1/4 Mise à l'herbe
Pour une mise à l’herbe sans risque...
Pas de révolution dans la gestion de la mise à l’herbe, qui reste une opération délicate en fonction de la nature et de la composition des troupeaux. Une seule règle : il est plus facile et moins coûteux de prévenir plutôt que guérir.
[INTER]Respecter une transition alimentaire sur trois semaines[inter]
La digestion des aliments commence par une phase de fermentation dans la panse des ruminants. La flore microbienne responsable de ces fermentations se spécialise en fonction de la nature des aliments consommés. Plus la ration hivernale sera différente de la composition de l’herbe jeune et plus la transition sera nécessaire et longue. Les caractéristiques de l’herbe jeune sont :
• sa grande richesse en eau,
• sa faible teneur en cellulose et amidon,
• sa richesse en azote et sucres solubles.
Tout cela n’en fait pas un aliment parfait et justifie un rééquilibrage par l’apport de cellulose et amidon (foin, paille, céréales, ensilage de maïs).
La meilleure transition s’effectue par une mise à l’herbe progressive, c’est souvent le cas pour les vaches laitières que l’on sort quelques heures par jour, puis la journée avant la sortie permanente tout en laissant à disposition les aliments de la ration hivernale. Le problème se pose surtout pour les lots d’herbe jeune. Il s’agit souvent des élèves, des bovins allaitants et bovins d’engraissement. La mise à disposition de foin ou paille doit être envisagée, et ce, même si les animaux en mangent peu.
Quand la chose est possible, un apport quotidien de céréales, en faibles quantités, assure une meilleure transition et corrige le déséquilibre de l’herbe jeune. Par ailleurs, l’apport énergétique de la céréale sera bien venu en période froide. De plus, cela permet une meilleure surveillance des animaux.
[INTER]Prévenir l’entérotoxémie[inter]
Conséquence d’une transition alimentaire défaillante, l’entérotoxémie est due à la prolifération de germes anaérobies (clostridium). Elle se manifeste par une mort subite des animaux [I]empoisonnés »[i] par les toxines que ces microbes auront produit. Elle atteint plutôt des animaux en bonne santé. Après une très courte période de fièvre et de symptômes nerveux, la maladie tue généralement en moins de 24 heures et le traitement est en général envisagé alors qu’il n’y a plus rien à faire. Lorsque les mesures préventives adaptées (transition alimentaire) ne peuvent pas être respectées, la vaccination contre l’entérotoxémie doit être envisagée compte tenu de son faible coût. La primo vaccination (première vaccination dans la vie d’un animal) nécessite deux injections espacées de 4 à 6 semaines d’intervalle. Dès l’âge de 2 mois pour un veau issu de mère vaccinée, à partir de 15 jours si la mère n’a pas été vaccinée. Les rappels annuels se font en une seule injection.
[INTER]Penser à l’apport minéral[inter]
L’herbe jeune, surtout quand elle provient de prairies temporaires à flore peu variée ou dans le cas de prairies permanentes à flore dégradée, est souvent pauvre en constituants minéraux importants : sodium, magnésium, sélénium, iode. Il ne faut donc pas oublier de maintenir l’apport en oligo-éléments par la mise à disposition d’un bloc à lécher en pâture.
Préparer les animaux à la mise à l’herbe en réalisant un apport de 30g de chlorure de Magnésium /gros bovin/jour, deux à trois semaines avant la mise à l’herbe.
Partie 2/4 Mise en herbe: Parasitisme
La digestion des aliments commence par une phase de fermentation dans la panse des ruminants. La flore microbienne responsable de ces fermentations se spécialise en fonction de la nature des aliments consommés. Plus la ration hivernale sera différente de la composition de l’herbe jeune et plus la transition sera nécessaire et longue. Les caractéristiques de l’herbe jeune sont :
• sa grande richesse en eau,
• sa faible teneur en cellulose et amidon,
• sa richesse en azote et sucres solubles.
Tout cela n’en fait pas un aliment parfait et justifie un rééquilibrage par l’apport de cellulose et amidon (foin, paille, céréales, ensilage de maïs).
La meilleure transition s’effectue par une mise à l’herbe progressive, c’est souvent le cas pour les vaches laitières que l’on sort quelques heures par jour, puis la journée avant la sortie permanente tout en laissant à disposition les aliments de la ration hivernale. Le problème se pose surtout pour les lots d’herbe jeune. Il s’agit souvent des élèves, des bovins allaitants et bovins d’engraissement. La mise à disposition de foin ou paille doit être envisagée, et ce, même si les animaux en mangent peu.
Quand la chose est possible, un apport quotidien de céréales, en faibles quantités, assure une meilleure transition et corrige le déséquilibre de l’herbe jeune. Par ailleurs, l’apport énergétique de la céréale sera bien venu en période froide. De plus, cela permet une meilleure surveillance des animaux.
[INTER]Prévenir l’entérotoxémie[inter]
Conséquence d’une transition alimentaire défaillante, l’entérotoxémie est due à la prolifération de germes anaérobies (clostridium). Elle se manifeste par une mort subite des animaux [I]empoisonnés »[i] par les toxines que ces microbes auront produit. Elle atteint plutôt des animaux en bonne santé. Après une très courte période de fièvre et de symptômes nerveux, la maladie tue généralement en moins de 24 heures et le traitement est en général envisagé alors qu’il n’y a plus rien à faire. Lorsque les mesures préventives adaptées (transition alimentaire) ne peuvent pas être respectées, la vaccination contre l’entérotoxémie doit être envisagée compte tenu de son faible coût. La primo vaccination (première vaccination dans la vie d’un animal) nécessite deux injections espacées de 4 à 6 semaines d’intervalle. Dès l’âge de 2 mois pour un veau issu de mère vaccinée, à partir de 15 jours si la mère n’a pas été vaccinée. Les rappels annuels se font en une seule injection.
[INTER]Penser à l’apport minéral[inter]
L’herbe jeune, surtout quand elle provient de prairies temporaires à flore peu variée ou dans le cas de prairies permanentes à flore dégradée, est souvent pauvre en constituants minéraux importants : sodium, magnésium, sélénium, iode. Il ne faut donc pas oublier de maintenir l’apport en oligo-éléments par la mise à disposition d’un bloc à lécher en pâture.
Préparer les animaux à la mise à l’herbe en réalisant un apport de 30g de chlorure de Magnésium /gros bovin/jour, deux à trois semaines avant la mise à l’herbe.
Partie 2/4 Mise en herbe: Parasitisme