Réunion technique Grandes cultures
Pour tirer les leçons de l’expérience et anticiper les interventions
Le 27 novembre dernier, la Chambre d’Agriculture de la Nièvre, en collaboration avec Arvalis et le Cetiom, a organisé à Premery une réunion technique grandes cultures. Ce temps d’échange avec les instituts techniques et la Chambre d’Agriculture permet de resituer l’année 2013 et de réfléchir sur les interventions phytosanitaires de printemps.
Le 27 novembre dernier, la Chambre d’Agriculture de la Nièvre, en collaboration avec Arvalis et le Cetiom, a organisé sa traditionnelle [I]«réunion grandes cultures»[i] à Premery.
Cette rencontre permet aux agriculteurs nivernais d’échanger avec les instituts techniques et la Chambre d’Agriculture sur les résultats de l’année 2013 et de prévoir, grâce aux résultats des expérimentations, les interventions phytosanitaires du printemps 2014.
Point sur les fongicides Céréales. Luc Pelcé, ingénieur régional d’Arvalis, a présenté les résultats des expérimentations fongicides 2013. Les SDHI (Aviator Xpro ou Adexar) confirment leur très bon niveau d’efficacité sur septoriose. Cependant Adexar tire son épingle du jeu, dans un contexte de montée tardive de la septoriose, grâce à l’epoxyconazole qui lui confère davantage de curativité. En T1, les associations triazoles + chlorothalonil (type Cherokee) restent des références. L’ingénieur régional a ensuite rappelé, expérimentations à l’appui, l’intérêt d’adapter la protection fongicide à la sensibilité variétale : [I]«selon le choix variétal, les dépenses fongicides varient du simple au double. En choisissant une variété peu sensible comme Goncourt, l’enveloppe fongicide optimale est inférieure à 50€ (prix de vente du blé à 17€/q)»[i].
[INTER]Bilan des essais bas volume fongicides[inter]
Les agriculteurs ont ensuite assisté à la présentation des essais fongicides à bas volume d’Arvalis. En effet, si l’effet des volumes et des adjuvants a déjà été démontré avec les herbicides (sulfonylurées notamment), leur intérêt avec les fongicides restait à démontrer. [I]«La synthèse d’Arvalis comprend 51 essais de 2010 à 2013. Ils ont été répartis en 2 groupes de nuisibilité : ceux inférieurs à 20q/ha et ceux supérieurs à 20 q/ha)»[i] a précisé en préambule l’ingénieur d’Arvalis. Quelle que soit la stratégie mise en pratique par l’agriculteur, il faut d’abord bien ajuster la dépense fongicide à la nuisibilité. Sur quatre ans, ces essais ont permis de démontrer un effet dose très important : même en bas volume, la dose doit être bien ajustée d’autant plus si vous êtes en situation de forte nuisibilité. Attention aux trop fortes réductions de doses. L’effet du fractionnement des fongicides (5 passages au lieu de 3 par exemple) n’a d’intérêt qu’en forte pression (> 20q/ha). L’effet des adjuvants (mouillant + sel) est d’autant plus important sur des petites doses fractionnées (N/2 en 5 traitements).
Cedric Zambotto, conseiller Grandes Cultures à la Chambre d’Agriculture de la Nièvre, a ensuite présenté les préconisations fongicides pour la prochaine campagne. [I]«Il est important de veiller à alterner les matières actives pour gérer l’évolution
des résistances»[i] a insisté le conseiller.
[INTER]Colza : des implantations en faveur des semis de précision[inter]
Louis Marie Allard, ingénieur régional du Cetiom, a ensuite fait le bilan des implantations d’automne. Les suivis réalisés par le Cetiom montrent un net gain en faveur des implantations au semoir de précision. [I]«Le positionnement de la graine et l’augmentation de biomasse engendrée expliquent sans doute les gains de rendement observés»[i] précise Louis Marie Allard.
Du coté des nouveautés 2014, des projets herbicides, insecticides et fongicides sont en attente mais aucune homologation ne se profile pour le début d’année. De nouvelles solutions herbicides sont pourtant attendues par les agriculteurs afin de gérer certaines flores difficiles dont le géranium.
[INTER]Le soja, une piste pour diversifier les assolements[inter]
La rencontre s’est poursuivie par la présentation de la conduite du soja. Cette légumineuse présente de nombreux avantages : elle s’intègre bien dans les rotations à base de maïs, elle apporte de l’azote à la culture suivante et sa date d’implantation tardive au printemps permet de casser le cycle des ravageurs et des mauvaises herbes des céréales. [I]«Les rendements moyens varient de 27 à 32 q/ha pour une marge brute comprise entre 700 et 1000 € selon le prix de vente»[i] explique Louis Marie Allard. Mais il convient d’être prudent et de s’assurer du débouché avant de semer et d’éviter les parcelles très infestées en ambroisie.
