opérateur de deuxième transformation en découpe industrielle», annonce Sibylle Le Meur.
Renseignements au 03 85 86 27 43
ou 06 37 65 98 47.