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Charte forestière de territoire (CFT)

Pour une gestion et une exploitation durables de la forêt du Morvan

Le 13 juillet prochain sera officiellement signée la 3ème charte forestière de territoire au Parc naturel régional du Morvan. Un document qui n'a pas force réglementaire mais qui, sur le mode participatif, incite tous les acteurs du bois à assurer la pérennité de la ressource forestière morvandelle.
Par E.C.
Pour une gestion et une exploitation durables de la forêt du Morvan
Julien Delforge, animateur «forêt» du PNR du Morvan, est chargé de la coordination des signataires de cette 3ème Charte forestière de territoire.
35 signataires au lieu de 6 dans la précédente version: la Charte forestière de territoire (CFT), 3ème version (2012-2015) suscite l'adhésion des acteurs du bois dans le Morvan. Il y a là les représentants de l'Etat, des collectivités locales, des
établissements publics, des organismes spécialisés, des propriétaires privés, des ingénieurs-experts, des entreprises de sciage et de transformation... Tous sont intimement convaincus que l'avenir de la forêt morvandelle a besoin d'une stratégie locale, reconnue comme telle par les Pouvoirs publics, pour prendre en compte les dimensions économique, sociale et environnementale de ses activités, dans le respect de la diversité biologique et de la préservation des paysages.
[INTER]Quatre Objectifs[inter]
Julien Delforge est l'animateur [I]«forêt»[i] du PNR du Morvan et à ce titre chargé de la coordination des réflexions. Le 28 juin, il était aux premières loges pour présenter le projet aux élus du Comité syndical du Parc. Et dans le document qui leur était remis, ils ont pu découvrir une stratégie faite de quatre objectifs. Le premier objectif stratégique affiché par le Parc consistera à [I]«diversifier les itinéraires sylvicoles et anticiper les changements climatiques»[i], par exemple en encourageant l'irrégularisation des peuplements et le mélange d'essences afin de permettre la régénération. Sur le plan économique, l'étalement des coupes sera privilégié afin d'atténuer la pénurie de bois qui risque de se produire d'ici 20 à 30 ans. Deuxième objectif: [I]«privilégier la production locale de valeur ajoutée à la quantité des volumes exploités»[i]. Le Parc encouragera les entreprises artisanales et industrielles de 1ère et 2ème transformations afin de bénéficier de la meilleure valorisation économique possible sur son territoire, en prenant en compte l'enjeu en terme d'emploi (potentiel d'un emploi pour 40 m3 exploités) et de formation professionnelle. Pour [I]«concilier exploitation forestière et autres usages»[i] -Troisième objectif: le Parc préconise l'amélioration des dessertes et des routes stratégiques, la mise en œuvre de conditions d'une exploitation acceptable socialement, de favoriser l'appropriation de la forêt par les habitants et de mieux organiser l'accueil en forêt (signalétique). Enfin, le Parc veut [I]«développer durablement les potentialités de valorisation du bois énergie»[i] en veillant au risque de concurrence avec d'autres débouchés et à la promotion de récoltes raisonnées soucieuses de la richesse des sols. Outres les engagements respectifs des signataires, le document décline les quatre objectifs en quinze premières actions concrètes.