Retrouvez l’ensemble des visuels présentés en téléchargement sur le site de la Chambre Régionale d’Agriculture : www.bourgogne.chambagri.fr
Equipe Grandes Cultures
Chambre d’Agriculture de la Nièvre
Cette rencontre permet aux agriculteurs nivernais d’échanger avec les instituts techniques et la Chambre d’Agriculture sur les résultats de l’année 2013 et de prévoir, grâce aux résultats des expérimentations, les interventions phytosanitaires du printemps 2014.
Point sur les fongicides Céréales. Luc Pelcé, ingénieur régional d’Arvalis, a présenté les résultats des expérimentations fongicides 2013. Les SDHI (Aviator Xpro ou Adexar) confirment leur très bon niveau d’efficacité sur septoriose. Cependant Adexar tire son épingle du jeu, dans un contexte de montée tardive de la septoriose, grâce à l’epoxyconazole qui lui confère davantage de curativité. En T1, les associations triazoles + chlorothalonil (type Cherokee) restent des références. L’ingénieur régional a ensuite rappelé, expérimentations à l’appui, l’intérêt d’adapter la protection fongicide à la sensibilité variétale : [I]«selon le choix variétal, les dépenses fongicides varient du simple au double. En choisissant une variété peu sensible comme Goncourt, l’enveloppe fongicide optimale est inférieure à 50€ (prix de vente du blé à 17€/q)»[i].
[INTER]Bilan des essais bas volume fongicides[inter]
Les agriculteurs ont ensuite assisté à la présentation des essais fongicides à bas volume d’Arvalis. En effet, si l’effet des volumes et des adjuvants a déjà été démontré avec les herbicides (sulfonylurées notamment), leur intérêt avec les fongicides restait à démontrer. [I]«La synthèse d’Arvalis comprend 51 essais de 2010 à 2013. Ils ont été répartis en 2 groupes de nuisibilité : ceux inférieurs à 20q/ha et ceux supérieurs à 20 q/ha)»[i] a précisé en préambule l’ingénieur d’Arvalis. Quelle que soit la stratégie mise en pratique par l’agriculteur, il faut d’abord bien ajuster la dépense fongicide à la nuisibilité. Sur quatre ans, ces essais ont permis de démontrer un effet dose très important : même en bas volume, la dose doit être bien ajustée d’autant plus si vous êtes en situation de forte nuisibilité. Attention aux trop fortes réductions de doses. L’effet du fractionnement des fongicides (5 passages au lieu de 3 par exemple) n’a d’intérêt qu’en forte pression (> 20q/ha). L’effet des adjuvants (mouillant + sel) est d’autant plus important sur des petites doses fractionnées (N/2 en 5 traitements).
Cedric Zambotto, conseiller Grandes Cultures à la Chambre d’Agriculture de la Nièvre, a ensuite présenté les préconisations fongicides pour la prochaine campagne. [I]«Il est important de veiller à alterner les matières actives pour gérer l’évolution
des résistances»[i] a insisté le conseiller.
[INTER]Colza : des implantations en faveur des semis de précision[inter]
Louis Marie Allard, ingénieur régional du Cetiom, a ensuite fait le bilan des implantations d’automne. Les suivis réalisés par le Cetiom montrent un net gain en faveur des implantations au semoir de précision. [I]«Le positionnement de la graine et l’augmentation de biomasse engendrée expliquent sans doute les gains de rendement observés»[i] précise Louis Marie Allard.
Du coté des nouveautés 2014, des projets herbicides, insecticides et fongicides sont en attente mais aucune homologation ne se profile pour le début d’année. De nouvelles solutions herbicides sont pourtant attendues par les agriculteurs afin de gérer certaines flores difficiles dont le géranium.
[INTER]Le soja, une piste pour diversifier les assolements[inter]
La rencontre s’est poursuivie par la présentation de la conduite du soja. Cette légumineuse présente de nombreux avantages : elle s’intègre bien dans les rotations à base de maïs, elle apporte de l’azote à la culture suivante et sa date d’implantation tardive au printemps permet de casser le cycle des ravageurs et des mauvaises herbes des céréales. [I]«Les rendements moyens varient de 27 à 32 q/ha pour une marge brute comprise entre 700 et 1000 € selon le prix de vente»[i] explique Louis Marie Allard. Mais il convient d’être prudent et de s’assurer du débouché avant de semer et d’éviter les parcelles très infestées en ambroisie.
Retrouvez l’ensemble des visuels présentés en téléchargement sur le site de la Chambre Régionale d’Agriculture : www.bourgogne.chambagri.fr
Equipe Grandes Cultures
Chambre d’Agriculture de la Nièvre